Le 16 juin les agent·es des 11 écoles de l’enseignement supérieur sous la tutelle du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation participeront aux élections pour élire leurs représentant·es au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire
Nos candidat·es aux élections CNESERAAV
La CFDT est la seule organisation syndicale à présenter des candidat·es dans l’ensemble des collèges aux élections CNESERAAV.
Retrouvez notre liste de candidat·es.
Les élections CNESERAAV, c’est quoi ?
Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche agricole, agroalimentaire et vétérinaire (CNESERAAV) est l’instance de débat entre le ministère en charge de l’agriculture (MAASA), les membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (dont l’INRAE et le MESRI) et la société civile.
Il donne son avis sur les grandes orientations de la politique de l’ESR du MAASA, sur les projets de lois, décrets et arrêtés, les dotations en budget et en emplois, la création, suppression ou regroupement d’établissements. Les agent·es et les étudiant·es y sont représenté·es et élisent leurs représentant·es par collège séparé.
Ce que porte la CFDT
Recherche, formation, transitions : un même combat
- Nous défendons une recherche publique forte, indépendante et en lien avec les besoins de la société.
- Nous défendons un enseignement supérieur agricole public capable de former les professionnelles et professionnels dont le pays a besoin, sans sacrifier la qualité des formations ni les collectifs de travail.
- Nous sommes vigilants à ce que la surcharge croissante des enseignants chercheurs n’entraine pas un moindre engagement recherche, seul vrai moteur des innovations de demain.
- Nous défendons la liberté académique des établissements qui ne doivent pas être seulement sommés de produire plus, mais réellement soutenus pour faire mieux.
- Nous ferons tout pour que nos étudiant·es, soient sereins dans leurs études, formé.es à la diversité des méthodes et écoles de pensées, et avec des valeurs d’engagement et de respect.
Pour une science sans frontières
- Nous nous opposons au désengagement de nos formations de Master et au repli sur le seul secteur de la production même s’il est essentiel.
- L’agronomie n’est pas un isolat technique, c’est une discipline d’excellence en mutation constante et qui doit s’irriguer au contact des universités et centres de recherche nationaux et internationaux.
- Nous défendons un modèle où l’ingénierie et la recherche collaborent pour répondre aux crises actuelles, sans céder aux injonctions de court terme qui appauvrissent nos métiers.
Former plus et mieux dans le secteur public oui, dégrader le travail et siphonner les moyens publics pour le privé, non
- La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire fixe des objectifs ambitieux. Mais la CFDT refuse que cette ambition se traduise, dans les établissements, par une nouvelle dégradation des conditions de travail.
- Former davantage d’étudiantes et d’étudiants, accueillir de nouveaux publics, développer de nouvelles formations : oui.
- Le faire sans recrutements, sans moyens, sans temps et sans reconnaissance : non.
- La souveraineté alimentaire mérite mieux qu’une extension à effectifs constants et moyens déclinants.
- Nous demandons un renforcement des moyens du public en lieu et place de la promotion et de l’aide à un système privé inégalitaire.
L’humain d’abord : reconnaître tous les métiers pour un service public plus fort
- La CFDT refuse d’opposer les personnels : il n’y a pas d’enseignement supérieur agricole efficace sans une reconnaissance pleine et entière des personnels administratifs et techniques.
- Indispensables à la réussite des transformations en cours, les fonctions support administratives et de laboratoire ne sont pas périphériques et méritent une politique indemnitaire (RIFSEEP) plus juste, ainsi qu’un rattrapage indispensable pour les catégories B et C.
- Qu’ils soient enseignant·es-chercheur·ses, personnels de service, titulaires ou contractuels, nous portons pour toutes et tous une même exigence de justice sociale.
- La CFDT se bat pour briser l’invisibilisation de celles et ceux qui font tenir nos établissements et pour transformer les carrières bloquées en parcours reconnus et justement rémunérés.
Des chantiers et mutations importants à accompagner : Bachelor, apprentissage, IA…, mais pas sans moyens et avec les personnels
- La CFDT veillera à ce que ces réformes n’engendrent ni travail supplémentaire pour les collègues, ni renoncement à la qualité pédagogique nécessaire à ses nouvelles formations. Nous nous opposerons à tout dispositif à marche forcée visant à contourner les droits des agents sursollicités pour ces nouvelles missions.
- La CFDT refuse une numérisation qui servirait à surveiller les personnels, à standardiser les pratiques ou à justifier des suppressions de postes.
- L’intelligence artificielle doit rester un outil au service du travail, de la formation et de l’appui aux missions.
- Elle suppose des règles claires, de la transparence, de la formation, du temps d’appropriation et des garanties éthiques fortes.
- L’IA ne doit en aucun cas remplacer l’effort cognitif.
Pour des ambitions enfin accompagnées de moyens.
Pour le respect de tous les métiers et de tous les statuts.
Pour un enseignement supérieur agricole public fort, humain et utile.
LE 16 JUIN 2026, VOTEZ CFDT !
