Depuis des décennies, les droits de femmes sont ardemment défendus par des femmes et par des hommes attaché·es aux valeurs d’égalité, de solidarité, d’émancipation et d’autonomie.
Pourtant encore aujourd’hui les femmes sont discriminées. Victimes de violences, victimes d’inégalités salariales, victimes d’une médecine construite et étudiée à travers le prisme masculin, victimes de stéréotypes et d’assignations patriarcales, tout cela a des conséquences sur leur vie et sur leur place dans la société. Des dispositifs sont progressivement mis en place pour apporter des réponses et des évolutions sociétales, pas assez rapidement certes, mais ils existent et nous devons veiller chacune et chacun à leur pérennité.
L’arrivée d’équipes municipales d’extrême-droite mettraient en péril les avancées obtenues lorsqu’elles dépendent de politiques municipales, comme la politique de la petite enfance et de l’enfance qui facilite ou non l’activité professionnelle des femmes, la politique d’accès aux soins et de prévention des VSS. Votre vote aura donc une importance capitale dans la défense des droits des femmes.
Femmes et violences
L’ampleur des violences faites aux femmes est enfin révélée, avec des affaires politico-médiatiques d’envergure qui éclatent au grand jour, mais surtout hélas avec des féminicides nombreux. Dans nos champs professionnels, les situations de violences sexistes et sexuelles au travail sont encore trop mal traitées.
Le sexisme n’a pas sa place en démocratie ni au travail !
C’est pourquoi plus que jamais notre action syndicale auprès des employeurs porte sur l’efficience des dispositifs de signalement que toute victime de violence peut saisir, que ce soit au travail ou dans sa vie personnelle. Les victimes sont-elles suffisamment informées de leur droit à signalement ? La CFDT réclame une information permanente dans les communications aux agent·es.
Plus que jamais, il y a nécessité à éduquer les enfants et les jeunes, filles et garçons, à la construction de relations humaines saines et à l’égalité des sexes pour construire une société plus juste. Grâce à ses programmes dont l’Evars (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle), l’Éducation Nationale contribue à faire évoluer les représentations et permet aux enfants et aux jeunes de s’approprier les valeurs d’égalité entre les filles et les garçons. Le chemin est encore long, mais la persévérance des femmes et des hommes qui font l’École est à saluer. Nous croyons à l’émancipation des élèves et à leur juste regard dans l’avenir.
Mais qu’en serait-il si l’extrême droite gagnait les élections dans votre commune ? Les partis politiques d’extrême-droite votent contre les mesures de prévention et de lutte contre les violences à l’égard des femmes. La réalité des violences subies par les femmes et par les enfants sont niées ! Comment serait alors protégées et accompagnées les femmes par les services de la commune ? Quelle politique de lutte contre les violences faites aux femmes serait déployée ?
Femmes et pouvoir de vivre
La résorption des inégalités salariales est un sujet inscrit à l’ordre du jour des plans d’action pour l’égalité professionnelle.
En juin 2026, la directive européenne sur la transparence des rémunérations et la mise en œuvre du principe de « à travail de valeur égale, salaire égal » doit être transposée dans le droit français. Pour la CFDT, il y a lieu de regarder de près la structuration des rémunérations des métiers au regard des compétences, de la pénibilité, de l’environnement, en particulier les métiers dits féminisés trop souvent sous payés.
Qu’en serait-il si l’extrême droite gagnait les élections dans votre commune ? Les partis politiques d’extrême-droite s’abstiennent ou votent contre les mesures qui pourraient favoriser le pouvoir d’achat des femmes et faire reculer les inégalités femmes-hommes.
L’extrême droite au pouvoir dans votre commune, c’est donc des risques pour les agentes de la commune qui font fonctionner les services publics et pour les salariées des entreprises qui ne seraient pas soutenues dans leur droit à recevoir une rémunération juste.
Femmes et santé
Jusqu’à maintenant, la santé des femmes était un impensé dans l’organisation du travail. Depuis quelques années, la médecine (jusqu’ici fondée par le prisme du masculin) tourne son regard sur les spécificités physiologiques des femmes et constate des différences avec leurs homologues masculins.
Par exemple, saviez-vous que la première cause de décès chez les femmes, ce sont les maladies cardiovasculaires ? Or les femmes sont souvent moins bien prises en charge que les hommes en matière de risques cardiovasculaires.
Dans nos ministères, on constate que les accidents de trajets sont plus nombreux pour les femmes. N’y aurait-il pas un lien avec la question de la charge mentale plus forte chez les femmes qui, encore aujourd’hui, sont les actrices principales de l’organisation de la vie familiale ?
Règles mensuelles douloureuses, endométriose, ménopause, grossesse, charge mentale…, la CFDT demande que toutes ces questions soient enfin prises en compte dans l’organisation du travail. La santé des femmes est telle que les effets qu’elle génère ne peuvent plus être invisibilisés. C’est une question de droit à l’inclusion avec une organisation du travail qui s’adapte à l’humain.
Qu’en serait-il si l’extrême droite gagnait les élections dans votre commune ? Les partis politiques d’extrême-droite votent contre les mesures qui amélioreraient la prise en compte et la prise en charge des spécificités féminines en matière de santé.
L’extrême droite discrimine les femmes avec une approche sécuritaire et raciste. Aider certaines femmes, mais pas toutes ! L’extrême droite au pouvoir dans votre commune, c’est donc le risque d’une politique de santé discriminatoire à l’égard des femmes et entre les femmes.
Défendre les droits des femmes dans les urnes
Dans quelques jours, les élections municipales auront lieu.
Comment les droits des femmes à vivre libres de toute violence et discrimination, à vivre avec le meilleur état de santé physique et mentale, à bénéficier d’une égalité salariale, sont-ils appréhendés par les candidates et candidats aux élections de votre commune, par leur parti politique qu’ils et elles représentent ?
L’extrême droite constitue une menace pour les droits des femmes. Ses représentant·es votent contre des mesures en faveur de l’égalité femmes/hommes, de la lutte contre les violences faites aux femmes, contre des mesures qui pourraient favoriser leur pouvoir d’achat ou une meilleure prise en charge de leur santé au travail et dans leur vie personnelle. Pour la CFDT, les partis d’extrême-droite avancent masqués et menacent gravement les droits des femmes.
À la CFDT, nous voulons vivre dans une société démocratique où l’égalité de droits entre les femmes et les hommes est une réalité, où femmes et hommes, libres, trouvent leur place et où leurs droits sont respectés, sans que les uns veuillent dominer ou décider à la place des autres.
Les élections municipales constituent un acte important pour défendre l’effectivité des droits des femmes dans sa commune. Les 15 et 22 mars soyez au rendez-vous ! Votez!