Au jour le jour : la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans les médias.
29/10/2026 : AEF Info
« Les députés adoptent en première lecture la proposition de loi LFI créant un corps de fonctionnaires pour les AESH », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
« Édouard Geffray ne manquait pas d’arguments pour s’opposer à la proposition de loi « visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH », lors de l’examen du texte en première lecture, en séance publique à l’Assemblée nationale, mercredi 29 octobre. En vain : les députés ont adopté, à 161 voix pour, 119 contre, ce texte, lors de la niche parlementaire LFI.
Créer un corps de fonctionnaire, prévoir une formation
Face à la précarité et à la pénibilité du métier, cette proposition de loi, soutenue par une intersyndicale (FSU, SE‑Unsa, CFDT, CGT, Snalc et SUD‑Éducation), déposée par Nadège Abomangoli (LFI‑NFP, Seine‑Saint‑Denis) et rapportée par Murielle Lepvraud (LFI‑NFP, Côtes‑d’Armor), tient en deux articles, qui proposent de :
> « créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les recrutements futurs ;
> nommer en qualité de fonctionnaires stagiaires les AESH non‑titulaires exerçant à la rentrée 2026 dans les établissements d’enseignement publics ou privés sous contrat du premier et du second degré ;
> prévoir une formation tenant compte de leur parcours antérieur ;
> s’assurer que ce nouveau statut ne s’accompagnera pas d’une dégradation des conditions d’exercice pour les professionnels concernés en prévoyant un recrutement par des concours organisés au niveau académique et en instaurant une dérogation à la durée de travail légale fixée pour les agents de l’État ».
> Le financement, prévu au second article, est prévu par :
> la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs ;
> la majoration du taux forfaitaire mentionné à l’article 200 A du code général des impôts sur l’impôt sur le revenu ;
> la majoration de l’impôt sur les sociétés ;
> la majoration de l’impôt sur la fortune immobilière.
[…] »
27/10/2026 : AEF Info
« Lycée : les syndicats attendent des précisions sur la répartition des postes, les effectifs et les spécialités de BTS », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
« […] le chantier sur la réforme du lycée « nécessite une réflexion de long terme », avertit la CFDT‑EFRP.
Les questions et demandes de précisions étaient nombreuses, de la part des organisations syndicales, reçues par le ministre de l’Éducation au lendemain de sa présentation des mesures de sortie de crise lycéenne, [mardi] 27 octobre. […]
« Peu » de places en BTS au regard des élèves sans affectation (CGT)
[…] l’annonce d’une hausse du nombre de places en BTS questionne les syndicats, à plusieurs titres : « Quels sont les éléments qui ont présidé à ce choix ? Est‑ce un choix politique ou est‑ce que cela répond à une demande ? », soulève Lætitia Aresu, secrétaire générale CFDT‑EFRP. […]
« Veiller à l’égalité entre territoires » (CGT Éduc’action)
Le bâti scolaire est d’ailleurs aussi interrogé par les organisations syndicales. D’abord, parce qu’il faut « prendre en compte aussi l’autonomie des collectivités », rappelle Lætitia Aresu. Selon le ministère, les prêts annoncés doivent « aider les régions qui manquent de liquidités, rapporte‑t‑elle. Cinq cents lycées sont déjà accompagnés avec la prise en charge du diagnostic énergétique par l’État, via le plan national adaptation au changement climatique ». […] Les syndicats pointent surtout l’importance à accorder aux disparités entre zones géographiques. […]
Réforme Blanquer : « Pas de réponse immédiate » (CFDT‑EFRP)
Si ces mesures sont actées ‑ bien que dépendant des débats parlementaires dans le cadre du PLF 2027 ‑ d’autres chantiers restent à mener. Comme la réforme du lycée, accusée d’alourdir les emplois du temps des lycées, qui font remonter la charge de travail en haut de la plateforme de consultation lycéenne. […] « Le chantier sur la réforme Blanquer n’a pas de réponse immédiate, abonde Lætitia Aresu : on ne va pas changer les emplois du temps en plein milieu de l’année. Tout ce qui concerne l’organisation scolaire ‑ les spécialités, l’enseignement scientifique, les combinaisons, nécessitent une réflexion de long terme, ça ne changera pas en 2027″. D’autant plus que des syndicats (SNPDEN, CDFT‑EFRP, ID‑FO) ne remettent pas en cause la réforme du lycée et du bac. […] »
27/10/2026 : AEF Info
« Les organisations syndicales de l’ESR dénoncent des mesures « floues » voire « cosmétiques » sur l’évolution de Parcoursup », par Tom Jakubowicz, réservé aux abonné·e·s
« […] Avant leur réunion avec Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace le 27 octobre en fin de journée, les organisations syndicales de l’ESR estiment être dans le flou, suite aux annonces faites par le gouvernement pour répondre aux revendications des lycéens et des étudiants le 26 octobre. « Nous avons pour le moment plus d’interrogations que de réactions », admet Christophe Bonnet, secrétaire national CFDT‑EFRP. […]
Parcoursup : des « aménagements cosmétiques »
[Concernant l’] annonce d’une évolution « forte » de Parcoursup en 2027 puis son possible remplacement en 2028 par une nouvelle plateforme par les ministres de l’ESR et de l’Éducation nationale […] Christophe Bonnet s’y déclare favorable, mais à condition de « prévoir la force de travail nécessaire ». Il s’interroge : « Si on suppose qu’un être humain passe un quart d’heure sur chaque dossier, cela fait 250 000 heures de travail à financer ? » […]
Une augmentation des places « pas à la hauteur de l’urgence »
Les organisations syndicales relient la question de Parcoursup à celle des places à l’université. […] l’annonce de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur (10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé), ne satisfait pas les organisations syndicales. « D’une part, on nous annonce 1 200 postes d’enseignants pour les BTS pour 10 000 places supplémentaires, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, d’autre part dans l’enseignement supérieur, on nous annonce seulement 200 postes pour 4 000 places en IUT et 1 000 places en formations de santé : c’est caricatural ! » s’agace Christophe Bonnet. Le représentant de la CFDT n’est « pas certain que 200 postes seraient suffisants pour permettre aux IUT de retrouver ne serait‑ce qu’un fonctionnement normal, eux qui ont été extrêmement malmenés avec une réforme du BUT mal financée et menée à une vitesse folle ». Pour lui, « ce n’est pas à la hauteur de l’urgence de la situation ». […]
Un plan immobilier jugé insuffisant
[Concernant l’] enveloppe d’1 Md€ débloquée par le gouvernement d’ici à 2029 […] Christophe Bonnet réagit au fait qu’une « cinquantaine de sites » serait concernée : « Cela fait donc 20 millions d’euros par projet : ce n’est pas avec cet argent qu’on va faire de grosses reconstructions ». Il compare ce chiffre au coût de la construction du campus Nation de l’université Sorbonne Nouvelle, s’élevant à 130 millions. « Nous n’allons pas cracher là‑dessus, mais cela nous paraît relativement modique ». […] »
26/10/2026 : AEF Info
«Un projet de décret prévoit la création d’un emploi de recteur ESRI dans cinq régions académiques supplémentaires », par Tom Jakubowicz, réservé aux abonné·e·s
« […] Un projet de décret relatif à l’implantation territoriale d’emplois de recteur délégué pour l’ESRI (enseignement supérieur, recherche et innovation) a été présenté au CSA du MESRE le 23 octobre. Il a pour objet de créer cinq emplois supplémentaires de recteur ESRI dans les régions académiques dépourvues d’un tel emploi : en Bourgogne Franche‑Comté, en Bretagne, en Centre Val‑de‑Loire, en Normandie et en Pays‑de‑la‑Loire. Il a obtenu un vote négatif du CSA, les organisations syndicales ayant voté contre, excepté la CFDT qui s’est abstenue. Le décret nécessitera l’avis du Conseil d’État. […] »
22/10/2026 : AEF Info
« Concertation flash sur Parcoursup : déçues de la première réunion, les organisations syndicales attendent plus du gouvernement », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« […] Plusieurs organisations syndicales ont réagi à la suite du lancement ‑ mouvementé ‑ de la « concertation flash » autour de l’orientation, l’accès au supérieur et Parcoursup lancée par le ministre de l’ESR et de l’Espace mercredi 21 octobre 2026.
Un chantier « à ouvrir immédiatement »
La CFDT‑EFRP, qui ne fait pas partie de l’intersyndicale, considère [communiqué à lire ici] que la question de l’accès à l’enseignement supérieur est « un chantier à ouvrir immédiatement ». Le syndicat, qui parle de « responsabilités à assumer » pour le gouvernement, souhaite d’ailleurs que les personnels soient associés aux « évolutions du dispositif » Parcoursup.
Parmi ses demandes figure la « transparence garantie des critères de sélection » des formations sur Parcoursup. « Quels que soient les modalités ou les outils de candidatures et d’affectation dans le supérieur », revendique la CFDT‑EFRP, il faut « garantir aux élèves du secondaire mais aussi aux bacheliers et étudiants en réorientation la visibilité sur toute l’offre de formation dans le supérieur et la lisibilité sur les modalités et les critères d’accès ». […] »
21/10/2026 : AEF Info
« Mobilisations lycéennes : les mots durs des personnels de direction envers la gouvernance du MEN (Sénat) », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« […] Les représentants syndicaux des principales organisations de personnels de direction ont témoigné, mercredi 21 octobre 2026 au Sénat, des difficultés ayant contribué à la crise lycéenne. […]
Les représentants syndicaux, qu’ils soient issus des rangs de l’Unsa, de FO ou de la CFDT, disent tous alerter le ministère de l’Éducation nationale depuis longtemps sur les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires.
[…] « le dialogue social n’est plus qu’une illusion », selon Laurent Kaufmann, secrétaire national de la CFDT‑EFRP, pour qui la sortie de crise se fera « collectivement, […] en trouvant la capacité de s’écouter et de définir des priorités ». […]
La réforme du lycée sur le banc des accusés
[…] Pour Laurent Kaufmann, cela éclaire sur « la manière dont les réformes sont conduites dans l’Éducation nationale », à savoir « à marche forcée, sans faire de retour d’expérience, sans regarder ce qui pose problème. La multiplication des spécialités, c’est la multiplication des groupes dans des établissements scolaires où on ne peut pas multiplier les salles ». […]
Orientation : une « politique publique vidée de ses moyens »
[…] Laurent Kaufmann appelle aussi à « ne pas cibler l’outil » Parcoursup, mais dénonce plutôt une « politique publique [d’orientation] vidée de ses moyens » dans laquelle les lycées ont « de de plus en plus des difficultés pour financer les 54 heures d’éducation à l’orientation en seconde, en première et en terminale ». […]
Remplacements : une vision « à l’échelle macro »
[…] Bruno Bobkiewicz et Laurent Kauffman pointent également des outils numériques de travail « archaïques », « défaillants » pour les personnels de direction mais aussi pour les personnels dans les administrations. […]
Un « problème de gouvernance » au MEN
[…] Laurent Kaufmann pointe, lui, « depuis des années, et plus particulièrement depuis deux trois ans, des dotations qui arrivent de plus en plus tardivement dans les établissements scolaires : certaines arrivent en septembre, quand l’année a commencé. On ne sait pas comment on peut piloter dans ces conditions‑là. » De quoi se faire l’écho d’un « problème de gouvernance », alors qu’il y a « des décisions fortes à prendre et qui ne relèvent pas uniquement des moyens ». […] »
Pour suivre le replay, c’est ici.
21/10/2026 : AEF Info
« Mobilisation étudiante : face aux critiques, comment les établissements justifient-ils le passage des cours en distanciel ? », article collectif, réservé aux abonné·e·s
«Pour de nombreuses universités, les fermetures administratives ou les blocages engendrés par le mouvement étudiant, avec les risques de dégâts matériels ou de sécurité qu’ils comportent, se sont accompagnés d’un passage des cours en distanciel, dont les modalités varient : obligatoire pour tous les enseignements, autorisé et à la libre appréciation des enseignants, passage en CFVU ou non, etc. Pour le justifier, les directions d’université évoquent la « continuité pédagogique » et « l’urgence de la situation ». Certains s’y opposent, soulignant le flou juridique autour de ce type de décision. […]
Un flou juridique dénoncé par des enseignants
[…] Dans un mail de la section CFDT de l’université Toulouse Jean‑Jaurès adressé aux personnels enseignants, le syndicat met en avant le fait que la conception d’activités en distanciel représente « une activité supplémentaire, devant être payée comme telle ». […] »
21/10/2026 : AEF Info
« Pour les syndicats du premier degré, la baisse démographique doit améliorer la qualité du système éducatif », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Invitées à se prononcer sur « le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique », les organisations syndicales du 1er degré public auditionnées par la mission d’information chargée d’étudier la question ont souligné, mercredi 7 octobre, « l’occasion historique » que représente la diminution des effectifs pour le système éducatif. […]
La carte scolaire ne peut être « déconnectée du territoire »
Dominique Bruneau, secrétaire fédéral à la CFDT‑EFRP, ne souhaite pas « une définition de la constitution de la carte scolaire qui soit déconnectée du territoire ». Il considère qu’il n’est « pas possible de faire la même chose dans le Loiret ou dans les Hautes‑Alpes », notamment dans des villages éloignés ou les enfants mettent parfois trois heures pour venir en classe : « un enfant fatigué est dans l’incapacité d’apprendre », d’où un « besoin de proximité ».
Enfin, il constate un « phénomène de vase communicant » entre la fermeture d’un poste en école urbaine, et le maintien d’un poste « peut‑être arbitrairement » en école rurale. C’est pourquoi « il n’est pas possible de réfléchir à la carte scolaire sans avoir une vision globale d’un territoire ».
Et « les enseignants qui perdent leur poste dans les écoles, surtout rurales, sont souvent nommés à plusieurs dizaines de kilomètres », ajoute son confrère Florent Lavenet (CFDT‑EFRP). Un effet impactant « généralement les débuts de carrière », ce qui renvoie à la question de l’attractivité des métiers dans l’Éducation nationale. […] »
⇒ AGENDA : Mercredi 21 octobre 2026
« Crise des lycées : la parole aux proviseurs » – Sénat
« Lors de sa réunion du mercredi 21 octobre à 9h30, la commission de la culture organise une table ronde de représentants des personnels de direction de l’éducation nationale sur la crise des lycées, en présence de :
Mme Agnès Andersen, secrétaire générale de ID-FO
M. Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa
M. Laurent Kaufmann, secrétaire fédéral de la CFDT-Éducation Formation Recherche Publiques » – Pour suivre le replay, c’est ici.
16/10/2026 : RTL
Lætitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques intervient dans le journal RTL de 12h30 d’Amandine Bégot sur la question des rythmes et des vacances scolaires suite à l’annonce d’Édouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle. Reportage d’Hortense Crépin à retrouver à partir de 00:10:24.
16/10/2026 : Le Café pédagogique
« Justice restaurative à l’école : la CFDT alerte sur la mise en difficulté des personnels »
« La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques des Pays de la Loire lance une alerte sociale [Pour lire le communiqué, c’est ici] concernant les personnels engagés dans les pratiques de justice restaurative en milieu scolaire. Dans l’académie de Nantes, près de 300 professionnels ont été formés à cette approche. Le syndicat dénonce aujourd’hui un climat de défiance. Certains personnels feraient face à des remises en cause, voire à des propos calomnieux de la part d’interlocuteurs académiques. […] »
15/10/2026 : News Tank
« Réseau Canopé : Gaël le Dréau, directeur général adjoint », réservé aux abonné·e·s
« Cette nomination s’inscrit dans la volonté de renforcer les capacités de pilotage de l’établissement et d’accompagner la mise en œuvre de ses priorités stratégiques au service de la communauté éducative », indique le réseau Canopé. […]
(Focus) Réseau Canopé : une « mort lente » causée par le ministère (CFDT)
“Après des années de baisse de subvention et de suppressions d’effectifs, on passe maintenant aux coupes brutales et douloureuses. On coupe un membre en 2026 : ce sont 100 personnes en moins. Avec 100 personnes en moins selon le PLF, on coupe un autre membre en 2027”, indique l’article de la CFDT [à lire ici]. Selon le syndicat, l’organisme n’est plus alimenté. “Il n’y a plus d’argent pour se déplacer, pour investir en matériel, pour réparer ou changer les véhicules, pour offrir un café aux stagiaires… On comprime tout le monde avec le non-remplacement des personnels partis.” Cette coupe inclut des problèmes de charge de travail pour les personnels, avec “la multiplication des missions et l’extension des périmètres”. “Aujourd’hui on demande à des agents ou agentes de se déplacer à trois heures de route pour animer une formation.” »
PQR> 13/10/2026 : Le Journal toulousain
« Grève et manifestation lycéenne à Toulouse ce mardi 13 octobre : à quoi faut-il s’attendre ? », par Séverine Sarrat
« La mobilisation lycéenne se poursuit à Toulouse ce mardi 13 octobre avec une manifestation à 14h, au départ des Arènes. Cinq syndicats de l’Éducation appellent à la grève, tandis que le mouvement s’étend à d’autres secteurs de la Fonction publique.
[…]
Des revendications sur les moyens et les inégalités scolaires
[…] Ce mardi [13 octobre] cinq syndicats de l’Éducation nationale en Haute-Garonne appellent à leur tour les personnels à faire grève et à rejoindre le cortège. Leur participation doit aussi permettre de porter des revendications propres aux équipes éducatives. La FSU 31, la FNEC FP-FO 31, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques de l’académie de Toulouse, la CGT Éduc’action 31 et SUD Éducation 31 demandent notamment davantage de recrutements, une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail. Elles réclament également l’abandon des suppressions de postes envisagées dans le budget 2027 et la rénovation des établissements scolaires. […] »

12/10/2026 : Le Café pédagogique
« « Ce qu’on veut, c’est une école républicaine qui tienne ses promesses » : un front commun pour l’École », par Djéhanne Gani
« Samedi 10 octobre, la Bourse du travail accueillait le Forum du Manifeste du Café pédagogique, acte 2 de Parions sur l’École et l’éducation, coordonné par Philippe Meirieu et Djéhanne Gani. De nombreux collectifs d’éducation populaire, de recherche et syndicats [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, représentée par Laurent Alexandre, secrétaire fédéral] s’y sont retrouvés. Dans le contexte des mobilisations lycéennes, la démarche collective et fédératrice de réflexion et d’action du Manifeste a pris une résonance forte […]
Laurent Alexandre, pour la CFDT, remercie les jeunes de « donner un peu de dynamisme dans une société » et appelle à « arrêter ce discours de l’école sanctuaire » : « L’extérieur n’est pas une menace, c’est la réalité des enseignants et des élèves. » […] »
Les temps forts de la semaine du 12 octobre 2026 pour l’enseignement scolaire – AEF Info, réservé aux abonné·e·s
Mardi 13. Des syndicats lycéens organisent un « acte V » de leur mouvement de protestation , soutenus par une intersyndicale (FSU, Unsa Éducation, Fnec FP FO, CFDT EFRP, CGT Educ’action et SUD‑Éducation), qui réclame « des conditions de travail et d’études dignes, et des personnels revalorisés ».
L’Assemblée nationale vote solennellement la proposition de loi « apportant une réponse intégrale au phénomène de violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants » , l’après‑midi.
Puis, elle discute du projet de loi de finances pour 2027.
09/10/2026 : AEF Info
« Lycée : des organisations syndicales jugent irréalistes les solutions du MEN pour améliorer le remplacement enseignant », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Pour répondre aux revendications lycéennes, Édouard Geffray a présenté jeudi soir des mesures pour faciliter le remplacement des enseignants absents. Il a promis notamment l’arrivée de 3 000 professeurs remplaçants […], la possibilité pour les recteurs de recruter quelques centaines de professeurs de plus et une hausse des heures « pacte ».
[…]
LES TZR « ne restent pas chez eux »
« Nous ne sommes pas sûrs que cette mesure puisse se mettre en place. Nous sommes très réservés », estime Lætitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT‑EFRP. La réponse lui semble « trop partielle et insuffisante ».
« Peut‑être que ces 3 000 enseignants TZR disponibles et non affectés sont dans des disciplines [plus rares] dans lesquelles ils n’ont pas d’élèves pour le moment », soutient‑elle. Si les besoins se trouvent davantage dans les mathématiques ou le français, elle précise que ces remplaçants « ne restent pas chez eux, ils sont dans leur établissement de rattachement, et ils apportent un soutien » aux équipes éducatives. »
08/10/2026 : France Info
Lors de la mobilisation lycéenne du 8 octobre place de la Bastille à laquelle s’est jointe la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, témoignage de Florent Ternisien, professeur d’histoire-géographie en lycée et secrétaire fédéral de la CFDT Éducation… au micro de Mathilde Moreau. À retrouver dans nos RS : Facebook, Linkedin…
08/10/2026 : L’Étudiant
« Derrière la mobilisation lycéenne et étudiante, la question de la sélection à l’université », par Rachel Rodrigues
« En pleine mobilisation lycéenne et étudiante, une revendication revient en force : mettre fin à la sélection dans l’enseignement supérieur. Derrière cette revendication historique, un point de tension entre deux visions qui commencent à s’affronter. […]
Principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur
[…] selon les organisations étudiantes, cette sélection contrevient au principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur public, entraînant même selon elles un « tri social » des jeunes, dont beaucoup doivent se tourner vers des formations privées payantes, faute de solution.
Une opinion également partagée par plusieurs syndicats du supérieur, attachés au mouvement de démocratisation des études supérieures, qui a permis à des générations de jeunes d’accéder plus largement à l’université. « Ce mouvement n’est pas terminé. Nous sommes sur une ligne de crête, on voit que nos politiques ne savent pas trop de quel côté balancer », s’inquiète Lætitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques.
Le rôle du bac en question
[…] une autre vision commence à émerger du côté du gouvernement, qui souhaite répondre à l’enjeu de la faible réussite en licence. Lors de sa conférence de presse de rentrée, Philippe Baptiste a évoqué « le rôle du baccalauréat », « l’accès à l’enseignement supérieur » et la question de la sélection comme étant des sujets « qui méritent d’être débattus » et questionnés lors de la prochaine élection présidentielle.
Le ministre semble ainsi rejoindre les conclusions d’un rapport sénatorial, publié début septembre et recommandant de mettre fin au droit automatique d’aller à l’université avec l’obtention du baccalauréat. De quoi inquiéter plusieurs acteurs. « Cela renvoie à une vision passéiste de l’enseignement supérieur, à une époque très lointaine où il était élitiste et sélectif », affirme Lætitia Aresu. […] »
08/10/2026 : Le Café pédagogique
« Le temps démocratique improvisé au lycée critiqué de toutes parts »
« Décidément les 3 jours de débat annoncés tambour battant dans les lycées ne font pas l’unanimité du côté des syndicats. Manque de préparation, pansement sur une jambe de bois et surtout basculement des responsabilités irritent les organisations syndicales. […] « Donner la parole aux élèves est nécessaire, mais demander aux personnels d’organiser ces échanges du jour au lendemain, c’est méconnaître la réalité de leur travail et la diversité des situations », indique la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques [lire le communiqué « Lycées : un temps démocratique, ça se prépare !« ]. « Le gouvernement doit permettre aux personnels et aux jeunes de construire le dialogue dans de bonnes conditions et assumer ses responsabilités dans les réponses attendues ». […] »
07/10/2026 : AEF Info
« Une intersyndicale de l’éducation appelle à la poursuite des mobilisations lycéennes », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Une intersyndicale de l’éducation (FO, FSU, CGT Educ’action, Sud‑Éducation, Unsa‑Éducation, CFDT‑EFRP) appelle, mercredi 7 octobre 2026, à soutenir les mobilisations de lycéens qui seront organisées jeudi 8 octobre. Les syndicats critiquent les solutions apportées par le gouvernement et demandent des réponses « concrètes » aux revendications des élèves. Parmi les sujets en commun figurent Parcoursup, les remplacements de personnels ou encore la réforme du lycée. Les organisations syndicales prévoient également d’organiser une mobilisation pour les personnels la semaine prochaine. […] »

06/10/2026 : Médiapart
« Lycées : mobilisation historique, répression historique », émission accessible sur inscription.
Parmi les invité·e·s d’« À l’air libre », qui revient sur les mobilisations historiques et la répression policière à laquelle les jeunes font face depuis plusieurs jours, Jérôme Herbrich, proviseur de lycée professionnel à Paris, correspondant personnels encadrants à la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques.

05/10/2026 : Sqool TV
Laurent Alexandre, enseignant, formateur en institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé), et secrétaire fédéral était l’invité du « Grand JT de l’éducation » sur Sqool TV pour débattre sur la question « Enseignant : un métier en crise ? ».
Le replay est à regarder ici.
Des passages sont à retrouver dans nos réseaux sociaux :
« Revendications lycéennes et revendications CFDT, même combat ? » (FB),
« L’ère Blanquer : le début de la fin ? » (FB)

05/10/2026 : News Tank
« CFDT EFRP : un PLF 2027 où « on rend aux Crous et ONR ce qu’ils ont perdu » » ; les priorités de la rentrée », réservé aux abonné·e·s
« « On nous a annoncé un budget enseignement supérieur et recherche en hausse. En hausse parce que des moyens permettent d’abonder les besoins pour le repas à 1 € et pour les investissements dans les Crous. Des moyens sont aussi mis dans les organismes de recherche qui ont subi des baisses ces dernières années. On leur rend ce qu’ils ont perdu », déclare Lætitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT EFRP, le 05/10/2026.
« Ce n’est pas pour autant que les SCSP à destination des universités vont augmenter. Or, nous savons que les universités sont dans des situations difficiles au niveau budgétaire », poursuit-elle.
Concernant la mobilisation lycéenne et étudiante en cours depuis le 25/09, Lætitia Aresu déclare que « les revendications étudiantes elles-mêmes rejoignent certaines de nos revendications pour les personnels. Avant tout, la CFDT EFRP veut réaffirmer avec force qu’investir dans l’enseignement supérieur et la recherche c’est préparer l’avenir du pays et des jeunes en formation ».
« On a le souci de ne pas parler à leur place, et de ne pas confisquer leur parole. Notre position est plutôt celle d’un accompagnement qu’une mobilisation propre. Sur les différents appels intersyndicaux, nous avons pu rejoindre celui de l’éducation nationale. Celui qui concernait l’enseignement supérieur avait des formulations qui n’étaient pas conformes à notre mandat. Nous n’avons pas pu le signer », indique Christophe Bonnet, secrétaire national enseignement supérieur du syndicat.
« Nous demandons un système d’enseignement supérieur juste » (Lætitia Aresu) […]
Repas à 1 € : « avoir des conditions de travail plus soutenables » […]
Des « inquiétudes » sur la réforme de la formation des enseignants […]
PLF 2027 : « il n’y a pas de perspective dans ce budget » (Christophe Bonnet) […]
Des tensions en Île-de-France concernant les étudiants sans affectation […]
Le rapport sénatorial « à charge et déconnecté des réalités du terrain » […]
La place du syndicat dans le débat présidentiel
Interrogée par News Tank sur le rôle du syndicat durant la campagne présidentielle à venir, Lætitia Aresu précise que la CFDT EFRP dispose de son projet pour l’école. L’organisation va rencontrer des représentants des candidats ou des partis. « Mais pas avec tout le monde, nous ne parlons pas avec le Rassemblement national ou des candidats qui expriment des idées d’extrême droite. »
Elle rappelle que Jean-Marc Marx, secrétaire national de la CFDT EFRP, figure parmi les signataires de la tribune intitulée « Une politique éducative ne peut pas être une succession de réformes décidées au rythme des alternances et des polémiques [réservé aux abonné·e·s] », publiée dans Le Monde le 29/09/2026, à l’initiative de l’Académie des sciences. La tribune présente « des constats partagés et adresse huit questions adressées aux futurs candidats à la présidentielle sur le modèle pédagogique », indique Caroline Brisedoux.
Fusion IRD-CNRS : « un exemple d’une politique faite d’à-coups » (Christophe Bonnet) […] »
05/10/2026 : AEF Info
« Mobilisation : plusieurs sites universitaires perturbés, Philippe Baptiste « craint » un embrasement pour la journée du 6 », réservé aux abonné·e·s
« Blocages de sites, fermetures préventives, cours en distanciel… La mobilisation étudiante se poursuit dans les universités, lundi 5 octobre, veille de la journée nationale de mobilisation étudiante et lycéenne, prévue le 6 octobre, à laquelle se sont joints les syndicats de personnels de l’ESR […]
La CFDT EFRP ne souhaite pas « prendre la parole à la place des jeunes »
« Alors que le gouvernement devrait appeler à défendre le monde académique et donner les moyens aux universités et aux ONR pour qu’ils réalisent leurs missions dans de bonnes conditions, pour les personnels, comme pour les étudiants, des risques de renoncement pour cause d’austérité budgétaire sont importants », constate Lætitia Aresu, secrétaire générale de CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, lors d’une conférence de presse de rentrée, le 5 octobre 2026.
Le syndicat se félicite d’avoir obtenu des moyens supplémentaires concernant la mise en place des repas à 1 €, avec l’annonce de 600 postes pour les Crous, mais prévient qu’il reste « vigilant ». « Le compte n’y est pas malgré l’ajout des 143 M€. »
À l’occasion du débat budgétaire du PLF 2027 au Parlement, il entend « réaffirmer avec force qu’investir dans l’ESR c’est préparer l’avenir du pays et des jeunes en formation ». « Les lignes budgétaires pour l’ESR sont mieux abondées dans ce budget 2027 que pour d’autres mais on ne peut pas dire que l’on soit satisfait », résume Claire Bonhomme, secrétaire nationale CFDT EFRP. « Des moyens supplémentaires sont donnés aux ONR, mais on leur rend ce qui leur a été pris les années précédentes, et les universités restent dans des situations budgétaires difficiles », constate le syndicat.
Interrogée sur l’absence du syndicat au sein de l’intersyndicale de l’ESR, qui appelle à la grève et à la mobilisation le 6 octobre, en soutien aux lycéens et étudiants, le syndicat répond qu’il ne souhaite pas « prendre la parole à la place » des étudiants. « Certaines des revendications de ce mouvement lycéen et étudiant rejoignent les nôtres mais notre position c’est d’accompagner cette jeunesse », fait savoir Christophe Bonnet, secrétaire national pour l’enseignement supérieur.
La branche ESR du syndicat n’est pas parvenue à se mettre d’accord avec le reste des organisations syndicales dans l’appel lancé par l’intersyndicale de l’ESR contrairement à l’intersyndicale de l’Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, SUD) qui appelle à participer à la mobilisation et à la grève. […] »
Les temps forts de la semaine du 5 octobre pour l’enseignement scolaire – AEF info, réservé aux abonné·e·s
« La mission d’information sur le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique organise une audition conjointe des représentants des syndicats représentatifs du premier degré public, avec : [pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] Dominique Bruneau et Florent Lavenet, secrétaires fédéraux »
02/10/2026 : Sqool TV
Laurence Lagneau, enseignante spécialisée et co-secrétaire générale de la CFDT Académie de Paris était l’invitée du « Grand JT de l’éducation » sur Sqool TV.
Elle intervenait sur l’École à Paris : vers un retour à la semaine de 4 jours ? Quel est le meilleur rythme scolaire pour nos enfants ?
Pour voir le replay, c’est ici (à partir de 00:01:19)
02/10/2026 : Libération
« Ulcérés par le « budget catastrophique » du gouvernement, chercheurs et étudiants se mobilisent », par Olivier Monod / AFP
« Alors que le mouvement lycéen gagne les facs et qu’une manifestation unie se profile ce mardi 6 octobre, les arbitrages budgétaires de l’exécutif attisent la colère du secteur de la recherche et de l’enseignement supérieur, doté de moyens insuffisants et inférieurs à l’inflation.
Un gouvernement à contretemps. Le budget 2027 de l’exécutif est en profond décalage avec la réalité des campus. Dans un contexte global de réduction du déficit à 5 % du PIB, la mission «Enseignement supérieur et Recherche» s’en sort avec une augmentation de 500 millions d’euros, portant le total de son budget à 31,8 milliards d’euros, soit 1,59 % de hausse, alors que l’inflation est de 3 % sur un an, en septembre, selon l’Insee. Un effort qui ne répond ni aux revendications du mouvement étudiant naissant ni aux attentes des chercheurs. […] Même réaction du côté de Christophe Bonnet, secrétaire national au CFDT Education-Formation et recherche publiques, pour qui « on ne peut pas avancer avec ce budget ». Le gouvernement n’a pas donné tout le détail de la ventilation de cette augmentation. Il précise que 110 millions d’euros iront au « redressement de la trajectoire financière du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) », et 115 millions d’euros irrigueront la recherche sur le nucléaire. Pas de quoi relancer un secteur durement touché par les coupes budgétaires cette année. […] Christophe Bonnet, […], souligne que l’exécutif s’est engagé à des revalorisations salariales qui ne sont pas financées, ce qui, selon lui, « pose la question de la valeur de la parole de l’Etat ».
« L’injustice sociale dans les études »
[…] L’intersyndicale du secteur appelle à la mobilisation dans le cadre des grèves et manifestation en défense de la fonction publique de cette rentrée, le 29 septembre et ce mardi 6 octobre. Mais la convergence n’est pas encore au centre des discussions, selon Christophe Bonnet : « Les étudiants portent des revendications que nous partageons, mais nous ne voulons pas confisquer leur parole. Le pays doit réapprendre à écouter sa jeunesse. » »
02/10/2026 : Regards protestants
« Mobilisation lycéenne : les préfets ferment 400 établissements et interdisent les rassemblements », le blog de Camille Verdi
« Dans la soirée du jeudi 1er octobre, les préfectures ont annoncé la fermeture de 400 lycées et ont interdit les manifestations autour des établissements scolaires. Le ministre de l’Éducation recevra également les organisations syndicales et associations lycéennes.
« Des revendications tout à fait légitimes »
Secrétaire générale de la CFDT Éducation, Lætitia Aresu sera de même reçue par le ministre, indique France Info. « Cela fait un certain nombre d’années que l’on dit que l’on manque d’enseignants, de moyens humains, de personnels de santé, de vie scolaire, pour accompagner ces lycéens dans leur orientation, dans leur parcours », déplore-t-elle. Elle note aussi une « dégradation depuis plusieurs années ». Sur les réseaux sociaux, les élèves des lycées de Seine-Saint-Denis dénoncent notamment les plafonds troués, les fuites d’eau, le non-remplacement des professeurs, la chaleur ou au contraire l’absence de chauffage dans les classes.
Pour la syndicaliste, il faut « renouer le dialogue avec les lycéens qui portent des revendications tout à fait légitimes ». Quand « on est à 35 dans une classe, c’est difficile d’accompagner chaque élève pendant le cours, donc il faut absolument alléger les effectifs des classes ». La représentante syndicale note également qu’il y a « un certain nombre de blocages qui se sont très bien passés avec des cortèges qui se sont déroulés dans le calme ». »
02/10/2026 : AEF Info
« La « sécurité des personnels et des élèves » au centre des échanges entre le ministère et des organisations syndicales », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
« Les discussions ont duré plus de deux heures entre le ministre de l’Éducation nationale et les représentants des organisations syndicales, reçues vendredi 2 octobre rue de Grenelle, dans le cadre de la mobilisation lycéenne. L’occasion, d’abord, de dresser un état des lieux chiffré des personnels et élèves blessés […]
Une intersyndicale (FSU, Unsa Education, Fnec FP FO, CFDT‑EFRP, CGT Éduc’action, SUD Education) a appelé, en fin de journée, « à soutenir et entendre les revendications lycéennes pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité, notamment à l’occasion de la journée annoncée du mardi 6 octobre ». […]
« Ni calendrier, ni planning ministériel » de reprise des cours (CFDT‑EFRP)
Des cours à distance, pour assurer la sécurité des élèves et personnels quand c’est nécessaire, ont aussi été annoncés par Édouard Geffray. « L’idée est surtout de rester en contact avec les élèves », souligne Lætitia Aresu, secrétaire générale CFDT‑EFRP.
[se pose la question de la suite] : comment reprendre les cours après ? Sous quelles formes ? […] Dans tous les cas, la reprise « se fera progressivement, en fonction des situations », prévient Lætitia Aresu. « Il n’y a ni calendrier, ni planning ministériel ».
« Renouer le dialogue avec les élèves » (SE‑Unsa)
Tous les syndicats insistent sur l’importance d’un temps de discussion pour mener cette reprise : avec les enseignants, « afin qu’ils puissent s’exprimer entre eux, sachant qu’ils ont pu être traumatisés par des faits de violences, pour qu’ils puissent voir la médecine du travail, par exemple », illustre Lætitia Aresu. Mais aussi pour « renouer le dialogue avec les jeunes, dans les classes. Tout doit s’organiser localement, le ministre en a convenu : il n’est pas possible de reprendre comme si de rien n’était ». […]
Une plateforme pour accueillir les revendications
Dans le détail, cette plateforme comportera notamment des questions « ouvertes, avec des champs libres, pour que les lycéens s’expriment et donnent leurs revendications. Ce sera anonyme, seul le département sera demandé », précise aussi Lætitia Aresu. […] »
02/10/2026: AEF Info
« La confirmation des mesures du rendez-vous salarial de juillet ne satisfait pas les organisations syndicales », par Clarisse Jay, réservé aux abonné·e·s
« DGAFP et syndicats [dont la CFDT Fonctions publiques] ce sont retrouvés ce 2 octobre 2026 pour évoquer les suites du rendez‑vous salarial du 8 juillet dernier. Une réunion tendue, trois jours après la mobilisation intersyndicale du 29 septembre et au lendemain de la présentation du budget 2027. Le ministre des Comptes publics a confirmé en ouverture les mesures annoncées en juillet dernier que les syndicats jugent toujours insuffisantes, y compris l’annonce du relèvement de l’indice minimum de traitement. […]
Une réponse du gouvernement « irresponsable »
De son côté, la CFDT Fonctions publiques se montre tout aussi critique bien qu’étant restée à la réunion. La revalorisation du minimum de traitement et l' »injection de points » est jugée insuffisante, d’autant qu’avec les prochaines revalorisations du Smic, « les agents seront de nouveau rattrapés ». En outre, cette mesure » ne résout en rien le tassement des grilles, voire au contraire l’aggrave. Seule la refonte des grilles indiciaires permettra de donner aux agents des traitements indiciaires décents et de réelles perspectives de carrière », fait valoir sa secrétaire générale, Laure Revel, reprochant par ailleurs à la mesure de promotion interne de ne concerner que la fonction publique de l’État. D’une manière générale, « il va falloir attendre pour voir concrètement quelques euros de plus sur la feuille de paye qui seront certainement rattrapés par le niveau du Smic et ne compenseront pas l’inflation qui reprend son envol. Encore une fois les actes ne suivent pas la parole ! », résume‑t‑elle.
[Encadré] Une première étape de revalorisation des enseignants
Lors du groupe de travail du 2 octobre, le ministre de l’Action et des Comptes publics a également indiqué travailler avec le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, « à une première étape derevalorisation des enseignants en milieu de carrière, là où les rémunérations connaissent aujourd’hui un plateau sous l’effet du relèvement des débuts de carrière que nous avons mis en oeuvre ». Il s’agit « de faire en sorte que l’expérience acquise tout au long d’une carrière soit mieux reconnue ». »
01/10/2026 : France Info
« « Il faut qu’on les entende et qu’on réponde aux revendications des lycéens », met en garde la CFDT »
« […] Le mouvement lycéen « porte des revendications légitimes », selon Lætitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, invitée jeudi 1er octobre sur franceinfo. Elle sera reçue par le ministre de l’Education nationale vendredi matin, aux côtés d’autres organisations syndicales et d’associations de lycéens et de parents d’élèves. […] « Il faut qu’on les entende et qu’on réponde aux revendications des lycéens », met en garde Lætitia Aresu, secrétaire générale de la CFDT Education Formation Recherche Publiques. « On a des lycéens qui sont préoccupés par leurs conditions d’études et ça rejoint nos revendications syndicales », explique-t-elle. « Cela fait un certain nombre d’années que l’on dit que l’on manque d’enseignants, de moyens humains, de personnels de santé, de vie scolaire, pour accompagner ces lycéens dans leur orientation, dans leur parcours. » Lætitia Aresu dénonce « une dégradation depuis plusieurs années ».
« Renouer le dialogue »
« Nous appelons à renouer le dialogue avec les lycéens qui portent des revendications tout à fait légitimes », insiste la syndicaliste. Quand « on est à 35 dans une classe, c’est difficile d’accompagner chaque élève pendant le cours, donc il faut absolument alléger les effectifs des classes », estime-t-elle.
Lætitia Aresu appelle à « ramener le calme », d’autant qu' »un certain nombre de lycéens veulent dialoguer ». « Tous les lycéens ne sont pas là pour détruire les établissements », assure-t-elle. Il y a « un certain nombre de blocages qui se sont très bien passés avec des cortèges qui se sont déroulés dans le calme ». La secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation se dit inquiète « par rapport à la situation dans les lycées ». « Nous condamnons toutes les violences d’où qu’elles viennent », affirme-t-elle. « Il y a une perte de sens, le mouvement lycéen est débordé par les violences urbaines. Ce qu’on demande, c’est que le personnel soit bien protégé de ces violences et de ces actes malveillants. » »
01/10/2026 : AEF Info
« Une intersyndicale de l’Éducation nationale demande de « faire cesser toute forme de violence à l’encontre des lycéens » », par Élise Le Berre et Cécile Olivier, réservé aux abonné·e·s
« « La brutalité des forces de l’ordre met en danger la vie des élèves et des personnels », dénonce une intersyndicale [comprenant la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques], dans un voeu formulé lors du CSE le 1er octobre 2026. Alors que les mobilisations lycéennes s’étendent, elle demande « l’abandon des sanctions et poursuites liées au seul fait de participer aux mobilisations » et de « faire cesser toute forme de violence à l’encontre des lycéens ». Alors que Matignon a réuni une cellule de crise, le Édouard Geffray a demandé que « les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l’accueil des élèves en toute sécurité ». […] »