Organisée sous l'égide de l'ONU, cette journée est l'occasion de faire le point sur la situation de l'éducation en ce début d'année 2026.
Journée internationale de l’éducation 2026 : tensions à tous les étages…
Le 24 janvier, c’est la Journée internationale de l’éducation, une journée pour rappeler que l’accès à une éducation de qualité est un droit fondamental et un pilier essentiel pour construire des sociétés plus justes, pacifiques et éclairées. Pourtant, en 2026, ce droit est menacé à travers le monde par des crises politiques, des conflits armés et des reculs démocratiques qui fragilisent les systèmes éducatifs et privent des millions d’enfants et de jeunes de leur avenir.
Une éducation mise sous pression par les crises et répressions
L’Internationale de l’éducation et la CFDT, qui en est membre, alertent depuis plusieurs années sur la détérioration des conditions d’accès à l’éducation dans de nombreux pays. En Iran, la répression du régime s’abat sur les enseignants et les étudiants, cherchant à étouffer toute forme de pensée critique. Au Yémen, trois enseignants sont menacés d’exécution, tandis qu’en Afghanistan, les femmes se voient interdire d’enseigner et les filles, d’apprendre. Ces attaques contre l’éducation ne sont pas seulement des violations des droits humains : elles sapent les fondements mêmes de la paix et de la démocratie.
Un phénomène qui touche les États-Unis
Mais que dire de la situation aux États-Unis où la tristement célèbre ICE est chargée de venir récupérer des enfants de migrants pour les expulser du territoire américain ? Un système éducatif qui, après avoir voulu contrôler l’enseignement dans les universités, a voulu piloter ce que les personnels enseignaient, et qui maintenant entend revenir sur leur histoire en révisant les événements passés, notamment la conquête des territoires à l’ouest. L’éducation est instrumentalisée, fragilisant la démocratie et notamment le droit des enfants à une éducation émancipatrice.
Une pénurie d’enseignant·es et un désengagement des États
On le voit bien, ces totalitarismes mènent à une fragilité des systèmes éducatifs et bafouent les droits fondamentaux. La crise de l’éducation ne se limite pas aux conflits : elle est aussi le résultat d’un manque criant de moyens et de reconnaissance. L’internationale tire donc la sonnette d’alarme chaque fois que nécessaire, relayée par la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques qui interpelle les autorités. Rien d’étonnant à ce qu’il manque à ce jour 44 millions d’enseignant·es de par le monde, une situation qui risque de devenir catastrophique dans les années à venir tant l’attractivité envers ce métier est en berne.
Une situation critique aussi en France
C’est aussi le cas en France. Si notre pays signe des accords internationaux pour dire qu’il va valoriser les métiers de l’éducation, cela reste des signatures sans actes. Pour la CFDT, il faut absolument sortir de ce système pyramidal et donner plus d’autonomie aux établissements, aux écoles, aux personnels.
Cela passe par une revalorisation des métiers de l’éducation qui demandent une adaptation permanente. De même, une meilleure répartition des budgets (aujourd’hui, en France, le budget de l’armée dépasse celui de l’éducation), et une protection accrue des droits des élèves et des enseignants face aux dérives autoritaires sont nécessaires. Le temps de l’éducation est un temps long et ne peut être le temps d’un gouvernement, d’un ministre : elle est un investissement sur le long terme, essentiel pour bâtir des sociétés plus justes.
Comme le rappelle le slogan de l’Internationale de l’éducation, dont la CFDT est membre :
Ensemble, nous faisons École.
Cette Journée internationale de l’éducation doit être l’occasion de réaffirmer que l’éducation est un bien commun à défendre, partout et pour tous.