Pour mai 2026, retrouvez ci-dessous les mentions de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans les médias.
02/05/2026 : AFP
« Le repas à un euro pour tous les étudiants généralisé lundi [4 mai]», par Julia Pavesi. Accessible ici.
«[…] Une mesure réclamée par les organisations étudiantes pour lutter contre la précarité des étudiants.
Pour 2026, 50 millions d’euros sont alloués, pour compenser le manque à gagner – le coût réel d’un repas est d’environ 8 à 9 euros -, recruter des agents et investir dans le matériel de restauration.
En plus des 7.500 agents qui travaillent dans les quelque 800 points de vente, les Crous pourront recruter 204 emplois équivalents temps plein (ETP), un chiffre calculé sur une affluence de 12% d’étudiants non boursiers en plus.
Insuffisant pour Raymond Rivière, secrétaire fédéral de la CFDT et représentant syndical au Crous d’Amiens-Picardie. Il dénonce une « intensification du travail » des agents. […] »
04/05/2026 : Boursier.com
« Universités : le repas à 1 euro ouvert à tous les étudiants dès ce lundi [4 mai] », par Estelle Nguyen.
« « […] Une enveloppe de 50 millions d’euros pour soutenir le dispositif
Au total, 204 agents supplémentaires ont déjà été recrutés pour renforcer les équipes. Mais pour les organisations syndicales étudiantes et professionnelles, cet effort reste insuffisant au regard des besoins. Dès février dernier, la CFDT Education Formation Recherche Publiques souligne ainsi les limites du dispositif, malgré un ajustement budgétaire obtenu après intervention auprès du ministère.
Risque d’un épuisement des personnels
« La généralisation du repas étudiant à 1 euro n’est pas une simple mesure tarifaire : c’est un défi majeur, humain, organisationnel et budgétaire », a averti Raymond Rivière, secrétaire fédéral de la CFDT et représentant syndical au Crous d’Amiens-Picardie, estimant que les moyens alloués restent en deçà des besoins réels, évalués à au moins 56,2 millions d’euros pour la période mai-décembre 2026.
La CFDT insiste notamment sur la nécessité de renforcer les effectifs pour éviter une dégradation des conditions de travail, prévenant que « les agent·e·s des CROUS ne peuvent plus absorber de nouvelles charges sans renfort » et que le dispositif ne doit pas devenir « un facteur d’épuisement professionnel » ni « un risque pour la qualité du service public ». »
04/05/2026 : Les Échos
« Travail dans la fonction publique : un quart des agents envisagerait de démissionner », par Alain Ruello, accessible en créant un compte
« Selon un baromètre de la CFDT, 44 % des agents publics se disent inquiets et un sur quatre envisage de quitter la fonction publique, malgré un investissement qui reste fort.
[…] La réalité des quotidiens décrite par trois agents a donné corps au paradoxe que traduisent les chiffres : les fonctionnaires, de l’État, à l’hôpital ou territoriaux, aiment toujours leurs métiers, sont fiers de rendre service, mais souffrent de plus en plus de ne pouvoir l’exercer correctement.
À l’image de Lysiane, professeur des écoles depuis près de vingt ans, en poste dans un quartier défavorisé. « Tout est question de moyens, donc de volonté politique », a-t-elle conclu après avoir raconté ses journées à rallonge, la paperasserie, ou encore le manque de soutien hiérarchique. Sans oublier les agressions, verbales subies par un enseignant sur deux, physiques par un sur cinq […] »
05/05/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Coup de projecteur sur ces agents publics en quête de reconnaissance », par Nicolas Ballot.
« Dans son baromètre 2026 sur l’état du travail, la CFDT a mis le focus sur les agents des trois fonctions publiques et la réalité de leurs différents métiers. […]
Ce choix ne doit rien au hasard, insiste Marylise Léon : « Depuis plusieurs années, la CFDT sonne l’alerte sur les conditions de travail, le manque de reconnaissance des personnels dans les hôpitaux, les écoles, la justice, les collectivités territoriales etc. » – alors même que la dernière enquête de ce type menée par la Dares [Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, service statistique du ministère chargé de l’emploi et du travail] sur les fonctions publiques remonte à 2019 !
Un état d’esprit plutôt sombre…
Premier enseignement du baromètre CFDT : l’état d’esprit des fonctionnaires est globalement sombre : 44 % d’entre eux se disent inquiets, 36 % lassés et 32 % rencontrent des difficultés. Dans le détail, les enseignants sont les plus nombreux à exprimer leur mal-être (55 % se disent inquiets, 48 % lassés et 26 % se déclarent même « en colère »). Pire, ils expriment également moins d’attentes ou d’espoirs que les autres agents. Lysiane, professeure des écoles dans l’Académie de Nancy-Metz, résume l’état d’esprit de ses collègues : « J’aime mon métier parce qu’il a du sens mais les conditions de travail de plus en plus dégradées le rendent de plus en plus difficile. » Et de pointer à la fois le manque de reconnaissance de la hiérarchie et « l’agressivité et la violence de certains parents, qui ne cesse de progresser ».
[…]
… Malgré un management à faire évoluer
[…] À la question « Que faudrait-il changer en priorité dans votre travail aujourd’hui ? », 40 % des agents répondent « une meilleure reconnaissance par ma hiérarchie », à égalité avec » de meilleures conditions de travail ». Afin de remédier à cette situation, la CFDT Fonctions publiques appelle, par la voix de Laure Revel, à une »révolution des pratiques managériales dans les fonctions publiques » […] : « D’une part, il faut remettre les agents au cœur du système et les écouter. Cela passe par un véritable dialogue professionnel permettant de leur redonner la parole sur leur travail, dont ils sont les meilleurs connaisseurs. D’autre part, il est urgent que soient ouvertes des négociations QVT [Qualité de vie au travail] dans les administrations pour préserver la santé des agents et leur redonner du pouvoir d’agir. » […] »
05/05/2026 : AEF Info
« Une intersyndicale de l’Abes lance une pétition demandant un moratoire sur la fusion Abes-Amue », par Clémentine Buisson, réservé aux abonné·e·s
« Une intersyndicale [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Occitanie‑Montpellier] de l’Abes (Agence bibliographique de l’enseignement supérieur) annonce, le 4 mai 2026, le lancement d’une pétition demandant un moratoire sur la fusion Abes‑Amue (Agence de mutualisation des universités et établissements) prévue pour janvier 2027, afin de conduire une évaluation « sérieuse, transparente » et une concertation avec les personnels. Ce projet de fusion, validé à l’été 2025, fait depuis l’objet de critiques de la part des syndicats. Dans un communiqué, ils s’inquiètent de cette initiative « sans cap stratégique clair » risquant de « fragiliser » les réseaux documentaires de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La démission de Nicolas Morin, directeur de l’Abes, effective en juin, a renforcé ces inquiétudes. »
07/05/2026 : AEF Info
« Les enseignants semblent attachés à la fonction publique, mais seul un tiers la recommanderaient (baromètre CFDT) », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Inquiétude, lassitude, colère… Les enseignants « sont les plus nombreux à exprimer leur mal‑être » parmi les personnels de la fonction publique sondés dans le 2e baromètre du travail de la CFDT paru le 30 avril 2026. Pour la secrétaire générale de CFDT EFRP Catherine Nave‑Bekhti les enseignants sont dans un « état moral dégradé », ce qui est « très préoccupant pour l’attractivité du métier ». Autre résultat : 78 % des enseignants se disent attachés à la fonction publique, néanmoins 33 % seulement encourageraient leurs proches à la rejoindre, la jugeant « peu attractive par rapport au secteur privé ». […]
Les enseignants les plus nombreux à exprimer du mal‑être
[…] « Cela confirme ce que nous disons au ministère depuis plusieurs années, à savoir que les enseignants sont dans un état moral dégradé, analyse la secrétaire générale de CFDT EFRP Catherine Nave‑Bekhti, interrogée par AEF info le 7 mai 2026. Le décrochage se voit sur tous les items interrogés. C’est très préoccupant pour l’attractivité du métier, et rien ne répond à cela dans la politique ministérielle menée, qui de plus n’est pas assez stable pour permettre de se projeter ».
33 % des enseignants encourageraient leurs proches à rejoindre la fonction publique
Si 78 % des enseignants se disent attachés à la fonction publique, ils sont néanmoins les plus « réservés » pour la recommander […] Dans le détail, les enseignants estiment que la situation des agents de la fonction publique est « désavantageuse » concernant :
Le développement des compétences et formations à 55 %,
Les perspectives de carrière à 66 %,
La reconnaissance de son travail par sa hiérarchie à 58 %,
La reconnaissance de son travail par la société à 72 %,
Le niveau des rémunérations à 74 %.
La CFDT estime que « le mal‑être des enseignants est palpable : sur l’ensemble des items, ils sont les plus nombreux, et parfois de très loin, à se considérer comme désavantagés par rapport au secteur privé ». Par exemple, [les] enseignants […] sont les agents de catégorie A avec le plus faible accès à la formation continue et […] sont 55 % à considérer que le secteur privé est plus avantageux ».
Des conditions de travail et un climat scolaire dégradé
Enfin, concernant les conditions de travail , les enseignants sont 81 % à déclarer un manque de moyens humains, 81 % un manque de moyens financiers et 76 % un manque de moyens matériels.
[…] « Parmi les spécificités qui renvoient aux conditions de travail, nous notons une prégnance des agressions verbales, en particulier dans le 1er degré, explique Catherine Nave‑Bekhti. Par exemple en Bretagne, cela concerne la moitié des fiches SST [santé et sécurité au travail], mais plutôt que d’essayer de résoudre ces problèmes, on dit aux enseignants qu’ils remplissent ces fiches pour de mauvaises raisons. » »
11/05/2026 : News Tank
« Plan Emploi Futur : « aller plus loin » sur la responsabilité des employeurs (C. Nave-Bekthi, CFDT-EFRP) », réservé aux abonné·e·s
« Les mesures du plan Emploi Futur, qui vise notamment à rapprocher les jeunes des entreprises et présenté par le Gouvernement le 07/05/2026, doivent « aller encore plus loin en termes de responsabilité des employeurs », déclare Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT-EFRP, à News Tank, le même jour.
« C’est important que cette question se retrouve dans le document, car des jeunes de 15 ans décèdent encore lors de leur stage d’observation en entreprise », poursuit-elle, tout en se montrant satisfaite de « [retrouver] enfin des éléments sur les enjeux de santé et sécurité au travail ».
Par ailleurs, selon Catherine Nave-Bekhti, le Gouvernement « ferait mieux de mettre en place le deuxième volet de la réforme des bourses initialement prévue pour la rentrée 2025 », qui prévoit une suppression des effets de seuil, plutôt que de proposer un meilleur accompagnement des jobs étudiants. « Il faut faire en sorte que moins d’étudiants aient besoin de travailler pour financer leurs études », indique-t-elle.
Quant à la mesure du plan Emploi Futur visant à « favoriser les formations courtes et professionnalisantes pour accélérer l’accès au marché du travail », la secrétaire générale de la CFDT-EFRP se montre également critique, estimant qu’il « ne faut pas tomber dans un adéquationnisme étroit » en se focalisant sur les « besoins immédiats du marché du travail local : les études doivent permettre d’ouvrir le champ des possibles », déclare-t-elle. […] »
11/05/2026 : AEF Info
« Congés, rémunération… une intersyndicale dénonce les « nombreuses failles » de la réforme de la formation des enseignants », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« « De nombreuses failles persistent et risquent de renforcer la crise d’attractivité » du métier enseignant, assure une intersyndicale de l’éducation [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] dans une déclaration sur la réforme de la formation des enseignants formulée lors du CSAMEN du 5 mai 2026. Parmi leurs critiques figurent le « mépris » du gouvernement, au regard des 1 400 euros de rémunération pour les M1, mais aussi la « réduction systématique et, a priori, des droits des élèves fonctionnaires en matière de congés ». Les syndicats demandent à être reçus par Édouard Geffray pour « revenir sur quelques éléments de la réforme ». […] »
12/05/2026 : AEF Info
« Étudiants étrangers : journée de mobilisation des organisations de l’ESR malgré le relèvement du plafonnement des exonérations », par Sabine Andrieu, Tom Jakubowicz & Anne Mascret, réservé aux abonné·e·s
« À l’occasion du Cneser du 12 mai 2026, qui a rejeté le projet de décret sur les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités, les organisations syndicales et étudiantes se sont mobilisées […]. Malgré le relèvement du plafond d’exonérations de 10 % à 30 % à la rentrée 2026, elles se déclarent contre le principe de différenciation des étudiants et réclament le retrait total du décret.
[…] À Paris, dès la fin de matinée, étudiants, enseignants, organisations syndicales [dont la CFDT Formation Recherche Publiques] et étudiantes […] et quelques parlementaires étaient présents pour défiler en direction du ministère de l’Enseignement supérieur. […]
Les réactions de l’ESR au texte amendé
[…] Pierre Escudé, de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, craint que cette mesure soit « une usine à gaz d’un point de vue administratif ». « On ne voit pas qui va pouvoir gérer les exonérations de 10 %, puis désormais 30 %, ensuite 25 %, puis 20 %. Cela va créer des circuits extrêmement compliqués alors que, dans les universités, on manque déjà de personnels administratifs. » Il rejoint l’avis de France Universités qui anticipe « devoir mettre en place des bourses au niveau de chaque établissement et/ou gérer des milliers de sollicitations de nos services d’aide sociale ». […]
« Est‑ce donc cela l’Acte II de l’autonomie des universités ? »
[…] Nicolas Holzschuh, responsable de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, regrette d’avoir « appris l’existence de ce décret par la presse ». « Cela fait trois années de suite que des réformes majeures sont introduites fin avril pour des votes début mai. C’est extrêmement désagréable sur la forme. Nous n’avons eu aucune consultation, aucune prise en compte. » […] »
13/05/202 : News Tank
« CFDT Éducation formation recherche publiques : Lætitia Aresu élue secrétaire générale », réservé aux abonné·e·s
« Lætitia Aresu est élue secrétaire générale par le conseil fédéral de la CFDT EFRP (Éducation formation recherche publique) le 12/05/2026, annonce le syndicat le 13/05. Elle succède à Catherine Nave-Bekhti, qui occupait ce poste depuis le 02/12/2016 et qui « doit prendre de nouvelles fonctions à la confédération », précise-t-il à News Tank. […] »
13/05/2026 : Café pédagogique
« École inclusive : les pôles d’appui à la scolarité rejetés à l’assemblée », par Djéhanne Gani.
« Un dispositif contesté
Les député·es ont rejeté lundi 11 mai la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS) […]
Le reste de la loi adopté
Malgré le rejet des PAS, les député·es ont adopté le reste de la proposition de loi sur l’école inclusive. Le texte prévoit notamment la généralisation du livret de parcours inclusif (LPI), un meilleur suivi des élèves à besoins éducatifs particuliers, la possibilité d’adapter certains critères d’évaluation et pour les AESH un renforcement de la formation. Contre ce qu’elles qualifient de « scandale institutionnel », les organisations syndicales [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques], exigent la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B, refusé au Sénat en janvier. […] »
13/05/2026 : AEF Info
(Brève) « Une intersyndicale refuse de participer à la concertation sur le concours général des collèges », par Julie Sarfati, réservé aux abonné·e·s
« Le concours général des collèges représente « le symbole d’une forme d’élitisme et d’entre soi [qui] revient à valoriser des savoirs et savoir‑faire appris en dehors du collège », [dénonce une intersyndicale dans sa déclaration] publiée le 13 mai 2026. Estimant qu’il s’agit d’un « coup médiatique pour faire oublier les effets délétères des suppressions d’emplois et du manque de personnel dans les établissements », les organisations syndicales signataires [dont la CFDT EFRP] ont refusé de prendre part à la concertation organisée le même jour sur la mise en place du concours général des collèges prévue pour 2027. D’autant que l’annonce de la création de ce concours par Édouard Geffray en avril dernier n’avait « fait l’objet d’aucune discussion », rappellent les syndicats. » (lire notre article)
18/05/2026 : Libération.fr
« Frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers : non à l’université française à deux vitesses » (tribune collective – Catherine Nave-Bekhti, signataire pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques), réservé aux abonné·e·s – à retrouver aussi sur le site de la LDH
« Mardi 12 mai, étudiants, enseignants, syndicats étaient dans la rue pour demander au gouvernement le retrait d’une mesure inique qui veut faire payer plus cher les étudiants qui ne proviennent pas de l’UE. Un collectif d’associations et de syndicats demandent son retrait. […] »
18/05/2026 : VousNousIls, l’e-mag de l’éducation
« Concours général des collèges : une bonne idée ? », par Dorothée Blancheton.
« On connaissait le concours général des lycées et des métiers ; place désormais aussi au concours général des collèges. Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, a annoncé la mise en œuvre de ce nouveau concours pour les collégiens volontaires, en 3ème, dès la prochaine rentrée. […]
Une charge de travail supplémentaire
La préparation des élèves, des épreuves, ou bien encore la correction des copies ne font donc pas l’objet d’un budget dédié. Dans un communiqué [lire « Hors sujet général sur le collège »], la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques s’oppose à ce concours et déplore que le ministère minimise l’impact de cette initiative sur la charge de travail des personnels. « Quant au volontariat des personnels de direction, des personnels administratifs des collèges et des directions des examens et concours, des personnels qui seront mobilisés pour surveiller les épreuves, le ministère n’en dit rien ». »
18/05/2026 : AEF Info
« Lætitia Aresu devient secrétaire générale de la CFDT-EFRP », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Lætitia Aresu a été élue secrétaire générale par le conseil fédéral de la CFDT‑EFRP, indique le syndicat dans un communiqué publié le 12 mai 2026 [à lire ici]. Elle succède à Catherine Nave‑Bekthi, qui occupait ce poste depuis 2016 […] »
19/05/2026 : AEF Info
« Le gouvernement lance un nouveau plan pour la protection des agents » par Clarisse Jay, réservé aux abonné·e·s
« […] Depuis l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, le gouvernement s’attelle à renforcer la protection des agents. […] l’environnement de travail des agents n’est guère plus serein aujourd’hui, les agressions s’étant multipliées, comme en témoignent les chiffres présentés par la DGAFP fin 2025, ou encore l’édition 2026 du baromètre de la CFDT sur l’état du travail, consacré à la fonction publique cette année. Dans ce contexte, la DGAFP a relancé des groupes de travail sur le sujet en novembre dernier et présente aux organisations syndicales ce mardi 19 mai un nouveau plan sur « la protection des agents publics contre les violences en milieu professionnel ». Celui‑ci s’articule autour de quatre axes : « des dispositifs de signalements d’évènements violents plus accessibles et plus réactifs » ; « assurer une meilleure prise en charge par l’administration lors de la survenue de violences » ; « mieux comprendre pour mieux prévenir les violences un renforcement nécessaire de l’analyse des situations » ; et « promouvoir une culture de la ‘tolérance zéro’ dans la fonction publique ».
[Encadré] Protection fonctionnelle : un coût de 20 M€ en 2025
[…] Selon le bilan présenté en séance ce 19 mai, basé sur une enquête menée cette année par la DGAFP au sein des ministères, 38 466 protections fonctionnelles ont été demandées cette année contre 36 278 en 2025 ; 33 463 ont été accordées, soit 1 010 de plus que l’année précédente (le taux d’octroi est passé de 89 % en 2024 à 87 % en 2025). La grande majorité émane du ministère de l’Intérieur (28 214 demandées pour 25 540 accordées), suivi par celui de l’Éducation nationale (9 310 demandées pour 7 219 accordées)*, les autres ministères arrivant loin derrière (452 demandées à Bercy, 208 aux Armées ou encore 77 à la Transition écologique). Parmi les motifs invoqués figurent en tête « une atteinte à l’intégrité physique ou une violence » (15 971 en 2025), « une atteinte morale » (15 705), et « une menace » (2 595). Le coût total des mesures de protection fonctionnelle a atteint 20,1 millions d’euros en 2025 dont 1,7 million d’euros pour le ministère de l’Intérieur, 1,5 million d’euros pour celui des Armées et 1,2 million d’euros pour l’Éducation nationale. »
* C’est nous qui soulignons
19/05/2026 : Syndicalisme Hebdo
« École : une semaine pour parler des conditions de travail », par Jérôme Citron.
« La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques organise une semaine d’action pour mettre en avant la question des conditions de travail. Du 18 au 22 mai, les agents sont invités à prendre la parole à travers de nombreuses initiatives organisées par les équipes localement. […] »
19/05/2026 : Le Monde de l’éducation
« Éducation à la vie affective et à la sexualité : « Il faut combler les inégalités entre les établissements ». » (tribune collective – Catherine Nave-Bekhti, signataire pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques)
« Un tiers des enseignants interrogés par le collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire font part de dérives dans la mise en œuvre des programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, alerte-t-il dans une tribune au Monde.
[…] Sans moyens, sans temps, sans formation des collègues, l’EVAR·S ne peut pas jouer son rôle. Le collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire est composé de 11 organisations de personnels, d’élèves, d’étudiants et de parents. Nous représentons et portons ainsi la parole d’un spectre très large d’acteurs et d’actrices du monde de l’éducation. […] »
27/05/2026 : Parlons politique
« À Bétharram, des victimes saluent une loi qui veut enfin empêcher les violences à l’école avant qu’il ne soit trop tard »
« Après le scandale de Bétharram, l’Assemblée nationale avance sur un texte pour prévenir les violences à l’école. La proposition de loi veut renforcer les contrôles, protéger les enfants et reconnaître la responsabilité de l’État. […]
Pourquoi cette loi change la donne
[…] La CFDT le dit sans détour : il faudra des moyens humains et matériels, sinon la loi restera un affichage.
Entre soutien des victimes et exigence de moyens
Du côté des soutiens au texte, le ton est offensif. La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques salue un travail de long cours et estime que la proposition de loi va dans le sens d’une transparence nécessaire. Le syndicat défend notamment le contrôle des personnels, la protection des lanceurs d’alerte et l’interdiction des châtiments corporels.
Mais le syndicat ajoute immédiatement une réserve : légiférer ne suffit pas. Si les inspecteurs sont déjà débordés, si les académies n’ont pas d’effectifs supplémentaires, si les procédures restent trop lentes, la portée réelle du texte risque de s’éroder. C’est là que se joue la différence entre une loi de principe et une loi qui change la vie des élèves.
Cette tension est centrale. Les victimes demandent des actes, les parlementaires veulent montrer que la République répond, et les syndicats rappellent que la prévention coûte du temps, de l’argent et des bras. En clair, protéger mieux suppose de contrôler davantage. Et contrôler davantage suppose de financer davantage.
Dans ce contexte, la proposition de loi ne règle pas tout. Mais elle déplace le débat. On ne parle plus seulement de faute individuelle. On parle aussi de défaillance institutionnelle, de contrôles absents, de mécanismes de signalement insuffisants et d’une culture du déni qui a trop longtemps protégé les adultes plutôt que les enfants. […] »
27/05/2026 : AEF Info
« Bac : les élèves pourront passer une spécialité dans une langue régionale, annonce Édouard Geffray », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
« Un élève ayant suivi une spécialité sur les deux années de première et terminale dans une langue vivante régionale pourra désormais passer l’épreuve correspondante dans cette langue au baccalauréat, déclare Édouard Geffray dans Ouest France le 25 mai 2026. Cette mesure, qui doit être mise en place pour les élèves de terminale en 2028, pose toutefois la question du vivier de correcteurs, soulève le ministre de l’Éducation, alors que certains Capes ‑ notamment de breton ‑ peinent à faire le plein. Si le sénateur LR Max Brisson salue une « avancée », les OS dénoncent un manque de concertation.
[…] Pour la CFDT‑EFRP aussi, il reste à voir comment ces modalités seront mises en oeuvre. « Mieux reconnaître le parcours scolaire en langue régionale nécessite de mieux former les futurs enseignants pour assurer la pérennité et la qualité de ces parcours bilingues », note aussi auprès d’AEF info Laetitia Aresu, secrétaire générale. […] »
29/05/2026 : AEF Info
« AED : huit syndicats appellent à la grève le 2 juin pour dénoncer la précarité et les conditions de travail », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« EN BREF. ″Rien n’est fait par le ministère pour permettre aux AED (assistants d’éducation) d’exercer leurs missions dans des conditions acceptables et décentes″, déclare une large intersyndicale de l’éducation dans un appel à ″l’action″ ‑ grève et manifestations ‑ pour le 2 juin 2026. [Huit organisations dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] dénoncent des discussions sur les grilles de salaires ″bloquées dans les académies″ malgré la ″précarité inacceptable″ de ces personnels, tandis que la mobilité ″n’est pas effective faute de travaux lancés par les rectorats″. Autre grief : des conditions de travail qui ″vont encore se dégrader″ à la rentrée prochaine, faute de moyens ‑ notamment de recrutement ‑ accordés à la ″priorité″ au climat scolaire pourtant affirmée par le ministre. Les AED sont placés ″dans un rôle de ‘vigiles d’établissement’ qui n’est pas le leur″. »
PQR > 31/05/2026 : Haute Provence Info
« Manosque. Intervention de Lumir Lapray le 17 juin », par Guillaume Messien.
« La CFDT Education 04 organise le 17 juin une intervention de Lumir Lapray, dans le cadre de son opposition aux idées et aux violences d’extrême droite. […] Un événement ouvert à tous et toutes, adhérents CFDT ou non.
Comme l’expliquent les responsables de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Provence Alpes « Lumir Lapray se définit comme une activiste rurale et militante contre l’extrême droite. Candidate écologiste de la Nupes, dans la circonscription populaire où elle a grandi, lors des législatives de 2022, elle a longuement voyagé ensuite à la rencontre des électeurs de Trump. Aujourd’hui, elle promeut une approche des électeurs tentés par l’extrême droite, et en premier lieu autour de soi, dans sa famille, parmi ses amis ou ses connaissances. Elle se bat pour la justice sociale et l’écologie ». Elle vient de publier un livre Ces gens-là, Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer (Payot). […] »