Pour juillet 2026, retrouvez ci-dessous les mentions de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans les médias.
02/07/2026 : France Culture
Journal de 18 h – Le repas Crous à 1 euro n’est satisfaisant ni pour les étudiants ni pour les personnels : Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, intervient au micro de Hakim Kasmi sur la situation difficile des personnels au lendemain de la mise en place du repas étudiant à 1 euro. À écouter sur notre chaîne audio.
02/07/2026 : AEF Info
« Éducation nationale : « La sous-administration oblige les personnels à bricoler pour faire face » (L. Aresu, CFDT-EFRP) », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« La CFDT‑EFRP critique, lors d’une conférence de presse le 2 juillet 2026, le dialogue social « à sens unique » mis en place par le MEN sur des thématiques comme l’école inclusive ou la gestion de la canicule. Lætitia Aresu, nouvelle secrétaire générale, note surtout que le dialogue avec l’administration est « bloqué » depuis l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, en raison des élections présidentielles à venir mais aussi de capacités budgétaires réduites. La revalorisation des personnels, la PSC et les élections professionnelles seront les enjeux de la rentrée. […]
Un dialogue social « à sens unique »
« Ce que nous constatons, c’est un dialogue social à sens unique », […] , la réforme de la formation des enseignants, l’organisation de l’école inclusive ou encore les nouveaux programmes faisant partie des sujets sur lesquels l’organisation syndicale ne se sent pas écoutée par l’administration.
Autre élément qui converge dans cette analyse, le manque de protection face aux chaleurs extrêmes. « Au niveau ministériel, dénonce‑t‑elle, c’est le calendrier des examens et la continuité des missions de services publics qui ont été les priorités au détriment de la santé et des conditions de travail des personnels, mais aussi des conditions d’apprentissage et des conditions de passation des épreuves pour les élèves ». […]
Lætitia Aresu demande à ce « que le risque lié à l’exposition à la chaleur fasse l’objet d’un protocole local, structure par structure, qui comprenne des mesures à prendre dès que le risque est annoncé ». Elle indique avoir obtenu : « la tenue d’une réunion de bilan avec la formation spécialisée ministérielle de l’Éducation nationale qui permettra de compléter le protocole d’action canicule ; l’engagement du ministre de l’Éducation nationale à faire appliquer l’obligation du document unique qui recense les risques professionnels ».
Au MEN, « chaque centime compte »
[Lætitia Aresu] fait état d’un dialogue social « bloqué » depuis l’arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu, en lien avec un budget contraint. Au sein du MEN, cela se traduit par « des organisations révisées pour réduire les dépenses », avec par exemple des « formations qui deviennent de plus en plus en distanciel pour éviter les frais », des « contractuels licenciés », ou encore des « discussions qui traînent en longueur » sur la question du statut des AESH, la grille salariale des AED ou bien le droit à un avantage spécifique en quartier politique de la ville…
Quant aux chantiers sur la démographie scolaire, le climat scolaire, l’intelligence artificielle ou l’éducation prioritaire, ils « se déroulent sur le ton du constat, sans qu’aucune perspective ne soit évoquée ». […]
Ce sont au final les conditions de travail des personnels qui se retrouvent impactées, comme en atteste le baromètre CFDT 2026 sur l’état du travail dans la fonction publique paru début mai : « des changements de logiciels sans accompagnement RH, des nouvelles feuilles de route RH, des évolutions des politiques éducatives à mener dans les établissements, tout cela se met en oeuvre dans un contexte de sous‑administration et de restrictions budgétaires qui oblige les personnels à bricoler pour faire face ».
Les enjeux de la rentrée 2026
A contrario, l’organisation syndicale souligne l’importance d’obtenir, dans le cadre du futur projet de loi de finances (PLF 2027), « un budget pour financer les revalorisations salariales qui sont attendues par les agents », car les rémunérations sont « la juste reconnaissance du travail qui est fait ». Dans une année où « il n’y a eu aucune revalorisation, sur aucun des métiers », elle annonce que l’organisation syndicale participera à la mobilisation du 29 septembre qui sera organisée dans le cadre de la fonction publique.
Une autre attente concerne la mise en oeuvre de la complémentaire santé et de la prévoyance, pour les personnels de l’Éducation nationale, depuis le 1er mai 2026. »C’est une avancée sociale importante, mais diversement considérée comme telle par nos collègues selon leur situation personnelle ». La secrétaire générale attend, à l’automne, « les premiers éléments de bilan financier », car ceux‑ci « devraient permettre d’identifier des perspectives d’évolution du régime ».
La CFDT‑EFRP, qui organise des « semaines d’action » pour aller à la rencontre des personnels (sur les thématiques de l’inclusion, des conditions de travail ou des rémunérations), souligne aussi « l’enjeu syndical majeur » que représentent les élections professionnelles qui auront lieu en décembre prochain. »
03/07/2026 : AEF Info
« Pour son année de lancement, la LPE [licence professorat des écoles] semble attractive, notamment pour des profils en réorientation », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« La nouvelle licence professorat des écoles, créée dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, semble attractive sur Parcoursup, avec en moyenne 26 candidatures par place dans le public, selon un bilan temporaire présenté en comité de suivi le 29 juin 2026. Si la majorité des places devraient être pourvues par des profils de terminales de la filière générale, plus de 20 % pourraient être attribuées à des profils en réorientation. Plusieurs organisations syndicales s’interrogent cependant sur le devenir de ces étudiants, notamment la possibilité donnée de changer de voie. […]
En moyenne 26 candidatures par place pour le public
[…] 125 formations de LPE sont proposées à travers la France (109 pour le public et 16 pour le privé), pour une capacité d’accueil de 6 093 places.
Au total, 41 744 personnes ont confirmé au moins un voeu de candidature dans une LPE, et 2 571 candidats n’ont même formulé que des voeux en LPE. Ainsi, le nombre total de voeux en direction de cette formation s’élève à 148 047, dont 142 237 pour le public. Le document fait état d’un « taux de pression important dans les formations », avec en moyenne « 26 candidatures pour une place dans le public et de 8 candidatures pour une place dans le privé ». Il ressort aussi que si les élèves en terminale générale représentent plus de 40 % des candidatures, le cumul des profils en réorientation atteint 17 %. […]
Une attractivité qui se vérifiera dans la durée ?
[…] Caroline Brisedoux (CFDT‑EFRP) réaffirme son doute sur le fait qu’un « concours spécial » dédié aux étudiants de LPE constitue réellement un argument d’attractivité. Dans son compte rendu de séance, son syndicat s’interroge : quelle est la conséquence de l’attractivité des LPE sur les autres licences ? « Selon la Dgesip, la baisse est visible sur les candidatures en licence science de l’éducation et de la formation », est‑il écrit.[…] »
03/07/2026 : Handicap.fr
« AESH : l’Éducation nationale mise sur France Travail », par Clotilde Costil.
« Face au manque criant d’AESH à la rentrée, l’Éducation nationale s’associe à France Travail pour recruter rapidement. Une réponse d’urgence, alors que la profession réclame toujours un vrai statut et de meilleurs salaires. […]
Une réponse jugée insuffisante par la profession
[…] « Pourquoi hiérarchiser les collègues ? », dénoncent certains accompagnants, qui redoutent une profession à deux vitesses. Ils réclament notamment « l’équité entre personnels AESH et avec les autres personnels de l’Éducation nationale », selon la CFDT Éducation formation recherche publiques. »
03/07/2026 : News Tank
« CFDT EFRP : « Un dialogue social bloqué depuis la mandature de Sébastien Lecornu » (Lætitia Aresu) », réservé aux abonné·e·s
« […] La nouvelle secrétaire générale de la CFDT EFRP, élue le 12/05, s’exprime pour établir le bilan de l’année scolaire et universitaire 2025-2026. Elle évoque des « discussions qui traînent en longueur » comme sur le statut des AESH, la grille salariale des AED, les revalorisations des filières administratives ou encore le droit avantage spécifique en quartier prioritaire de la ville.
« Ce que nous constatons, c’est un dialogue social à sens unique. Quand des réformes aboutissent, elles ne nous conviennent pas », indique la secrétaire générale. Elle prend en exemple quelques réformes comme la formation initiale des enseignants, le repas à 1 € dans les Crous et la mise en œuvre de l’école inclusive. […]
« Le pilotage par le budget » (Lætitia Aresu)
« Le ministère [de l’éducation nationale] a ouvert des chantiers sur la démographie scolaire, sur le climat scolaire, sur l’intelligence artificielle, sur l’éducation prioritaire. Mais en fait, ces chantiers se déroulent sur le ton du constat, sans qu’aucune perspective ne soit évoquée. Le ministère justifie les précautions et l’immobilisme par la proximité des élections présidentielles. Mais on sent bien qu’il n’y a aucune autonomie financière et que chaque euro compte. C’est le pilotage par le budget. »
La gestion de l’épisode caniculaire
Lætitia Aresu évoque également la période caniculaire. « Au niveau ministériel, c’est le calendrier des examens et la continuité des missions de service public qui ont été les priorités au détriment de la santé et des conditions de travail des personnels mais aussi des conditions d’apprentissage, des conditions de passation des épreuves pour les élèves. »
« Nous avons obtenu la tenue d’une réunion de bilan avec la formation spécialisée ministérielle de l’éducation nationale qui permettra de compléter le protocole d’action canicule. Mais aussi l’engagement du ministre de l’éducation nationale à faire appliquer l’obligation du document unique qui recense les risques professionnels. Nous demandons que le risque lié à l’exposition à la chaleur fasse l’objet d’un protocole local, structure par structure, qui comprenne des mesures à prendre dès que le risque est annoncé. »
À propos de l’adaptation du bâti scolaire, la CFDT EFRP « réclame une programmation des travaux en concertation avec les collectivités, mais une programmation pluriannuelle qui donne de la visibilité aux équipes. La question du bâti devra s’articuler avec le sujet de la baisse de la démographie scolaire ».
Complémentaire santé : un bilan financier à l’automne
Lætitia Aresu évoque « une nouveauté dans l’année avec la mise en œuvre de la complémentaire santé d’une part et de la prévoyance d’autre part depuis le 01/05/2026. C’est une avancée sociale importante mais diversement considérée comme telle par nos collègues selon leur situation personnelle. Nous attendons les premiers éléments de bilan financier à l’automne qui devrait nous permettre d’identifier des perspectives d’évolution du régime ».
La fonctionnarisation des AESH
Florence Dubonnet, secrétaire nationale, évoque les débuts des discussions avec le ministère de l’éducation nationale sur le statut des AESH. « Les premières réunions sont sur le temps de travail des personnels AESH puisque le ministère pose comme principe valable à la fonctionnarisation le fait d’arriver à déterminer un temps plein. Plus de 90 % des AESH sont entre 60 et 70 % de temps de travail. Cela ne permet pas la fonctionnarisation. »
« Ce travail est complexe et c’est la première étape. Après viendront toutes les questions de la formation initiale et continue, du passage du statut actuel à celui de fonctionnaire, des concours, de l’affectation. Cela a un fort impact aussi sur l’inclusion du métier, sur sa reconnaissance. »
La réforme de la formation des enseignants
Pour Caroline Brisedoux, la réforme de la formation initiale des enseignants « abîme les formateurs. Elle met les personnels administratifs dans une tension difficilement supportable et en réalité, elle ne va pas faciliter l’entrée dans le métier des lauréats. En tout cas, pour cette année, probablement aussi l’année prochaine ».
Elle regrette « la précipitation et le manque d’anticipation ». « Dès le lancement de cette réforme nous avons demandé au ministère qu’il nous présente l’intégralité de la réforme et de ses conséquences. Il en a été incapable et on se retrouve à deux mois de la rentrée à travailler sur des textes qui sont nécessaires pour le 01/09 dans l’urgence. Cela a été le cas encore en CSA le 30/06, où on a on a vu passer des textes qui étaient essentiels pour la mise en œuvre de la réforme. » […]
« La deuxième problématique est le manque de moyens. Nous attendons toujours des arbitrages de Bercy sur les frais de déplacement des élèves fonctionnaires et des formateurs qui vont intervenir en “exil”. Par ailleurs, nous avons découvert que les inscrits en master devront payer leurs frais de scolarité. Ce qui n’était pas le cas quand le concours était en M1 Un et qu’ils rentraient en M2. Ils étaient dans le même cas de figure, ils étaient fonctionnaires stagiaires inscrits dans un master et c’était leur employeur qui payait les frais de scolarité. »
Caroline Brisedoux signale que le double concours qui a lieu désormais va multiplier les profils des étudiants : élèves-fonctionnaires, fonctionnaires-stagiaires à 50 % et d’autres à 100 %. « Il va falloir attendre les commissions académiques pour tous les possesseurs d’un M1 pour savoir si finalement ils seront élèves fonctionnaires ou fonctionnaires stagiaires et s’il faudra leur trouver un berceau. C’est le casse-tête pour les personnels administratifs. »
Concernant le fait que les formateurs terrains doivent assurer 50 % des heures des maquettes, Caroline Brisedoux déclare : « Cette mesure illustre parfaitement la volonté de l’employeur de contrôler la formation initiale, de décider qui intervient. Sauf que notre employeur n’a pas les moyens de ses ambitions ». Elle signale à ce sujet « l’opacité des recrutements » et « le manque de ressources ».
ESR : « Dégradation de la situation financière des organismes de recherche » (Christophe Bonnet)
Pour Christophe Bonnet, secrétaire national, « les seules dépenses nouvelles (mesures fonction publique, mise en œuvre de la PSC) ont finalement été mieux compensées que ce qu’on avait craint à un moment. Mais cela devrait être un acquis quand l’État prend des décisions pour certains secteurs d’activité. Il doit donner les financements nécessaires aux établissements pour les mettre en œuvre ».
« En cette fin d’année, nous voyons une dynamique se développer, c’est la dégradation de la situation financière des organismes de recherche, avec un impact qui commence à être réel et immédiat sur les activités des unités de recherche. »
Repas à 1 € : « le réseau des Crous déjà en forte tension »
Pour Christophe Bonnet, « le réseau des Crous est déjà en forte tension, en sous-effectif, avec des personnels déjà en souffrance et qui sont confrontés, on le voit depuis le 01/05, à une hausse importante de l’activité. Quelques moyens supplémentaires ont été débloqués, mais ils sont insuffisants ». Il évoque aussi le fait que dans le secteur de la restauration, le marché du travail est fortement concurrentiel.
Les Assises du financement des universités
« Une sorte de contrepartie à cette mauvaise loi de finances du point de vue de l’enseignement supérieur et de la recherche a été la tenue des assises du financement des universités », indique Christophe Bonnet. « Le rapport final est assez décevant, puisque la seule solution qu’il apporte est l’augmentation des ressources propres, qui est pour l’État une manière de se défaire de ses obligations de financer le service public. Sur la proposition d’augmenter les droits d’inscription pour les étudiants, c’est pour nous une mesure qui serait inacceptable. »
Il signale également que la CFDT EFRP s’oppose à l’application des droits différenciés pour les étudiants extracommunautaires, et demande l’abrogation du décret.
Les mobilisations et actions prévues
En plus des journées de grève, la CFDT EFRP prévoit des semaines d’action dédiées à la rencontre des personnels. Chaque semaine d’action aboutit à un mémorandum reprenant les constats établis au sein de la CFDT.
La première s’est tenue en novembre 2025 sur l’École inclusive. Elle sera reconduite à la même période en 2026.
La seconde s’est tenue en mai sur les conditions de travail.
La troisième se tiendra du 21 au 25/09 et portera sur la rémunération.
« Ce sont les trois grands sujets qui sont prégnants dans la vie de nos collègues et sur lesquels on souhaite agir », indique Florence Dubonnet, secrétaire nationale.
Lӕtitia Aresu évoque par ailleurs les élections professionnelles prévues pour décembre 2026, « un enjeu syndical majeur » selon elle. « Pour nous, il s’agit d’augmenter notre nombre de voix aux élections et notre représentativité pour contribuer aussi à améliorer la représentativité CFDT dans la fonction publique. »
L’enjeu de l’élection présidentielle pour l’année 2026-2027
Par ailleurs, l’année scolaire 2026-2027 sera marquée par l’enjeu de l’élection présidentielle. Interrogée par News Tank sur les actions prévues par la CFDT à ce sujet, Lӕtitia Aresu répond : « La CFDT, notamment au niveau fédéral, organisera des temps avec les candidats, sauf les candidats d’extrême droite, du Rassemblement national. Notre ligne a toujours été de ne pas rencontrer les parlementaires ou élus du Rassemblement national. » […]
À la rentrée 2026, la CFDT publiera également un livret intitulé « Nos ambitions », regroupant les revendications du syndicat sur le scolaire, l’ESR et l’enseignement agricole public. « Ce livret servira d’appui dans nos relations avec les parlementaires et candidats à l’élection présidentielle », signale Lӕtitia Aresu.
« Nous rappellerons aussi au Gouvernement qu’il est en poste jusqu’à la fin de son mandat. Nous observons déjà ces dernières semaines une tendance des ministères de tutelle à renvoyer au débat sur la présidentielle des questions qui fâchent pour ne pas les trancher. Je pense en particulier à la question des droits d’inscription », déclare Christophe Bonnet. »
06/07/2026 : Tout Éduc
« « Brisons le silence » : le plan est facultatif pour le privé sous contrat (CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et Fep-CFDT) »
« Un décret du 13 mai prévoit que les élèves internes ou ayant participé à un voyage scolaire avec nuitée « sont invités à participer à un questionnaire en remplissant une grille d’auto-évaluation visant à améliorer la prévention, la détection et la prise en charge des situations ou faits de violence survenus au sein de l’internat ou durant le voyage scolaire », au moins deux fois par an pour les internes et après chaque séjour pour les autres (ici).
[…] dans un courriel adressé par Caroline Pascal, la DGESCO, aux directeurs d’école et aux chefs/cheffes d’établissement [il est rappelé que ce questionnaire] revêtira un caractère obligatoire dans les écoles élémentaires, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2026-2027. »
La CFDT enseignement public et la Fep-CFDT (enseignement privé) publient un communiqué commun [à retrouver ici] dans lequel les deux organisations « s’étonnent de constater que ces questionnaires soient finalement affichés comme facultatifs pour les établissements privés » alors que cette mesure devrait « s’appliquer de la même manière dans l’ensemble du système éducatif ». Elle rappelle que le plan « Brisons le silence » a été mis en oeuvre « après les événements de Betharram », elles demandent au ministre « de s’assurer de l’application pleine et entière de l’intégralité du plan ‘Brisons le silence’ dans tous les établissements ». »
07/07/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Mauvais bulletin pour l’année scolaire et universitaire », par Nicolas Ballot, réservé aux abonné·e·s
« La CFDT Éducation Formation Recherche publiques dresse le bilan d’une année difficile au sein du ministère de l’Éducation nationale… faute de moyens budgétaires et de volonté politique.
Lors de sa traditionnelle conférence de presse bilan, début juillet, la CFDT EFRP a déploré, par la voix de sa nouvelle secrétaire générale, Lӕtitia Aresu, « un dialogue social bloqué faute de marge de manœuvre budgétaire ». Cette situation se révèle d’autant plus inquiétante qu’elle débouche sur un « dialogue social à sens unique, poursuit Lætitia. Même les réformes qui finissent par aboutir ne peuvent pas nous convenir faute de moyens pour les mettre correctement en œuvre ». Il en va ainsi de la réforme de la formation initiale des professeurs, « mise en place dans l’urgence et sans moyens… donc vouée à l’échec », selon Caroline Brisedoux, la secrétaire nationale chargée du dossier.
En ce qui concerne l’université, la situation n’est guère plus brillante, note le secrétaire national Christophe Bonnet – prenant l’exemple des repas à un euro dans les Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Cette mesure, « qui n’a pas été préparée, va peser sur des agents déjà en sous-effectifs et en souffrance, à qui on demande l’impossible ! ». Face à une telle situation, menaçant de devenir intenable, la CFDT EFRP prépare déjà, avec ses syndicats, une mobilisation dès la rentrée.
Un avenir peu engageant
Si l’année scolaire et universitaire qui s’achève a été difficile, la prochaine ne s’annonce guère meilleure. Aussi, la CFDT EFRP fixe déjà ses priorités : pouvoir d’achat des agents ; santé et conditions de travail – la canicule aura, de ce point de vue, été un puissant révélateur du manquement de l’employeur public quant à ses obligations – ou encore les élections fonctions publiques de décembre 2026.
Les conditions de travail au cœur du revendicatif de la CFDT EFRP
Malgré l’ampleur de la tâche, dans un contexte politique et budgétaire incertain, la fédération « continue d’agir pour obtenir des avancées concrètes pour les agents au nom de la justice sociale pour des travailleurs qui ne déméritent pas ; bien au contraire ! », insiste Lӕtitia. Elle peut ainsi s’appuyer sur les remontées des différentes semaines d’action lancées depuis novembre 2025 « permettant d’aller à la rencontre des collègues sur les sujets qui les préoccupent », comme l’école inclusive, les conditions de travail ou encore les rémunérations – thème retenu à l’occasion de la semaine du 21 au 25 septembre. »
8/07/2026 : AEF Info
« Concours de professeurs des écoles 2026 : le taux de couverture progresse de 5,2 points », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« Les résultats d’admission à plusieurs concours du CRPE (externes, 3e concours, 2nd concours interne) indiquent un taux de couverture qui progresse sur un an, selon les données fournies par la DGRH lors du 3e comité de suivi de la réforme de la formation des enseignants le 29 juin dernier. Mais plusieurs académies comme Versailles, Créteil et la Guyane ont, cette année encore, des postes non pourvus. AEF info détaille l’évolution des admis aux CRPE externes par académie, et selon le concours passé (bac+3 et bac+5). Des résultats « encourageants » selon les organisations syndicales, même si des questions subsistent. […]
Un « bénéfice » même si toutes les académies « n’ont pas fait le plein »
[…] « Nous voyons bien le bénéfice en termes de vivier, analyse Caroline Brisedoux, de la CFDT‑EFRP. Mais c’est un stock qui ne sera pas renouvelé, notamment pour des contractuels qui n’avaient pas de bac+5. Oui il y a un progrès, mais il faudra voir dans le temps ».
Elle précise par ailleurs avoir demandé à la DGRH « des données genrées » sur les résultats aux concours, « car la profession se féminise de plus en plus », mais aussi des données sur la licence d’origine, « afin de pouvoir constater si ce sont toujours les mêmes pourvoyeurs » qui fournissent les candidats aux concours du 1er degré.
Une inquiétude sur le nombre de candidats sur les listes complémentaires
Caroline Brisedoux se questionne sur « les nombreuses académies qui ont fait le choix de ne pas avoir de liste complémentaire » […] les syndicalistes convergent pour rappeler que, selon eux, la réforme de la formation des enseignants n’est « qu’un des leviers » pour relancer l’attractivité du métier, qui nécessite de travailler à la revalorisation salariale et sur les conditions de travail. »
PQR> 09/07/2024 : Sud-Ouest.fr avec AFP
« Éducation nationale : un projet de radiation d’élève pour le comportement des parents suscite la colère »
[…] Lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), instance consultative présidée par le ministère de l’Éducation, « au moment du vote du décret, tout le monde est parti, sauf une organisation, pour montrer qu’on désapprouvait collectivement », a rapporté le vice-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Mustafa Ozcelik. « C’est un événement rare. Cela dit l’exaspération des organisations, pas que syndicales, face aux passages en force et au dialogue de sourds de l’administration », a ajouté Caroline Brisedoux, de la CFDT EFRP.
Les modalités du projet de décret
Selon le projet de décret du ministère, un élève dont un parent a un « comportement » qui « compromet gravement le fonctionnement normal de son établissement scolaire » pourrait à l’avenir se voir contraint de changer d’école. Lors du CSE, les participants ont adopté, avec une cinquantaine de voix pour et six abstentions, un vœu porté par la FCPE demandant le retrait du projet de décret. […] »
10/07/2026 : AEF Info
« Syndicats et associations s’opposent au projet de décret qui déplacerait un élève pour les actes de sa famille », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« À la quasi‑unanimité, les organisations représentatives de la communauté éducative au CSE ont quitté l’instance, [jeudi 9 juillet 2026], à la suite du maintien par le ministère de l’Éducation nationale du vote sur un projet de décret qui vise à « punir un élève pour les actes de sa famille », indiquent‑elles dans un communiqué de presse publié le lendemain [lire ici]. Si la protection des personnels « constitue une exigence catégorique », celle‑ci ne peut se faire sans « respecter l’intérêt supérieur de l’enfant ». Le Conseil d’État se prononcera la semaine prochaine sur la légalité du projet de décret. […] Ce projet de décret […] crée une procédure permettant de changer d’établissement scolaire un élève « lorsque le comportement d’un membre de sa famille compromet gravement le fonctionnement normal de son établissement scolaire ».
La protection des personnels « constitue une exigence catégorique »
En « totale opposition » avec le texte la FCPE, les syndicats FSU, SUD‑Éducation, FNEC‑FP‑FO, CFDT‑EFRP, FEP‑CFDT, CGT, Unsa Éducation, CFE‑CGC, ou encore les organisations Union étudiante et Les Lycéens ont boycotté le vote, maintenu par l’administration, et quitté le CSE, faute de retrait par le ministère. Seul le Snalc a maintenu sa présence.
Dans leur communiqué, les signataires rappellent que « la protection des personnels de l’Éducation nationale contre toute forme de violence, de menace ou d’intimidation constitue une exigence catégorique ». Mais ils considèrent que « les comportements fautifs de membres de la famille d’un élève pourraient être traités directement par les dispositifs administratifs, disciplinaires ou judiciaires existants », comme le dépôt d’une plainte par le chef d’établissement.
Le « devoir de respecter l’intérêt supérieur de l’enfant »
Surtout, les auteurs de ce texte commun estiment que cette protection « ne saurait conduire à faire supporter à un élève les conséquences d’actes dont il n’est ni l’auteur ni le responsable ». Ils réaffirment leur « attachement au principe de responsabilité individuelle ainsi qu’au devoir de respecter l’intérêt supérieur de l’enfant ».
Au‑delà, ce type de mesure « pourrait entraîner des conséquences particulièrement lourdes pour les élèves les plus fragiles, notamment ceux en situation de handicap ou rencontrant des difficultés scolaires, sociales ou psychologiques, en compromettant la continuité de leur parcours scolaire ». […] »
10/07/2026 : AEF Info
« Réforme de la formation des enseignants : à Toulouse, des difficultés perdurent autour du choix des praticiens de terrain », par Coline Daclin, réservé aux abonné·e·s
« La mise en place de la réforme de la formation des enseignants semble toujours compliquée à Toulouse en ce début juillet 2026. Après un blocage temporaire en février du travail sur les maquettes pédagogiques [cf. revue de presse de février, article AEF Info du 23/02/2026], en raison de la volonté de l’État de mettre en place dès la rentrée le quota de 50 % de praticiens « de terrain » au sein des LPE [licence Professorat des écoles] et M2E [master Enseignement et éducation], les syndicats de l’Inspé ont obtenu une confirmation du rectorat que le quota serait appliqué progressivement, sur plusieurs années.
Une campagne d’emploi a donc été proposée « avec 40 % de personnels de terrain », selon Frank Martin, maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation à l’Inspé Toulouse, qui s’exprime au nom de l’intersyndicale de l’Inspé (CFDT, SNPTES, Unsa, Snesup). Mais elle a été refusée par le rectorat, indique l’intersyndicale.
Le recours à des enseignants du 1er degré
Le rectorat aurait en effet demandé de remplacer certains formateurs issus du second degré par des personnels du premier degré, notamment des PEMF [professeur des écoles maître formateur]. L’intersyndicale de l’Inspé estime que ce choix a été fait pour des raisons budgétaires, les PEMF pouvant être mobilisés sans surcoût parce qu’ils disposent déjà d’une décharge pour réaliser des formations en dehors de leur établissement d’origine. […]
Une rentrée qui approche
Les syndicats dénoncent en particulier le moment où sont intervenues ces annonces : à la fin du mois de juin, soit à quelques mois seulement de la rentrée des futurs étudiants. […]
« On ne connaît pas les effectifs, ni les noms des personnes, ni ce qu’ils enseignent », regrette Frank Martin, du côté de l’Inspé. « Entre un agrégé de mathématiques ou un professeur des écoles, il n’y a pas forcément la même maîtrise de la discipline, d’autant plus qu’ils vont devoir monter des cours très vite », pointe‑t‑il auprès d’AEF info. […] »
10/07/2026 : AEF Info
« Motion adoptée sur la formation à la transition écologique », focus inséré dans l’article « Les textes sur la réforme des études de santé sont adoptés à « l’unanimité » en Cneser, avec une majorité de non-votants », par Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« Une motion portée par la Fage a été adoptée par les élus (30 pour dont CFDT, 20 contre dont CGT et Snesup, 11 abstentions et 4 NPPV dont France Universités). Elle rappelle que la quasi‑totalité des parcours de formation en premier cycle va intégrer à la rentrée 2026 un module d’enseignement sur la transition écologique pour un développement soutenable (TEDS). « Cependant, la qualité des enseignements dispensés, les modalités d’évaluation et le contenu de ces formations varient fortement d’un établissement à l’autre, créant une iniquité entre les étudiants. »
Cette motion demande par conséquent qu’un cadrage commun soit pris sur la forme que doit prendre cette formation, avec la création d’un module obligatoire en première année « citoyenneté, démocratie et écologie » (3 ECTS). Mais aussi que les 30 heures d’enseignements à la TEDS en premier cycle soient inscrites dans le code de l’éducation, et que l’ensemble des enseignants et enseignants‑chercheurs soient formés au sujet. »
20/07/2026 : News Tank
« Orthographe au bac : les IA-IPR d’histoire-géo « rassurés » après la visioconférence avec le MEN (CFDT-EFRP) », réservé aux abonné·e·s
« La visioconférence sur l’orthographe au bac organisée le 16/07/2026 par le MEN avec les IA-IPR d’histoire-géographie des académies de Paris, Versailles et Créteil « s’est déroulée de manière plus apaisée que prévu. Les inspecteurs sont rassurés. Il y avait vraiment de l’inquiétude, par rapport à ce qui avait été annoncé », déclare Laurent Kauffman, secrétaire fédéral de la CFDT-EFRP, à News Tank, le 20/07.
Cette convocation fait suite, selon la CFDT-EFRP, à une enquête du Figaro publiée le 05/07/2026, qui révèle qu’un inspecteur a indiqué à 500 correcteurs d’histoire-géo d’académies franciliennes que « dans la mesure où une maîtrise imparfaite de l’orthographe et de la syntaxe ne gêne pas la compréhension du propos du candidat ou de la candidate, on sera attentifs à ne pas pénaliser ces copies ». […] Édouard Geffray, ministre de l’éducation nationale, avait demandé que les notes du bac et du DNB 2026 prennent en compte la qualité rédactionnelle. « S’il apparaît qu’il y a eu une forme de discours édulcorant, en contradiction avec les orientations que j’ai fixées, on en tirera toutes les conséquences », déclarait-il […]
« Si la nature de la réunion [du 16/07] a évolué et ne comportait plus de volet disciplinaire, cette convocation créée un précédent inquiétant : celui d’enjamber la chaîne hiérarchique ministère/recteur/IA-IPR et nous amène à rendre des comptes individuellement alors que les instructions de l’Igésr ont été respectées à la lettre », indiquait toutefois la CFDT-EFRP. […] »
21/07/2026 : AEF Info
« La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques demande la suspension du projet de fusion entre l’IRD et le CNRS », par Évelyne Orman, réservé aux abonné·e·s
« Dans un communiqué du 20 juillet 2026 [à retrouver ici], la fédération CFDT Éducation Formation Recherche Publiques « dénonce le projet de fusion entre l’IRD et le CNRS ». Elle y voit une « menace [pour] l’existence d’un établissement public de recherche unique par ses missions » et déplore « qu’aucune information ni consultation des IRP (instances de représentation du personnel) de l’IRD » n’aient été engagées. La fédération « exige que ce projet soit suspendu, que ses objectifs et ses conséquences soient rendus publics et qu’un véritable processus de dialogue social soit engagé, tant au sein de l’IRD que dans les instances ministérielles compétentes ».
[…] la fédération CFDT Éducation Formation Recherche Publiques annonce s’associer au « Strem‑CFDT, syndicat majoritaire à l’IRD, pour dénoncer [ce] projet de fusion, qui menace l’existence d’un établissement public de recherche unique par ses missions, son expertise scientifique et son modèle de partenariat avec les pays du Sud ».
Pour la fédération, « l’IRD n’est pas une simple structure administrative ». […] « La disparition de cet établissement constituerait une perte majeure pour la recherche publique française et pour la coopération scientifique internationale. »
Une méthode « aussi arbitraire que méprisante »
Par ailleurs, la CFDT Éducation Formation Recherche Publique dénonce, dans sa communication, « la méthode employée » pour procéder à la concrétisation du projet de fusion, « aussi arbitraire que méprisante ». À ce jour, « un projet d’une telle ampleur n’a fait l’objet d’aucune information ni d’aucune consultation des instances représentatives des personnels de l’IRD. Le CSA de l’établissement n’a jamais été saisi », fait valoir la CFDT.
Au‑delà, « les instances nationales compétentes n’ont pas davantage été associées. Ni le CSA ministériel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ni le Cneser n’ont été informés ou consultés sur un projet susceptible d’entraîner la disparition d’un organisme national de recherche de plus de 2 300 agents », renchérit le syndicat.
Redonner une place au dialogue social
Posant ces constats, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques « exige que [le] projet soit suspendu, que ses objectifs et ses conséquences soient rendus publics et qu’un véritable processus de dialogue social soit engagé, tant au sein de l’IRD que dans les instances ministérielles compétentes ».
Selon les informations d’AEF info, la prochaine étape du projet de fusion entre l’IRD et le CNRS prévoit une « mission de préfiguration », pilotée par deux personnalités de l’IRD, deux du CNRS, un Igesr et une personnalité externe. Par ailleurs, dans les prochaines semaines, deux lettres de mission seront adressées au nouveau PDG du CNRS, Thierry Dauxois, et à la direction de l’IRD, déjà réunis avec les ministères de tutelle (MESRE et MEAE) le 10 juillet 2026. […] »
21/07/2026 : Acteurs publics
BRÈVES : « Formation – DGFiP – Intelligence artificielle », par Philippine Ramognino, en accès libre sur inscription
« Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, les syndicats enseignants s’inquiètent des conditions de financement des frais d’inscription pour la formation statutaire des nouveaux lauréats de concours. Quand bien même le passage par le master enseignement et éducation est une condition légale de titularisation fixée par le ministère de l’Éducation nationale, ce dernier a annoncé qu’il n’y aurait pas d’exonération de droits d’inscription pour les lauréats 2026. La CFDT Éducation, formation et recherches publiques dénonce “une rupture grave avec le principe d’égalité de traitement des fonctionnaires” et demande que les lauréats de concours soient exonérés de droits d’inscription pour la totalité de leur formation et que les universités soient compensées par le ministère pour ce manque à gagner »
21/07/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : les inscrits en M2E paieront les droits d’inscription mais pas la CVEC (note de la Dgesip) », par Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« Les lauréats des concours de recrutement des enseignants « inscrits en master métiers de l’enseignement et de l’éducation (M2E) doivent s’acquitter des frais d’inscription », à l’exception des lauréats des concours qui suivent un DU/DIU [diplôme universitaire/diplôme inter-universitaire], selon une note de la Dgesip diffusée dans les universités le 21 juillet 2026. L’État ne les considère pas comme « des étudiants » mais comme « des stagiaires de la fonction publique d’État ». Et à ce titre, ils « ne sont pas assujettis à la [Contribution de vie étudiante et de campus] CVEC » , si bien qu’ils « ne sont pas éligibles aux bourses de l’enseignement supérieur, ni au repas étudiant ». […]
Des lauréats qui paieront les droits d’inscription…
La CFDT‑EFRP s’était fait l’écho de cette mesure dans un communiqué du 9 juillet [à retrouver ici], en demandant que « les lauréats de concours soient exonérés de droits d’inscription pour la totalité de leur formation, et que les universités soient compensées pour ce manque à gagner par le ministère ». En effet, l’exonération des lauréats a été de mise sur la période 2014‑2019, lorsque les concours étaient à bac+4. « Les lauréats de 2026 seront dans cette même situation […]. Pourquoi les enseignants élèves fonctionnaires ou stagiaires paieraient‑ils des frais que n’acquittent pas les stagiaires des Instituts régionaux d’administration (IRA), de l’École nationale de la magistrature (ENM), de Saint-Cyr ou de l’Institut national du service public (INSP) ? », insiste la CFDT. […] »