Au jour le jour, la CFDT Éducation… dans les médias

Au jour le jour : les mentions de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans les médias.

PQR> 09/07/2024 : Sud-Ouest.fr avec AFP
« Éducation nationale : un projet de radiation d’élève pour le comportement des parents suscite la colère »
[…]
Lors du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), instance consultative présidée par le ministère de l’Éducation, « au moment du vote du décret, tout le monde est parti, sauf une organisation, pour montrer qu’on désapprouvait collectivement », a rapporté le vice-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Mustafa Ozcelik. « C’est un événement rare. Cela dit l’exaspération des organisations, pas que syndicales, face aux passages en force et au dialogue de sourds de l’administration », a ajouté Caroline Brisedoux, de la CFDT EFRP.
Les modalités du projet de décret
Selon le projet de décret du ministère, un élève dont un parent a un « comportement » qui « compromet gravement le fonctionnement normal de son établissement scolaire » pourrait à l’avenir se voir contraint de changer d’école. Lors du CSE, les participants ont adopté, avec une cinquantaine de voix pour et six abstentions, un vœu porté par la FCPE demandant le retrait du projet de décret. […] »

08/07/2026 : AEF Info
« Concours de professeurs des écoles 2026 : le taux de couverture progresse de 5,2 points », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« Les résultats d’admission à plusieurs concours du CRPE (externes, 3e concours, 2nd concours interne) indiquent un taux de couverture qui progresse sur un an, selon les données fournies par la DGRH lors du 3e comité de suivi de la réforme de la formation des enseignants le 29 juin dernier. Mais plusieurs académies comme Versailles, Créteil et la Guyane ont, cette année encore, des postes non pourvus. AEF info détaille l’évolution des admis aux CRPE externes par académie, et selon le concours passé (bac+3 et bac+5). Des résultats « encourageants » selon les organisations syndicales, même si des questions subsistent.
[…]
Un « bénéfice » même si toutes les académies « n’ont pas fait le plein »
[…] « Nous voyons bien le bénéfice en termes de vivier, analyse Caroline Brisedoux, de la CFDT‑EFRP. Mais c’est un stock qui ne sera pas renouvelé, notamment pour des contractuels qui n’avaient pas de bac+5. Oui il y a un progrès, mais il faudra voir dans le temps ».
Elle précise par ailleurs avoir demandé à la DGRH « des données genrées » sur les résultats aux concours, « car la profession se féminise de plus en plus », mais aussi des données sur la licence d’origine, « afin de pouvoir constater si ce sont toujours les mêmes pourvoyeurs » qui fournissent les candidats aux concours du 1er degré.
Une inquiétude sur le nombre de candidats sur les listes complémentaires
Caroline Brisedoux se questionne sur « les nombreuses académies qui ont fait le choix de ne pas avoir de liste complémentaire » […] les syndicalistes convergent pour rappeler que, selon eux, la réforme de la formation des enseignants n’est « qu’un des leviers » pour relancer l’attractivité du métier, qui nécessite de travailler à la revalorisation salariale et sur les conditions de travail. »

07/07/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Mauvais bulletin pour l’année scolaire et universitaire », par Nicolas Ballot, réservé aux abonné·e·s
« La CFDT Éducation Formation Recherche publiques dresse le bilan d’une année difficile au sein du ministère de l’Éducation nationale… faute de moyens budgétaires et de volonté politique.
Lors de sa traditionnelle conférence de presse bilan, début juillet, la CFDT EFRP a déploré, par la voix de sa nouvelle secrétaire générale, Lӕtitia Aresu, « un dialogue social bloqué faute de marge de manœuvre budgétaire ». Cette situation se révèle d’autant plus inquiétante qu’elle débouche sur un « dialogue social à sens unique, poursuit Lætitia. Même les réformes qui finissent par aboutir ne peuvent pas nous convenir faute de moyens pour les mettre correctement en œuvre ». Il en va ainsi de la réforme de la formation initiale des professeurs, « mise en place dans l’urgence et sans moyens… donc vouée à l’échec », selon Caroline Brisedoux, la secrétaire nationale chargée du dossier.
En ce qui concerne l’université, la situation n’est guère plus brillante, note le secrétaire national Christophe Bonnet – prenant l’exemple des repas à un euro dans les Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous). Cette mesure, « qui n’a pas été préparée, va peser sur des agents déjà en sous-effectifs et en souffrance, à qui on demande l’impossible ! ». Face à une telle situation, menaçant de devenir intenable, la CFDT EFRP prépare déjà, avec ses syndicats, une mobilisation dès la rentrée.
Un avenir peu engageant
Si l’année scolaire et universitaire qui s’achève a été difficile, la prochaine ne s’annonce guère meilleure. Aussi, la CFDT EFRP fixe déjà ses priorités : pouvoir d’achat des agents ; santé et conditions de travail – la canicule aura, de ce point de vue, été un puissant révélateur du manquement de l’employeur public quant à ses obligations – ou encore les élections fonctions publiques de décembre 2026.
Les conditions de travail au cœur du revendicatif de la CFDT EFRP
Malgré l’ampleur de la tâche, dans un contexte politique et budgétaire incertain, la fédération « continue d’agir pour obtenir des avancées concrètes pour les agents au nom de la justice sociale pour des travailleurs qui ne déméritent pas ; bien au contraire ! », insiste Lӕtitia. Elle peut ainsi s’appuyer sur les remontées des différentes semaines d’action lancées depuis novembre 2025 « permettant d’aller à la rencontre des collègues sur les sujets qui les préoccupent », comme l’école inclusive, les conditions de travail ou encore les rémunérations – thème retenu à l’occasion de la semaine du 21 au 25 septembre. »

06/07/2026 : Tout Éduc
« « Brisons le silence » : le plan est facultatif pour le privé sous contrat (CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et Fep-CFDT) »
« Un décret du 13 mai prévoit que les élèves internes ou ayant participé à un voyage scolaire avec nuitée « sont invités à participer à un questionnaire en remplissant une grille d’auto-évaluation visant à améliorer la prévention, la détection et la prise en charge des situations ou faits de violence survenus au sein de l’internat ou durant le voyage scolaire », au moins deux fois par an pour les internes et après chaque séjour pour les autres (ici).
[…] dans un courriel adressé par Caroline Pascal, la DGESCO, aux directeurs d’école et aux chefs/cheffes d’établissement [il est rappelé que ce questionnaire] revêtira un caractère obligatoire dans les écoles élémentaires, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2026-2027. »
La CFDT enseignement public et la Fep-CFDT (enseignement privé) publient un communiqué commun dans lequel les deux organisations « s’étonnent de constater que ces questionnaires soient finalement affichés comme facultatifs pour les établissements privés » alors que cette mesure devrait « s’appliquer de la même manière dans l’ensemble du système éducatif ». Elle rappelle que le plan « Brisons le silence » a été mis en oeuvre « après les événements de Betharram », elles demandent au ministre « de s’assurer de l’application pleine et entière de l’intégralité du plan ‘Brisons le silence’ dans tous les établissements ». »

03/07/2026 : AEF Info
« Pour son année de lancement, la LPE semble attractive, notamment pour des profils en réorientation », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« La nouvelle licence professorat des écoles, créée dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, semble attractive sur Parcoursup, avec en moyenne 26 candidatures par place dans le public, selon un bilan temporaire présenté en comité de suivi le 29 juin 2026. Si la majorité des places devraient être pourvues par des profils de terminales de la filière générale, plus de 20 % pourraient être attribuées à des profils en réorientation. Plusieurs organisations syndicales s’interrogent cependant sur le devenir de ces étudiants, notamment la possibilité donnée de changer de voie.
[…]
En moyenne 26 candidatures par place pour le public
[…] 125 formations de LPE sont proposées à travers la France (109 pour le public et 16 pour le privé), pour une capacité d’accueil de 6 093 places.
Au total, 41 744 personnes ont confirmé au moins un voeu de candidature dans une LPE, et 2 571 candidats n’ont même formulé que des voeux en LPE. Ainsi, le nombre total de voeux en direction de cette formation s’élève à 148 047, dont 142 237 pour le public. Le document fait état d’un « taux de pression important dans les formations », avec en moyenne « 26 candidatures pour une place dans le public et de 8 candidatures pour une place dans le privé ». Il ressort aussi que si les élèves en terminale générale représentent plus de 40 % des candidatures, le cumul des profils en réorientation atteint 17 %.
[…]
Une attractivité qui se vérifiera dans la durée ?
[…] Caroline Brisedoux (CFDT‑EFRP) réaffirme son doute sur le fait qu’un « concours spécial » dédié aux étudiants de LPE constitue réellement un argument d’attractivité. Dans son compte rendu de séance, son syndicat s’interroge : quelle est la conséquence de l’attractivité des LPE sur les autres licences ? « Selon la Dgesip, la baisse est visible sur les candidatures en licence science de l’éducation et de la formation », est‑il écrit.[…] »

03/07/2026 : Handicap.fr
« AESH : l’Éducation nationale mise sur France Travail », par Clotilde Costil.
« Face au manque criant d’AESH à la rentrée, l’Éducation nationale s’associe à France Travail pour recruter rapidement. Une réponse d’urgence, alors que la profession réclame toujours un vrai statut et de meilleurs salaires.
[…]
Une réponse jugée insuffisante par la profession
[…] « Pourquoi hiérarchiser les collègues ? », dénoncent certains accompagnants, qui redoutent une profession à deux vitesses. Ils réclament notamment « l’équité entre personnels AESH et avec les autres personnels de l’Éducation nationale », selon la CFDT Éducation formation recherche publiques. »

03/07/2026 : News Tank
« CFDT EFRP : « Un dialogue social bloqué depuis la mandature de Sébastien Lecornu » (Lætitia Aresu) », réservé aux abonné·e·s
« […] La nouvelle secrétaire générale de la CFDT EFRP, élue le 12/05, s’exprime pour établir le bilan de l’année scolaire et universitaire 2025-2026. Elle évoque des « discussions qui traînent en longueur » comme sur le statut des AESH, la grille salariale des AED, les revalorisations des filières administratives ou encore le droit avantage spécifique en quartier prioritaire de la ville.
« Ce que nous constatons, c’est un dialogue social à sens unique. Quand des réformes aboutissent, elles ne nous conviennent pas », indique la secrétaire générale. Elle prend en exemple quelques réformes comme la formation initiale des enseignants, le repas à 1 € dans les Crous et la mise en œuvre de l’école inclusive.
[…]
« Le pilotage par le budget » (Lætitia Aresu)
« Le ministère [de l’éducation nationale] a ouvert des chantiers sur la démographie scolaire, sur le climat scolaire, sur l’intelligence artificielle, sur l’éducation prioritaire. Mais en fait, ces chantiers se déroulent sur le ton du constat, sans qu’aucune perspective ne soit évoquée. Le ministère justifie les précautions et l’immobilisme par la proximité des élections présidentielles. Mais on sent bien qu’il n’y a aucune autonomie financière et que chaque euro compte. C’est le pilotage par le budget. »
La gestion de l’épisode caniculaire
Lætitia Aresu évoque également la période caniculaire. « Au niveau ministériel, c’est le calendrier des examens et la continuité des missions de service public qui ont été les priorités au détriment de la santé et des conditions de travail des personnels mais aussi des conditions d’apprentissage, des conditions de passation des épreuves pour les élèves. »
« Nous avons obtenu la tenue d’une réunion de bilan avec la formation spécialisée ministérielle de l’éducation nationale qui permettra de compléter le protocole d’action canicule. Mais aussi l’engagement du ministre de l’éducation nationale à faire appliquer l’obligation du document unique qui recense les risques professionnels. Nous demandons que le risque lié à l’exposition à la chaleur fasse l’objet d’un protocole local, structure par structure, qui comprenne des mesures à prendre dès que le risque est annoncé. »
À propos de l’adaptation du bâti scolaire, la CFDT EFRP « réclame une programmation des travaux en concertation avec les collectivités, mais une programmation pluriannuelle qui donne de la visibilité aux équipes. La question du bâti devra s’articuler avec le sujet de la baisse de la démographie scolaire ».
Complémentaire santé : un bilan financier à l’automne
Lætitia Aresu évoque « une nouveauté dans l’année avec la mise en œuvre de la complémentaire santé d’une part et de la prévoyance d’autre part depuis le 01/05/2026. C’est une avancée sociale importante mais diversement considérée comme telle par nos collègues selon leur situation personnelle. Nous attendons les premiers éléments de bilan financier à l’automne qui devrait nous permettre d’identifier des perspectives d’évolution du régime ».
La fonctionnarisation des AESH
Florence Dubonnet, secrétaire nationale, évoque les débuts des discussions avec le ministère de l’éducation nationale sur le statut des AESH. « Les premières réunions sont sur le temps de travail des personnels AESH puisque le ministère pose comme principe valable à la fonctionnarisation le fait d’arriver à déterminer un temps plein. Plus de 90 % des AESH sont entre 60 et 70 % de temps de travail. Cela ne permet pas la fonctionnarisation. »
« Ce travail est complexe et c’est la première étape. Après viendront toutes les questions de la formation initiale et continue, du passage du statut actuel à celui de fonctionnaire, des concours, de l’affectation. Cela a un fort impact aussi sur l’inclusion du métier, sur sa reconnaissance. »
La réforme de la formation des enseignants
Pour Caroline Brisedoux, la réforme de la formation initiale des enseignants « abîme les formateurs. Elle met les personnels administratifs dans une tension difficilement supportable et en réalité, elle ne va pas faciliter l’entrée dans le métier des lauréats. En tout cas, pour cette année, probablement aussi l’année prochaine ».
Elle regrette « la précipitation et le manque d’anticipation ». « Dès le lancement de cette réforme nous avons demandé au ministère qu’il nous présente l’intégralité de la réforme et de ses conséquences. Il en a été incapable et on se retrouve à deux mois de la rentrée à travailler sur des textes qui sont nécessaires pour le 01/09 dans l’urgence. Cela a été le cas encore en CSA le 30/06, où on a on a vu passer des textes qui étaient essentiels pour la mise en œuvre de la réforme. »
[…]
« La deuxième problématique est le manque de moyens. Nous attendons toujours des arbitrages de Bercy sur les frais de déplacement des élèves fonctionnaires et des formateurs qui vont intervenir en “exil”. Par ailleurs, nous avons découvert que les inscrits en master devront payer leurs frais de scolarité. Ce qui n’était pas le cas quand le concours était en M1 Un et qu’ils rentraient en M2. Ils étaient dans le même cas de figure, ils étaient fonctionnaires stagiaires inscrits dans un master et c’était leur employeur qui payait les frais de scolarité. »
Caroline Brisedoux signale que le double concours qui a lieu désormais va multiplier les profils des étudiants : élèves-fonctionnaires, fonctionnaires-stagiaires à 50 % et d’autres à 100 %. « Il va falloir attendre les commissions académiques pour tous les possesseurs d’un M1 pour savoir si finalement ils seront élèves fonctionnaires ou fonctionnaires stagiaires et s’il faudra leur trouver un berceau. C’est le casse-tête pour les personnels administratifs. »
Concernant le fait que les formateurs terrains doivent assurer 50 % des heures des maquettes, Caroline Brisedoux déclare : « Cette mesure illustre parfaitement la volonté de l’employeur de contrôler la formation initiale, de décider qui intervient. Sauf que notre employeur n’a pas les moyens de ses ambitions ». Elle signale à ce sujet « l’opacité des recrutements » et « le manque de ressources ».
ESR : « Dégradation de la situation financière des organismes de recherche » (Christophe Bonnet)
Pour Christophe Bonnet, secrétaire national, « les seules dépenses nouvelles (mesures fonction publique, mise en œuvre de la PSC) ont finalement été mieux compensées que ce qu’on avait craint à un moment. Mais cela devrait être un acquis quand l’État prend des décisions pour certains secteurs d’activité. Il doit donner les financements nécessaires aux établissements pour les mettre en œuvre ».
« En cette fin d’année, nous voyons une dynamique se développer, c’est la dégradation de la situation financière des organismes de recherche, avec un impact qui commence à être réel et immédiat sur les activités des unités de recherche. »
Repas à 1 € : « le réseau des Crous déjà en forte tension »
Pour Christophe Bonnet, « le réseau des Crous est déjà en forte tension, en sous-effectif, avec des personnels déjà en souffrance et qui sont confrontés, on le voit depuis le 01/05, à une hausse importante de l’activité. Quelques moyens supplémentaires ont été débloqués, mais ils sont insuffisants ». Il évoque aussi le fait que dans le secteur de la restauration, le marché du travail est fortement concurrentiel.
Les Assises du financement des universités
« Une sorte de contrepartie à cette mauvaise loi de finances du point de vue de l’enseignement supérieur et de la recherche a été la tenue des assises du financement des universités », indique Christophe Bonnet. « Le rapport final est assez décevant, puisque la seule solution qu’il apporte est l’augmentation des ressources propres, qui est pour l’État une manière de se défaire de ses obligations de financer le service public. Sur la proposition d’augmenter les droits d’inscription pour les étudiants, c’est pour nous une mesure qui serait inacceptable. »
Il signale également que la CFDT EFRP s’oppose à l’application des droits différenciés pour les étudiants extracommunautaires, et demande l’abrogation du décret.
Les mobilisations et actions prévues
En plus des journées de grève, la CFDT EFRP prévoit des semaines d’action dédiées à la rencontre des personnels. Chaque semaine d’action aboutit à un mémorandum reprenant les constats établis au sein de la CFDT.
La première s’est tenue en novembre 2025 sur l’École inclusive. Elle sera reconduite à la même période en 2026.
La seconde s’est tenue en mai sur les conditions de travail.
La troisième se tiendra du 21 au 25/09 et portera sur la rémunération.
« Ce sont les trois grands sujets qui sont prégnants dans la vie de nos collègues et sur lesquels on souhaite agir », indique Florence Dubonnet, secrétaire nationale.
Lӕtitia Aresu évoque par ailleurs les élections professionnelles prévues pour décembre 2026, « un enjeu syndical majeur » selon elle. « Pour nous, il s’agit d’augmenter notre nombre de voix aux élections et notre représentativité pour contribuer aussi à améliorer la représentativité CFDT dans la fonction publique. »
L’enjeu de l’élection présidentielle pour l’année 2026-2027
Par ailleurs, l’année scolaire 2026-2027 sera marquée par l’enjeu de l’élection présidentielle. Interrogée par News Tank sur les actions prévues par la CFDT à ce sujet, Lӕtitia Aresu répond : « La CFDT, notamment au niveau fédéral, organisera des temps avec les candidats, sauf les candidats d’extrême droite, du Rassemblement national. Notre ligne a toujours été de ne pas rencontrer les parlementaires ou élus du Rassemblement national. » […]
À la rentrée 2026, la CFDT publiera également un livret intitulé « Nos ambitions », regroupant les revendications du syndicat sur le scolaire, l’ESR et l’enseignement agricole public. « Ce livret servira d’appui dans nos relations avec les parlementaires et candidats à l’élection présidentielle », signale Lӕtitia Aresu.
« Nous rappellerons aussi au Gouvernement qu’il est en poste jusqu’à la fin de son mandat. Nous observons déjà ces dernières semaines une tendance des ministères de tutelle à renvoyer au débat sur la présidentielle des questions qui fâchent pour ne pas les trancher. Je pense en particulier à la question des droits d’inscription », déclare Christophe Bonnet. »

02/07/2026 : France Culture
Journal de 18 h – Le repas Crous à 1 euro n’est satisfaisant ni pour les étudiants ni pour les personnels : Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, intervient au micro de Hakim Kasmi sur la situation difficile des personnels au lendemain de la mise en place du repas étudiant à 1 euro. À écouter sur notre chaîne audio.

 

02/07/2026 : AEF Info
« Éducation nationale : « La sous-administration oblige les personnels à bricoler pour faire face » (L. Aresu, CFDT-EFRP) », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« La CFDT‑EFRP critique, lors d’une conférence de presse le 2 juillet 2026, le dialogue social « à sens unique » mis en place par le MEN sur des thématiques comme l’école inclusive ou la gestion de la canicule. Lætitia Aresu, nouvelle secrétaire générale, note surtout que le dialogue avec l’administration est « bloqué » depuis l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, en raison des élections présidentielles à venir mais aussi de capacités budgétaires réduites. La revalorisation des personnels, la PSC et les élections professionnelles seront les enjeux de la rentrée. […]
Un dialogue social « à sens unique »
« Ce que nous constatons, c’est un dialogue social à sens unique », […] , la réforme de la formation des enseignants, l’organisation de l’école inclusive ou encore les nouveaux programmes faisant partie des sujets sur lesquels l’organisation syndicale ne se sent pas écoutée par l’administration.
Autre élément qui converge dans cette analyse, le manque de protection face aux chaleurs extrêmes. « Au niveau ministériel, dénonce‑t‑elle, c’est le calendrier des examens et la continuité des missions de services publics qui ont été les priorités au détriment de la santé et des conditions de travail des personnels, mais aussi des conditions d’apprentissage et des conditions de passation des épreuves pour les élèves ».
[…]
Lætitia Aresu demande à ce « que le risque lié à l’exposition à la chaleur fasse l’objet d’un protocole local, structure par structure, qui comprenne des mesures à prendre dès que le risque est annoncé ». Elle indique avoir obtenu : « la tenue d’une réunion de bilan avec la formation spécialisée ministérielle de l’Éducation nationale qui permettra de compléter le protocole d’action canicule ; l’engagement du ministre de l’Éducation nationale à faire appliquer l’obligation du document unique qui recense les risques professionnels ».
Au MEN, « chaque centime compte »
[Lætitia Aresu] fait état d’un dialogue social « bloqué » depuis l’arrivée du Premier ministre Sébastien Lecornu, en lien avec un budget contraint. Au sein du MEN, cela se traduit par « des organisations révisées pour réduire les dépenses », avec par exemple des « formations qui deviennent de plus en plus en distanciel pour éviter les frais », des « contractuels licenciés », ou encore des « discussions qui traînent en longueur » sur la question du statut des AESH, la grille salariale des AED ou bien le droit à un avantage spécifique en quartier politique de la ville…
Quant aux chantiers sur la démographie scolaire, le climat scolaire, l’intelligence artificielle ou l’éducation prioritaire, ils « se déroulent sur le ton du constat, sans qu’aucune perspective ne soit évoquée ». […]
Ce sont au final les conditions de travail des personnels qui se retrouvent impactées, comme en atteste le baromètre CFDT 2026 sur l’état du travail dans la fonction publique paru début mai : « des changements de logiciels sans accompagnement RH, des nouvelles feuilles de route RH, des évolutions des politiques éducatives à mener dans les établissements, tout cela se met en oeuvre dans un contexte de sous‑administration et de restrictions budgétaires qui oblige les personnels à bricoler pour faire face ».
Les enjeux de la rentrée 2026
A contrario, l’organisation syndicale souligne l’importance d’obtenir, dans le cadre du futur projet de loi de finances (PLF 2027), « un budget pour financer les revalorisations salariales qui sont attendues par les agents », car les rémunérations sont « la juste reconnaissance du travail qui est fait ». Dans une année où « il n’y a eu aucune revalorisation, sur aucun des métiers », elle annonce que l’organisation syndicale participera à la mobilisation du 29 septembre qui sera organisée dans le cadre de la fonction publique.
Une autre attente concerne la mise en oeuvre de la complémentaire santé et de la prévoyance, pour les personnels de l’Éducation nationale, depuis le 1er mai 2026. »C’est une avancée sociale importante, mais diversement considérée comme telle par nos collègues selon leur situation personnelle ». La secrétaire générale attend, à l’automne, « les premiers éléments de bilan financier », car ceux‑ci « devraient permettre d’identifier des perspectives d’évolution du régime ».
La CFDT‑EFRP, qui organise des « semaines d’action » pour aller à la rencontre des personnels (sur les thématiques de l’inclusion, des conditions de travail ou des rémunérations), souligne aussi « l’enjeu syndical majeur » que représentent les élections professionnelles qui auront lieu en décembre prochain. »

29/06/2026 : AEF Info
« Personnels de direction : les syndicats demandent, avant tout, de la confiance (table ronde à l’Assemblée nationale) », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Évaluation des établissements, autonomie, attractivité… Les principaux syndicats représentants les personnels de direction étaient interrogés par les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, mercredi 24 juin 2026, sur les perspectives et les difficultés pour « diriger un établissement scolaire ». […]

Intervention d’Anne Panvier

« Un nombre d’absents aux concours assez élevé cette année » (SNPDEN)
[…] La première idée, développée par Anne Panvier (membre du conseil syndical de la CFDT dans l’académie de Versailles), est celle d’une revalorisation de l’entrée dans le métier de chef d’établissement, après celle des milieux et fin de carrière, car selon son expérience, « le métier ne fait pas rêver, nous nous privons de talents ». […]
« Il faut faire confiance aux acteurs de terrain » (Snceel)
[…] tous [les syndicats] veulent de la « confiance ». Une confiance qui renvoie à la problématique de l’autonomie, bien que tous n’en ont pas la même définition : parle‑t‑on d’autonomie de l’établissement ou du chef d’établissement ? Cette distinction se retrouve dans la question d’Anne Genetet (EPR, Français établis hors de France) : Que pensent les organisations syndicales de la possibilité de recruter que pourraient avoir les chefs d’établissement, comme c’est le cas dans d’autres pays […]
« Cette autonomie, rendez‑la nous » (CFDT‑EFRP)
« Ce n’est pas du tout une demande de notre part, réplique à son tour Anne Panvier. Si nous devons nous occuper de cette mission en plus, la coupe va vraiment déborder ». Surtout, elle souligne la différence entre « l’autonomie prévue par les textes et la pratique », avec ces dernières années une diminution des marges de manoeuvre : « Cette autonomie, rendez‑la nous. Dans mon établissement, j’ai uniquement une journée et demie par an pour faire travailler le collectif ».
De même pour la voie professionnelle, elle implore, « plutôt que de proposer des parcours Y ou Z, qu’on nous laisse organiser la fin de l’année des élèves, peut‑être en fonction des spécificités locales, des besoins de main‑d’oeuvre, et nous ferons des choses intelligentes avec les collectivités et les organisations représentantes d’employeurs ». […]
« Des difficultés sur la mise en oeuvre du programme Evars » (SNPDEN)
Des députés ont interrogé les représentants syndicaux sur le pilotage de la mise en oeuvre du programme Evars dans les établissements du 2nd degré, après les remous ayant émaillé le début de l’année scolaire précédente. […]
« À moyens constants, oui, c’est compliqué, nous bricolons », répond Anne Panvier, même si elle signale que « des enseignants sont prêts à se former, et certains l’ont fait ». Elle estime ainsi que mettre en place cet enseignement reste « faisable », d’autant qu’il s’agit d’un « enjeu majeur », mais elle veut qu’on lui « laisse la main pour financer ce temps de travail, parce qu’à l’heure actuelle la seule façon raisonnable de l’envisager, c’est de faire sauter des cours ». » Pour suivre la table ronde : dans la marge à droite, cliquez sur le nom de la personne que vous souhaitez écouter.

26/06/2026 : AEF Info
« Assises du financement des universités : les réactions de France Universités et de plusieurs organisations syndicales », par Tom Jakubowicz, réservé aux abonné·e·s
« France Universités salue le « travail d’analyse en profondeur » du rapport des Assises du financement des universités, publié le 24 juin 2026, et partage, au‑delà des constats, quelques‑unes de ses orientations, notamment sur l’autonomie. La conférence juge en revanche qu' »aucune discussion n’est possible » sur une augmentation des droits d’inscription sans réforme des bourses préalable, et appelle l’État à mettre fin « aux transferts de charges non compensées ». Les organisations syndicales comme la CFDT EFRP et le Snesup‑FSU, s’opposent quant à elles catégoriquement à la hausse des droits d’inscription.
[…]
Pour la CFDT EFRP, la proposition « la plus choquante » du rapport est l’augmentation des frais d’inscription [lire le communiqué]. Le syndicat y oppose « le principe constitutionnel de gratuité de l’enseignement à tous les niveaux » et demande au gouvernement de « prendre position clairement et sans ambiguïté contre cette proposition ». Le syndicat rappelle également son opposition au décret « contraignant les universités à augmenter les droits d’inscription » pour les étudiants extracommunautaires. […] »

26/06/2026 : Le Café pédagogique
Malaises, urgences, chaleur extrême : l’intersyndicale appelle à la grève dans l’Éducation
« Le communiqué commun de 7 organisations syndicales rappelle le fort impact sanitaire de la canicule pour l’ensemble de la population et surtout les plus jeunes.
« Au regard de l’aggravation de la situation, et face à l’inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation Formation Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire. […] » », lire le communiqué intersyndical.

26/06/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Les délégués débattent du projet de résolution revendicative », par Sabine Izard et Claire Nillus.
« Six amendements étaient proposés au débat et au vote des syndicats. Au menu des discussions : ratio d’équité salariale, démocratie participative, congé paternité… Analyses et résultats.
[…]
Amendement no 9 : Congé paternité —> ADOPTÉ à 79,03 %
La CFDT souhaite que la durée du congé paternité, rebaptisé « congé d’accueil de l’enfant » soit portée à deux mois, dont 28 jours à prendre obligatoirement et la moitié dès la naissance (article 1.2.3.3.6). Le Syndicat Éducation Formation Recherche publiques Bretagne demande de porter à 21 jours (au lieu de 14) le nombre de jours à prendre par le coparent à l’arrivée de l’enfant. Pour que la mère puisse se remettre de la fatigue de l’accouchement, pour qu’elle ait un relais et que l’essentiel des responsabilités ne repose pas que sur elle. Mais aussi parce que c’est un enjeu d’égalité professionnelle. « Lorsque le deuxième parent reprend rapidement son travail, la mère devient la personne de référence pour l’enfant ; celle qui organise, qui anticipe, qui porte la continuité du quotidien familial, tandis que le deuxième parent s’installe dans une continuité professionnelle. »
La rapporteure, Béatrice Lestic, est d’accord avec cette proposition. Elle rappelle qu’après avoir obtenu le congé paternité de 28 jours, la CFDT demande son extension à deux mois avec une obligation de prendre des jours dès la naissance. « Car un droit que l’on ne peut pas prendre, un droit pour lequel on vous fait comprendre qu’on ne peut pas le prendre, ce n’est pas un droit », souligne-t-elle. Les dernières données nationales détaillées montrent que seuls 71 % des pères éligibles ont pris leur congé paternité. « Rendre une partie de ce congé obligatoire, ce n’est pas retirer une liberté au père, c’est donner une protection. C’est permettre à chacun de dire à son employeur que ce n’est pas une faveur que je demande mais la règle. Le syndicat propose 21 jours juste après la naissance, sachant que les premiers jours de l’enfant sont déterminants, et nous le soutenons pleinement. » »

25/06/2026 : Agence Anadolu
« France/Canicule : les syndicats d’enseignants appellent à la grève face à des conditions de travail « inacceptables » », par Serap Doğansoy.
« L’intersyndicale [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] accuse les autorités d’avoir insuffisamment anticipé l’épisode caniculaire et dénonce des risques croissants pour la santé des personnels et des élèves […] »

25/06/2026 : Le Café pédagogique
« Brevet maintenu : colère syndicale unanime », par Djéhanne Gani.
« Brevet maintenu ce vendredi [25 juin] entre 9h et 13h15 malgré la canicule : les organisations syndicales dénoncent une décision « irresponsable » et expriment une vive colère. Toutes pointent les risques pour les élèves et les personnels, ainsi qu’un manque d’anticipation du ministère. […]
« La santé avant le DNB [à lire ici] »
Dans un communiqué, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques désapprouve également le maintien de l’épreuve de français prévue vendredi matin : « Les annonces ministérielles ne prennent pas la mesure de l’événement climatique que nous vivons actuellement », estime l’organisation. Le syndicat juge que « les conditions physiques et matérielles ne sont pas réunies » après plusieurs jours de fortes chaleurs et rappelle que « l’agenda des examens ne doit pas primer sur la santé des personnels et des élèves ». […] »

25/06/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Les lauréats du challenge “Coup d’boost” », par Sabine Izard.
« Le palmarès du challenge développement “Coup d’boost” 2026 a été dévoilé le 24 juin à l’occasion du 51e congrès de la CFDT. Une belle récompense pour les équipes engagées dans le développement de leur organisation.
[…]
Des résultats remarquables dans les catégories “Cadres” et “Tout adhérent”
La deuxième catégorie distinguait les initiatives en direction des cadres, un enjeu majeur pour la CFDT, qui souhaite représenter l’ensemble des catégories professionnelles. […] Le prix du meilleur taux d’évolution a, quant à lui, été décerné au Syndicat Éducation Formation Recherche publiques de Bretagne, qui a enregistré une progression de 112 %. […] »

Laetitia Grimaldi, du Syndicat Sgen-CFDT Recherche EPST © Joseph Melin / CFDT

24/06/2026 : Syndicalisme Hebdo
« “Les défis sont encore immenses” », par Sabine Izard et Claire Nillus.
« Si nombre de syndicats se sont dits fiers d’appartenir à une CFDT qui résiste et sait prendre ses responsabilités lorsque les droits des travailleurs sont attaqués, ils ont également alerté sur la fatigue militante qui pointe dans les rangs et rappelé les nombreux défis qui attendent encore l’organisation.
C’est avant tout un sentiment de fierté qui s’est exprimé dans les dernières prises de parole consacrées au rapport d’activité de la mandature 2022-2026. […] « Le projet de résolution est plein de promesses. Vous pouvez compter sur la CFDT pour défendre vos droits aujourd’hui et demain », a ainsi déclaré le Syndicat EFRP Académie de Créteil. […]
Des enjeux majeurs pour les prochaines années
[…] Dans le secteur de la recherche, […] « Le climat, la santé, la démocratie : tout cela repose sur la recherche publique. La CFDT doit en faire une priorité revendicative. Si nous voulons défendre la démocratie, nous devons défendre les moyens matériels de la connaissance », a affirmé le Sgen CFDT Recherche EPST. […] »

24/06/2026 : AEF Info
« Canicule : Édouard Geffray annonce deux « pauses » lors de l’épreuve du brevet de vendredi », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
L’examen du DNB, dont la première épreuve se déroule vendredi matin, « est maintenu », a annoncé Édouard Geffray lors d’un point de suivi de la canicule organisé mercredi 24 juin 2026. Le ministre prévoit néanmoins d’aménager cette épreuve en permettant aux chefs de centres d’examen de « décider de deux pauses » de 15 minutes entre chaque étape « pour permettre aux élèves de pouvoir un peu s’aérer ». […]
Des syndicats critiquent la décision du MEN
Dans un communiqué [« La santé avant le DNB ! »] , la CFDT EFRP « désapprouve le maintien de l’épreuve de français du diplôme national du brevet de vendredi matin ». Le syndicat juge que « les conditions physiques et matérielles ne sont pas réunies » et que « l’agenda des examens ne doit pas primer sur la santé des personnels et des élèves ». […] »

24/06/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : le ratio d’admissibilité augmente dans la plupart des Capes 2026 », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« L’étude des résultats d’admissibilité des différents concours externe 2026 du second degré démontre que le nombre d’admissibles par place ouverte aux Capes (le « ratio ») augmente dans la plupart des disciplines par rapport à l’an dernier. Cependant, malgré un recrutement à la fois à bac+3 et +5, certaines disciplines risquent encore une fois de ne pas réussir à pourvoir l’ensemble des postes disponibles, à commencer par les lettres classiques et modernes, l’allemand ou encore physique‑chimie et mathématiques, d’après les organisations syndicales contactées par AEF info mi‑juin.
[…]
Il y a « un risque que les équilibres changent de façon non négligeable » (CFDT EFRP)
Interrogée par AEF info le 17 juin, Christine Barralis (CFDT EFRP) considère que l’une des questions centrales est la proportion finale de profils d’étudiants de L3 qui seront admis à la fin des concours au niveau bac+3. En effet, il y a « un risque que les équilibres observés dans l’admissibilité changent de façon non négligeable car les étudiants en master Meef sont nettement mieux préparés à l’admission, notamment l’entretien de motivation, que des profils de licence ».
Elle souligne également que les M1 Meef n’ont pas forcément mieux réussi sur les admissibilités que leurs concurrents à bac+3, en tout cas pas dans « certaines disciplines ». Selon elle, cela tient notamment aux choix faits par les Inspé : si certains ont assumé de modifier leurs maquettes de M1 Meef pour l’année 2025‑2026 afin de proposer une préparation aux concours à bac+3 à leurs étudiants, d’autres Inspé n’ont pas fait ce choix.
Qui plus est, elle souligne que le choix d’avoir proposé moins de places au concours à bac+5 par rapport à l’année précédente a été de nature à désavantager les M2 de Meef, « qui se sentent comme des sacrifiés de cette réforme », « alors qu’ils s’étaient engagés dans une voie pour devenir enseignants, avant que le gouvernement ne change les règles du jeu en cours de route ».
Enfin, […], elle s’inquiète des bassins de stage, car malgré la demande des syndicats, il n’y a « toujours pas les chiffres des berceaux envisagés dans les académies ». Sans compter le fait, souligne Christine Barralis, que des annonces de non‑ouverture de M2E commencent à émerger, faute de prévision d’effectifs étudiants suffisants ‑ aux Antilles, en Lorraine, cite‑t‑elle. « C’est la faute des ministères, qui n’ont pas voulu jouer leur rôle d’arbitre et ont laissé les Inspé faire du saupoudrage partout, sans que ce soit financièrement gérable. Les ministères naviguent à vue et sont incapables de préparer correctement la rentrée, à la fois pour les établissements, les étudiants et les équipes de formation », s’agace‑t‑elle. »

24/06/2026 : AEF Info
« Au Sénat, plusieurs organisations syndicales appellent à une amélioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs », par Evelyne Orman, réservé aux abonné·e·s
« Le 18 juin 2026, plusieurs organisations syndicales représentatives des enseignants‑chercheurs étaient auditionnées par la commission d’enquête du Sénat sur la « capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique du service public de l’enseignement supérieur ». Devant les parlementaires, ils ont témoigné de conditions de travail dégradées, d’une charge de travail liée à leur activité d’enseignement laissant peu de marge de manoeuvre pour consacrer du temps à la recherche et d’un manque d’attractivité des métiers et de moyens restreints pour rémunérer les enseignants‑chercheurs à hauteur de leurs compétences. […]
Un temps d’enseignement qui envahit le temps de la recherche
Une vision partagée par Nicolas Holzschuch, secrétaire fédéral de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. Si pour lui, « l’enseignement et la recherche se nourrissent mutuellement » et que la qualité de la recherche progresse d’année en année en France, avec des chercheurs qui « prennent à coeur leurs missions », l’État n’a pas aujourd’hui « de vision globale de l’enseignement et de la recherche », confie‑t‑il. « On a ajouté du travail aux enseignants‑chercheurs. Pour répondre aux enjeux d’enseignement, ces derniers sont en surcharge de travail moyenne à hauteur de 32 % par rapport à leur temps de travail statutaire théorique. Ce n’est pas tenable », souligne le syndicaliste. Entre Parcours Sup et Mon Master, ce sont également « des millions de candidatures à sélectionner chaque année, pour un travail qui n’est pas récompensé. Aujourd’hui 60 % des enseignants‑chercheurs estiment que leur travail met en danger leur santé », avance‑t‑il. […]
Une attractivité des postes en berne
[…] Nicolas Holzschuch prend pour exemple que « 8 % des postes d’enseignants‑chercheurs n’ont pas été pourvus au dernier concours ». Mais pour ce dernier, la solution ne réside pas forcément dans les politiques de recrutement, mais plutôt dans la politique de fidélisation et des enseignants‑chercheurs déjà présents dans les établissements. « Les enseignants‑chercheurs sont la première force de recherche de notre pays. Ce qui serait donc efficace, c’est de prioriser le maintien de nos 55 000 enseignants‑chercheurs en emploi et le développement de leur carrière, tout comme travailler sur leurs conditions de travail pour ne pas les épuiser », confie‑t‑il. […]
Focus : Les zones à régime restrictif (ZRR), frein à la liberté académique
Selon Nicolas Holzschuch, les ZRR impliquent également « une surcharge administrative qui n’est pas adaptée aux laboratoires, et est calquée sur le fonctionnement de l’armée et des usines de munition ». Recrutements très longs ou refusés pour des raisons inconnues, au‑delà de la notion de risque pour la liberté académique, il existe aussi un impact sur l’attractivité, « puisque nous perdons du temps pour des procédures administratives où nous sommes en concurrence avec le secteur privé. Le temps que le recrutement avance, les personnes qui ont postulé trouvent des postes ailleurs », confie‑t‑il. »
Le lien vers l’audition (dans la marge à droite, cliquez sur l’onglet « Nicolas Holzschuch » pour écouter ses interventions pour notre organisation)

Assemblée nationale : interventions de Laurent Kaufmann et d’Anne Panvier – capture d’écran

Les temps forts de la semaine du 22 juin 2026 pour l’enseignement scolaire, brèves AEF Info, réservé aux abonné·e·s
« Mardi 23 juin : Une conférence de presse est organisée pour présenter le rapport « L’école actrice de la transition écologique », élaboré au sein de la Commission spécialisée transition écologique du CSE, par des organisations syndicales (FSU, UNSA, CGT, Snalc, CFDT‑EFRP, CFTC) et associatives (FCPE, JPA) et des organisations de jeunesse (Fage, Renouveau Lycéen, Les Lycéens), au siège du SNPDEN‑Unsa à 11h30.
Mercredi 24 juin : L’Assemblée nationale organise une table ronde sur le thème « Diriger un établissement scolaire en 2026 : difficultés et perspectives », [y participent] Laurent Kaufmann, secrétaire fédéral de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) Éducation formation recherche publiques, et Anne Panvier, membre du conseil syndical de l’académie de Versailles [voir la vidéo ici : interventions de Laurent Kaufmann de 19:25 à 23:14 et d’Anne Panvier de 01:18:08 à 01:29:26] »

16/06/2026 : AEF Info
« Violences institutionnelles : l’ESR, « un système qui évite le conflit » ? (échos d’un séminaire de recherche) », par Coline Daclin, réservé aux abonné·e·s
« Un séminaire en ligne s’est tenu jeudi 11 juin 2026 sur le sujet des violences institutionnelles dans l’ESR, à l’initiative d’un collectif national de personnels du secteur, organisé spécifiquement pour cette occasion. S’appuyant sur des travaux pluridisciplinaires et des témoignages, ils ont mis en avant certaines problématiques de l’université et des services publics en général. Pour Fabrice Attelann, consultant en management, l’ESR favorise les violences par sa « culture de l’entre‑soi » ou sa « hiérarchie complexe », qui créent « un système qui évite le conflit plus qu’il ne le traite ». […]
Davantage de signalements pour violences et harcèlement
[…] À l’occasion de ce séminaire, Marie‑Christine Vermelle, maître de conférences émérite de sociologie à l’université de Lille, syndiquée à la CFDT, a également présenté des résultats de travaux réalisés au sein de son EPE sur les signalements pour violences et harcèlement. L’université de Lille était en effet une des premières à mettre en place une cellule de veille contre les violences sexuelles et sexistes. Ces travaux, qui reposent sur les signalements effectués depuis 2020, permettent d’observer une augmentation progressive des signalements, de 18 en 2021 (première année complète) à 59 en 2025. Au total, sur 226 dossiers en cinq ans, 126 ont été qualifiés de violences avérées. Dans le reste, une partie a été abandonnée par les plaignants, d’autres n’ont pas permis l’identification des personnes ou services concernés, et certains ont été requalifiés comme ne relevant pas de violences ou de harcèlement. « La plupart des dossiers de discriminations sont considérés comme manquant d’éléments », note la sociologue.
Des différences selon le statut et le genre
Marie‑Christine Vermelle remarque également que « les signalements de violences sexuelles et sexistes augmentent continuellement et sont le premier motif de signalement », en particulier chez les étudiants. Les victimes de violences en général, de discriminations ou de harcèlement sont « majoritairement des femmes, à 71 % », tandis que les agresseurs sont « en majorité des hommes, dans environ trois quarts des cas ». Les personnels Biatss déclarent plus souvent être victimes de violences tandis que les enseignants et enseignants chercheurs signalent davantage du harcèlement.
Dans les suites données à ces signalements, l’université « priorise l’accompagnement des victimes » avec des orientations vers le service de santé, où elles peuvent bénéficier d’un « dispositif express ». Sur 95 investigations à la suite des signalements, cinq ont fait l’objet d’un signalement au procureur de la République. […] »

16/06/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Les conditions de travail au cœur du revendicatif de la CFDT EFRP », par Nicolas Ballot, réservé aux abonné·e·s
« Du 18 au 23 mai, les équipes de la CFDT EFRP sont allées à la rencontre de leurs collègues et ont échangé sur les conditions et l’organisation du travail des agents.
Près de 200 rencontres avec les personnels ont été organisées dans le cadre de la semaine d’action « Notre travail, parlons-en ! » par les syndicats locaux de la CFDT EFRP (Éducation Formation Recherche publiques) partout en France. […] « L’objectif, largement rempli, était d’aller à la rencontre de nos collègues pour échanger sur des sujets qui les touchent, les écouter et construire ensemble un cahier revendicatif », explique Florence Dubonnet, la secrétaire nationale EFRP qui pilotait cette semaine d’action. […]
Pour la CFDT EFRP, […], « les conditions de travail ne sont pas une question secondaire. Elles sont une condition de la qualité du service public, de la santé des personnels, de la reconnaissance professionnelle et du pouvoir d’agir des collectifs. La réponse ne peut pas être seulement réparatrice, indemnitaire ou technique : elle doit porter sur le travail lui-même, son organisation, ses rythmes, ses espaces, ses outils, sa gouvernance et sa reconnaissance » ».

Les temps forts de la semaine du 15 juin 2026 pour l’ESR, brèves AEF Info Réservé aux abonné·e·s
« Jeudi 18 juin : La commission d’enquête du Sénat poursuit ses travaux sur « l’excellence académique » et auditionne à 10h30 des syndicats d’enseignants‑chercheurs réunis lors d’une table ronde. […] Nicolas Holzschuch , secrétaire fédéral de la CFDT Education Formation Recherche Publiques y  [participera]. »

12/06/2026 : News Tank
« AEFE : Alexandre Morois futur directeur général », réservé aux abonné·e·s
« Alexandre Morois, actuel directeur des affaires financières pour le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, succèdera à Claudia Scherer-Effosse à la tête de l’AEFE […]. La prise de poste d’Alexandre Morois devrait être rendue publique dans un décret entre le 15 et le 19/06.
[…] Cette nomination s’inscrit dans un contexte particulier pour l’AEFE, marqué par « de fortes tensions » selon la CFDT éducation monde : l’agence fait l’objet de discussions et de projets de réforme concernant notamment l’évolution de sa gouvernance, son financement et son mode de développement.
Le syndicat appelle par conséquent le futur DG « à engager rapidement une concertation large et sincère avec l’ensemble des acteurs et actrices du réseau ». Il réaffirme sa « demande de moratoire sur les réformes en cours », impliquant notamment une contribution financière de la part des établissements en gestion directe, dont News Tank a fait écho le 21/04/2026 [lire ci-dessous] .
La CFDT éducation monde rappelle également sa proposition pour « desserrer durablement la contrainte financière pesant sur l’Agence et les établissements » : ne plus imputer les cotisations retraite des personnels détachés sur le budget de l’AEFE. »

11/06/2026 : Sqool TV
Laurent Kaufmann, personnel de direction et secrétaire fédéral CFDT Éducation Formation Recherche Publiques est l’invité du « Grand JT de l’éducation » sur Sqool TV pour parler de la santé à l’École – du stress des élèves au mal-être grandissant des personnels de l’éducation.
Le replay est à voir ici et des extraits seront publiés sur notre chaine.

01/06/2026 : Le Café pédagogique
« Mobilisation nationale des AESH annoncée le 9 juin »
« La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et l’intersyndicale appellent les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) à se mobiliser le 9 juin, à la veille de nouvelles discussions avec le ministère sur leur avenir professionnel. Si les syndicats saluent l’ouverture de groupes de travail, ils jugent inacceptable l’hypothèse d’une titularisation limitée à seulement 10 à 20 % des AESH.
″L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité″, souligne le communiqué. […] »

PQR > 31/05/2026 : Haute Provence Info
« Manosque. Intervention de Lumir Lapray le 17 juin », par Guillaume Messien.
« La CFDT Education 04 organise le 17 juin une intervention de Lumir Lapray, dans le cadre de son opposition aux idées et aux violences d’extrême droite. […] Un événement ouvert à tous et toutes, adhérents CFDT ou non.
Comme l’expliquent les responsables de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Provence Alpes « Lumir Lapray se définit comme une activiste rurale et militante contre l’extrême droite. Candidate écologiste de la Nupes, dans la circonscription populaire où elle a grandi, lors des législatives de 2022, elle a longuement voyagé ensuite à la rencontre des électeurs de Trump. Aujourd’hui, elle promeut une approche des électeurs tentés par l’extrême droite, et en premier lieu autour de soi, dans sa famille, parmi ses amis ou ses connaissances. Elle se bat pour la justice sociale et l’écologie ». Elle vient de publier un livre Ces gens-là, Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer (Payot). […] ».

29/05/2026 : AEF Info
« AED : huit syndicats appellent à la grève le 2 juin pour dénoncer la précarité et les conditions de travail », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« EN BREF. ″Rien n’est fait par le ministère pour permettre aux AED (assistants d’éducation) d’exercer leurs missions dans des conditions acceptables et décentes″, déclare une large intersyndicale de l’éducation dans un appel à ″l’action″ ‑ grève et manifestations ‑ pour le 2 juin 2026. [Huit organisations dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] dénoncent des discussions sur les grilles de salaires ″bloquées dans les académies″ malgré la ″précarité inacceptable″ de ces personnels, tandis que la mobilité ″n’est pas effective faute de travaux lancés par les rectorats″. Autre grief : des conditions de travail qui ″vont encore se dégrader″ à la rentrée prochaine, faute de moyens ‑ notamment de recrutement ‑ accordés à la ″priorité″ au climat scolaire pourtant affirmée par le ministre. Les AED sont placés ″dans un rôle de ‘vigiles d’établissement’ qui n’est pas le leur″. »

27/05/2026 : Parlons politique
« À Bétharram, des victimes saluent une loi qui veut enfin empêcher les violences à l’école avant qu’il ne soit trop tard »
« Après le scandale de Bétharram, l’Assemblée nationale avance sur un texte pour prévenir les violences à l’école. La proposition de loi veut renforcer les contrôles, protéger les enfants et reconnaître la responsabilité de l’État. […]
Pourquoi cette loi change la donne
[…] La CFDT le dit sans détour : il faudra des moyens humains et matériels, sinon la loi restera un affichage.
Entre soutien des victimes et exigence de moyens
Du côté des soutiens au texte, le ton est offensif. La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques salue un travail de long cours et estime que la proposition de loi va dans le sens d’une transparence nécessaire. Le syndicat défend notamment le contrôle des personnels, la protection des lanceurs d’alerte et l’interdiction des châtiments corporels.
Mais le syndicat ajoute immédiatement une réserve : légiférer ne suffit pas. Si les inspecteurs sont déjà débordés, si les académies n’ont pas d’effectifs supplémentaires, si les procédures restent trop lentes, la portée réelle du texte risque de s’éroder. C’est là que se joue la différence entre une loi de principe et une loi qui change la vie des élèves.
Cette tension est centrale. Les victimes demandent des actes, les parlementaires veulent montrer que la République répond, et les syndicats rappellent que la prévention coûte du temps, de l’argent et des bras. En clair, protéger mieux suppose de contrôler davantage. Et contrôler davantage suppose de financer davantage.
Dans ce contexte, la proposition de loi ne règle pas tout. Mais elle déplace le débat. On ne parle plus seulement de faute individuelle. On parle aussi de défaillance institutionnelle, de contrôles absents, de mécanismes de signalement insuffisants et d’une culture du déni qui a trop longtemps protégé les adultes plutôt que les enfants. […] »

27/05/2026 : AEF Info
« Bac : les élèves pourront passer une spécialité dans une langue régionale, annonce Édouard Geffray », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
« Un élève ayant suivi une spécialité sur les deux années de première et terminale dans une langue vivante régionale pourra désormais passer l’épreuve correspondante dans cette langue au baccalauréat, déclare Édouard Geffray dans Ouest France le 25 mai 2026. Cette mesure, qui doit être mise en place pour les élèves de terminale en 2028, pose toutefois la question du vivier de correcteurs, soulève le ministre de l’Éducation, alors que certains Capes ‑ notamment de breton ‑ peinent à faire le plein. Si le sénateur LR Max Brisson salue une « avancée », les OS dénoncent un manque de concertation.
[…] Pour la CFDT‑EFRP aussi, il reste à voir comment ces modalités seront mises en oeuvre. « Mieux reconnaître le parcours scolaire en langue régionale nécessite de mieux former les futurs enseignants pour assurer la pérennité et la qualité de ces parcours bilingues », note aussi auprès d’AEF info Laetitia Aresu, secrétaire générale. […] »

19/05/2026 : Syndicalisme Hebdo
« École : une semaine pour parler des conditions de travail », par Jérôme Citron.
« La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques organise une semaine d’action pour mettre en avant la question des conditions de travail. Du 18 au 22 mai, les agents sont invités à prendre la parole à travers de nombreuses initiatives organisées par les équipes localement. […] »

19/05/2026 : Le Monde de l’éducation
« Éducation à la vie affective et à la sexualité : « Il faut combler les inégalités entre les établissements ». » (tribune collective – Catherine Nave-Bekhti, signataire pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques)
« Un tiers des enseignants interrogés par le collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire font part de dérives dans la mise en œuvre des programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, alerte-t-il dans une tribune au Monde.
[…] Sans moyens, sans temps, sans formation des collègues, l’EVAR·S ne peut pas jouer son rôle. Le collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire est composé de 11 organisations de personnels, d’élèves, d’étudiants et de parents. Nous représentons et portons ainsi la parole d’un spectre très large d’acteurs et d’actrices du monde de l’éducation. […] »

19/05/2026 : AEF Info
« Le gouvernement lance un nouveau plan pour la protection des agents » par Clarisse Jay, réservé aux abonné·e·s
« […] Depuis l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, le gouvernement s’attelle à renforcer la protection des agents. […] l’environnement de travail des agents n’est guère plus serein aujourd’hui, les agressions s’étant multipliées, comme en témoignent les chiffres présentés par la DGAFP fin 2025, ou encore l’édition 2026 du baromètre de la CFDT sur l’état du travail, consacré à la fonction publique cette année. Dans ce contexte, la DGAFP a relancé des groupes de travail sur le sujet en novembre dernier et présente aux organisations syndicales ce mardi 19 mai un nouveau plan sur « la protection des agents publics contre les violences en milieu professionnel ». Celui‑ci s’articule autour de quatre axes : « des dispositifs de signalements d’évènements violents plus accessibles et plus réactifs » ; « assurer une meilleure prise en charge par l’administration lors de la survenue de violences » ; « mieux comprendre pour mieux prévenir les violences un renforcement nécessaire de l’analyse des situations » ; et « promouvoir une culture de la ‘tolérance zéro’ dans la fonction publique ».
[Encadré] Protection fonctionnelle : un coût de 20 M€ en 2025
[…] Selon le bilan présenté en séance ce 19 mai, basé sur une enquête menée cette année par la DGAFP au sein des ministères, 38 466 protections fonctionnelles ont été demandées cette année contre 36 278 en 2025 ; 33 463 ont été accordées, soit 1 010 de plus que l’année précédente (le taux d’octroi est passé de 89 % en 2024 à 87 % en 2025). La grande majorité émane du ministère de l’Intérieur (28 214 demandées pour 25 540 accordées), suivi par celui de l’Éducation nationale (9 310 demandées pour 7 219 accordées)*, les autres ministères arrivant loin derrière (452 demandées à Bercy, 208 aux Armées ou encore 77 à la Transition écologique). Parmi les motifs invoqués figurent en tête « une atteinte à l’intégrité physique ou une violence » (15 971 en 2025), « une atteinte morale » (15 705), et « une menace » (2 595). Le coût total des mesures de protection fonctionnelle a atteint 20,1 millions d’euros en 2025 dont 1,7 million d’euros pour le ministère de l’Intérieur, 1,5 million d’euros pour celui des Armées et 1,2 million d’euros pour l’Éducation nationale. »
* C’est nous qui soulignons

18/05/2026 : Libération.fr
« Frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers : non à l’université française à deux vitesses » (tribune collective – Catherine Nave-Bekhti, signataire pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques), réservé aux abonné·e·s – à retrouver aussi sur le site de la LDH
« Mardi 12 mai, étudiants, enseignants, syndicats étaient dans la rue pour demander au gouvernement le retrait d’une mesure inique qui veut faire payer plus cher les étudiants qui ne proviennent pas de l’UE. Un collectif d’associations et de syndicats demandent son retrait. […] »

18/05/2026 : VousNousIls, l’e-mag de l’éducation
« Concours général des collèges : une bonne idée ? », par Dorothée Blancheton.
« On connaissait le concours général des lycées et des métiers ; place désormais aussi au concours général des collèges. Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, a annoncé la mise en œuvre de ce nouveau concours pour les collégiens volontaires, en 3ème, dès la prochaine rentrée. […]
Une charge de travail supplémentaire
La préparation des élèves, des épreuves, ou bien encore la correction des copies ne font donc pas l’objet d’un budget dédié. Dans un communiqué [lire « Hors sujet général sur le collège »], la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques s’oppose à ce concours et déplore que le ministère minimise l’impact de cette initiative sur la charge de travail des personnels. « Quant au volontariat des personnels de direction, des personnels administratifs des collèges et des directions des examens et concours, des personnels qui seront mobilisés pour surveiller les épreuves, le ministère n’en dit rien ». »

18/05/2026 : AEF Info
« Lætitia Aresu devient secrétaire générale de la CFDT-EFRP », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Lætitia Aresu a été élue secrétaire générale par le conseil fédéral de la CFDT‑EFRP, indique le syndicat dans un communiqué publié le 12 mai 2026 [à lire ici]. Elle succède à Catherine Nave‑Bekthi, qui occupait ce poste depuis 2016 […] »

13/05/202 : News Tank
« CFDT Éducation formation recherche publiques : Lætitia Aresu élue secrétaire générale », réservé aux abonné·e·s
« Lætitia Aresu est élue secrétaire générale par le conseil fédéral de la CFDT EFRP (Éducation formation recherche publique) le 12/05/2026, annonce le syndicat le 13/05. Elle succède à Catherine Nave-Bekhti, qui occupait ce poste depuis le 02/12/2016 et qui « doit prendre de nouvelles fonctions à la confédération », précise-t-il à News Tank. […] »

13/05/2026 : Café pédagogique
« École inclusive : les pôles d’appui à la scolarité rejetés à l’assemblée », par Djéhanne Gani.
« Un dispositif contesté
Les député·es ont rejeté lundi 11 mai la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS) […]
Le reste de la loi adopté
Malgré le rejet des PAS, les député·es ont adopté le reste de la proposition de loi sur l’école inclusive. Le texte prévoit notamment la généralisation du livret de parcours inclusif (LPI), un meilleur suivi des élèves à besoins éducatifs particuliers, la possibilité d’adapter certains critères d’évaluation et pour les AESH un renforcement de la formation. Contre ce qu’elles qualifient de « scandale institutionnel », les organisations syndicales [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques], exigent la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B, refusé au Sénat en janvier. […] »

13/05/2026 : AEF Info
(Brève) « Une intersyndicale refuse de participer à la concertation sur le concours général des collèges », par Julie Sarfati, réservé aux abonné·e·s
« Le concours général des collèges représente « le symbole d’une forme d’élitisme et d’entre soi [qui] revient à valoriser des savoirs et savoir‑faire appris en dehors du collège », [dénonce une intersyndicale dans sa déclaration] publiée le 13 mai 2026. Estimant qu’il s’agit d’un « coup médiatique pour faire oublier les effets délétères des suppressions d’emplois et du manque de personnel dans les établissements », les organisations syndicales signataires [dont la CFDT EFRP] ont refusé de prendre part à la concertation organisée le même jour sur la mise en place du concours général des collèges prévue pour 2027. D’autant que l’annonce de la création de ce concours par Édouard Geffray en avril dernier n’avait « fait l’objet d’aucune discussion », rappellent les syndicats. » (lire notre article)

12/05/2026 : AEF Info
« Étudiants étrangers : journée de mobilisation des organisations de l’ESR malgré le relèvement du plafonnement des exonérations », par Sabine Andrieu, Tom Jakubowicz & Anne Mascret, réservé aux abonné·e·s
« À l’occasion du Cneser du 12 mai 2026, qui a rejeté le projet de décret sur les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités, les organisations syndicales et étudiantes se sont mobilisées […]. Malgré le relèvement du plafond d’exonérations de 10 % à 30 % à la rentrée 2026, elles se déclarent contre le principe de différenciation des étudiants et réclament le retrait total du décret.
[…] À Paris, dès la fin de matinée, étudiants, enseignants, organisations syndicales [dont la CFDT Formation Recherche Publiques] et étudiantes […] et quelques parlementaires étaient présents pour défiler en direction du ministère de l’Enseignement supérieur. […]
Les réactions de l’ESR au texte amendé
[…] Pierre Escudé, de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, craint que cette mesure soit « une usine à gaz d’un point de vue administratif ». « On ne voit pas qui va pouvoir gérer les exonérations de 10 %, puis désormais 30 %, ensuite 25 %, puis 20 %. Cela va créer des circuits extrêmement compliqués alors que, dans les universités, on manque déjà de personnels administratifs. » Il rejoint l’avis de France Universités qui anticipe « devoir mettre en place des bourses au niveau de chaque établissement et/ou gérer des milliers de sollicitations de nos services d’aide sociale ». […]
« Est‑ce donc cela l’Acte II de l’autonomie des universités ? »
[…] Nicolas Holzschuh, responsable de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, regrette d’avoir « appris l’existence de ce décret par la presse ». « Cela fait trois années de suite que des réformes majeures sont introduites fin avril pour des votes début mai. C’est extrêmement désagréable sur la forme. Nous n’avons eu aucune consultation, aucune prise en compte. » […] »

11/05/2026 : News Tank
« Plan Emploi Futur : « aller plus loin » sur la responsabilité des employeurs (C. Nave-Bekthi, CFDT-EFRP) », réservé aux abonné·e·s
« Les mesures du plan Emploi Futur, qui vise notamment à rapprocher les jeunes des entreprises et présenté par le Gouvernement le 07/05/2026, doivent « aller encore plus loin en termes de responsabilité des employeurs », déclare Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT-EFRP, à News Tank, le même jour.
« C’est important que cette question se retrouve dans le document, car des jeunes de 15 ans décèdent encore lors de leur stage d’observation en entreprise », poursuit-elle, tout en se montrant satisfaite de « [retrouver] enfin des éléments sur les enjeux de santé et sécurité au travail ».
Par ailleurs, selon Catherine Nave-Bekhti, le Gouvernement « ferait mieux de mettre en place le deuxième volet de la réforme des bourses initialement prévue pour la rentrée 2025 », qui prévoit une suppression des effets de seuil, plutôt que de proposer un meilleur accompagnement des jobs étudiants. « Il faut faire en sorte que moins d’étudiants aient besoin de travailler pour financer leurs études », indique-t-elle.
Quant à la mesure du plan Emploi Futur visant à « favoriser les formations courtes et professionnalisantes pour accélérer l’accès au marché du travail », la secrétaire générale de la CFDT-EFRP se montre également critique, estimant qu’il « ne faut pas tomber dans un adéquationnisme étroit » en se focalisant sur les « besoins immédiats du marché du travail local : les études doivent permettre d’ouvrir le champ des possibles », déclare-t-elle. […] »

11/05/2026 : AEF Info
« Congés, rémunération… une intersyndicale dénonce les « nombreuses failles » de la réforme de la formation des enseignants », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« « De nombreuses failles persistent et risquent de renforcer la crise d’attractivité » du métier enseignant, assure une intersyndicale de l’éducation [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] dans une déclaration sur la réforme de la formation des enseignants formulée lors du CSAMEN du 5 mai 2026. Parmi leurs critiques figurent le « mépris » du gouvernement, au regard des 1 400 euros de rémunération pour les M1, mais aussi la « réduction systématique et, a priori, des droits des élèves fonctionnaires en matière de congés ». Les syndicats demandent à être reçus par Édouard Geffray pour « revenir sur quelques éléments de la réforme ». […] »

07/05/2026 : AEF Info
« Les enseignants semblent attachés à la fonction publique, mais seul un tiers la recommanderaient (baromètre CFDT) », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Inquiétude, lassitude, colère… Les enseignants « sont les plus nombreux à exprimer leur mal‑être » parmi les personnels de la fonction publique sondés dans le 2e baromètre du travail de la CFDT paru le 30 avril 2026. Pour la secrétaire générale de CFDT EFRP Catherine Nave‑Bekhti les enseignants sont dans un « état moral dégradé », ce qui est « très préoccupant pour l’attractivité du métier ». Autre résultat : 78 % des enseignants se disent attachés à la fonction publique, néanmoins 33 % seulement encourageraient leurs proches à la rejoindre, la jugeant « peu attractive par rapport au secteur privé ». […]
Les enseignants les plus nombreux à exprimer du mal‑être
[…] « Cela confirme ce que nous disons au ministère depuis plusieurs années, à savoir que les enseignants sont dans un état moral dégradé, analyse la secrétaire générale de CFDT EFRP Catherine Nave‑Bekhti, interrogée par AEF info le 7 mai 2026. Le décrochage se voit sur tous les items interrogés. C’est très préoccupant pour l’attractivité du métier, et rien ne répond à cela dans la politique ministérielle menée, qui de plus n’est pas assez stable pour permettre de se projeter ».
33 % des enseignants encourageraient leurs proches à rejoindre la fonction publique
Si 78 % des enseignants se disent attachés à la fonction publique, ils sont néanmoins les plus « réservés » pour la recommander […] Dans le détail, les enseignants estiment que la situation des agents de la fonction publique est « désavantageuse » concernant :
Le développement des compétences et formations à 55 %,
Les perspectives de carrière à 66 %,
La reconnaissance de son travail par sa hiérarchie à 58 %,
La reconnaissance de son travail par la société à 72 %,
Le niveau des rémunérations à 74 %.
La CFDT estime que « le mal‑être des enseignants est palpable : sur l’ensemble des items, ils sont les plus nombreux, et parfois de très loin, à se considérer comme désavantagés par rapport au secteur privé ». Par exemple, [les] enseignants […] sont les agents de catégorie A avec le plus faible accès à la formation continue et […] sont 55 % à considérer que le secteur privé est plus avantageux ».
Des conditions de travail et un climat scolaire dégradé
Enfin, concernant les conditions de travail , les enseignants sont 81 % à déclarer un manque de moyens humains, 81 % un manque de moyens financiers et 76 % un manque de moyens matériels.
[…] « Parmi les spécificités qui renvoient aux conditions de travail, nous notons une prégnance des agressions verbales, en particulier dans le 1er degré, explique Catherine Nave‑Bekhti. Par exemple en Bretagne, cela concerne la moitié des fiches SST [santé et sécurité au travail], mais plutôt que d’essayer de résoudre ces problèmes, on dit aux enseignants qu’ils remplissent ces fiches pour de mauvaises raisons. » »

05/05/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Coup de projecteur sur ces agents publics en quête de reconnaissance », par Nicolas Ballot.
« Dans son baromètre 2026 sur l’état du travail, la CFDT a mis le focus sur les agents des trois fonctions publiques et la réalité de leurs différents métiers. […]
Ce choix ne doit rien au hasard, insiste Marylise Léon : « Depuis plusieurs années, la CFDT sonne l’alerte sur les conditions de travail, le manque de reconnaissance des personnels dans les hôpitaux, les écoles, la justice, les collectivités territoriales etc. » – alors même que la dernière enquête de ce type menée par la Dares [Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, service statistique du ministère chargé de l’emploi et du travail] sur les fonctions publiques remonte à 2019 !
Un état d’esprit plutôt sombre…
Premier enseignement du baromètre CFDT : l’état d’esprit des fonctionnaires est globalement sombre : 44 % d’entre eux se disent inquiets, 36 % lassés et 32 % rencontrent des difficultés. Dans le détail, les enseignants sont les plus nombreux à exprimer leur mal-être (55 % se disent inquiets, 48 % lassés et 26 % se déclarent même « en colère »). Pire, ils expriment également moins d’attentes ou d’espoirs que les autres agents. Lysiane, professeure des écoles dans l’Académie de Nancy-Metz, résume l’état d’esprit de ses collègues : « J’aime mon métier parce qu’il a du sens mais les conditions de travail de plus en plus dégradées le rendent de plus en plus difficile. » Et de pointer à la fois le manque de reconnaissance de la hiérarchie et « l’agressivité et la violence de certains parents, qui ne cesse de progresser ».
[…]
… Malgré un management à faire évoluer
[…] À la question « Que faudrait-il changer en priorité dans votre travail aujourd’hui ? », 40 % des agents répondent « une meilleure reconnaissance par ma hiérarchie », à égalité avec  » de meilleures conditions de travail ». Afin de remédier à cette situation, la CFDT Fonctions publiques appelle, par la voix de Laure Revel, à une »révolution des pratiques managériales dans les fonctions publiques » […] : « D’une part, il faut remettre les agents au cœur du système et les écouter. Cela passe par un véritable dialogue professionnel permettant de leur redonner la parole sur leur travail, dont ils sont les meilleurs connaisseurs. D’autre part, il est urgent que soient ouvertes des négociations QVT [Qualité de vie au travail] dans les administrations pour préserver la santé des agents et leur redonner du pouvoir d’agir. » […] »

05/05/2026 : AEF Info
« Une intersyndicale de l’Abes lance une pétition demandant un moratoire sur la fusion Abes-Amue », par Clémentine Buisson, réservé aux abonné·e·s
« Une intersyndicale [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Occitanie‑Montpellier] de l’Abes (Agence bibliographique de l’enseignement supérieur) annonce, le 4 mai 2026, le lancement d’une pétition demandant un moratoire sur la fusion Abes‑Amue (Agence de mutualisation des universités et établissements) prévue pour janvier 2027, afin de conduire une évaluation « sérieuse, transparente » et une concertation avec les personnels. Ce projet de fusion, validé à l’été 2025, fait depuis l’objet de critiques de la part des syndicats. Dans un communiqué, ils s’inquiètent de cette initiative « sans cap stratégique clair » risquant de « fragiliser » les réseaux documentaires de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La démission de Nicolas Morin, directeur de l’Abes, effective en juin, a renforcé ces inquiétudes. »

04/05/2026 : Boursier.com
« Universités : le repas à 1 euro ouvert à tous les étudiants dès ce lundi [4 mai] », par Estelle Nguyen.
« «  […] Une enveloppe de 50 millions d’euros pour soutenir le dispositif
Au total, 204 agents supplémentaires ont déjà été recrutés pour renforcer les équipes. Mais pour les organisations syndicales étudiantes et professionnelles, cet effort reste insuffisant au regard des besoins. Dès février dernier, la CFDT Education Formation Recherche Publiques souligne ainsi les limites du dispositif, malgré un ajustement budgétaire obtenu après intervention auprès du ministère.
Risque d’un épuisement des personnels
« La généralisation du repas étudiant à 1 euro n’est pas une simple mesure tarifaire : c’est un défi majeur, humain, organisationnel et budgétaire », a averti Raymond Rivière, secrétaire fédéral de la CFDT et représentant syndical au Crous d’Amiens-Picardie, estimant que les moyens alloués restent en deçà des besoins réels, évalués à au moins 56,2 millions d’euros pour la période mai-décembre 2026.
La CFDT insiste notamment sur la nécessité de renforcer les effectifs pour éviter une dégradation des conditions de travail, prévenant que « les agent·e·s des CROUS ne peuvent plus absorber de nouvelles charges sans renfort » et que le dispositif ne doit pas devenir « un facteur d’épuisement professionnel » ni « un risque pour la qualité du service public ». »

02/05/2026 : AFP
« Le repas à un euro pour tous les étudiants généralisé lundi [4 mai]», par Julia Pavesi. Accessible ici.
«[…] Une mesure réclamée par les organisations étudiantes pour lutter contre la précarité des étudiants.
Pour 2026, 50 millions d’euros sont alloués, pour compenser le manque à gagner – le coût réel d’un repas est d’environ 8 à 9 euros -, recruter des agents et investir dans le matériel de restauration.
En plus des 7.500 agents qui travaillent dans les quelque 800 points de vente, les Crous pourront recruter 204 emplois équivalents temps plein (ETP), un chiffre calculé sur une affluence de 12% d’étudiants non boursiers en plus.
Insuffisant pour Raymond Rivière, secrétaire fédéral de la CFDT et représentant syndical au Crous d’Amiens-Picardie. Il dénonce une « intensification du travail » des agents. […] »

04/05/2026 : Les Échos
« Travail dans la fonction publique : un quart des agents envisagerait de démissionner », par Alain Ruello, accessible en créant un compte
« Selon un baromètre de la CFDT, 44 % des agents publics se disent inquiets et un sur quatre envisage de quitter la fonction publique, malgré un investissement qui reste fort.
[…] La réalité des quotidiens décrite par trois agents a donné corps au paradoxe que traduisent les chiffres : les fonctionnaires, de l’État, à l’hôpital ou territoriaux, aiment toujours leurs métiers, sont fiers de rendre service, mais souffrent de plus en plus de ne pouvoir l’exercer correctement.
À l’image de Lysiane, professeur des écoles depuis près de vingt ans, en poste dans un quartier défavorisé. « Tout est question de moyens, donc de volonté politique », a-t-elle conclu après avoir raconté ses journées à rallonge, la paperasserie, ou encore le manque de soutien hiérarchique. Sans oublier les agressions, verbales subies par un enseignant sur deux, physiques par un sur cinq […] »

30/04/2026 : Libération (édition web)
« Un baromètre de la CFDT souligne l’état d’esprit « globalement sombre » des fonctionnaires », par Margo Magny, réservé aux abonné·e·s
« S’ils demeurent fiers de leur statut, de nombreux agents de la fonction publique se disent inquiets et insatisfaits de leur niveau de rémunération, selon une enquête commandée par le syndicat. […]
Conditions de travail dégradées
[…] Des nuances ont beau apparaître d’une fonction publique à l’autre, l’état des lieux «est globalement sombre», a souligné Marylise Léon. Le mal-être est encore plus marqué chez les enseignants qui sont 55 % à se dire inquiets. Lysiane Bénabent, professeure des écoles en Moselle depuis vingt ans, est venue à Paris pour en témoigner. Tâches administratives trop lourdes, hiérarchie verticale, sous effectif… « C’est un métier qui a du sens, mais les conditions de travail sont de plus en plus difficiles […] Pendant six heures chaque jour nous devons gérer 25 élèves en moyenne, avec moins d’élèves par classe nous serions plus efficaces », assure-t-elle.
Pour les enseignants, les choses se corsent davantage quand le temps prescrit pour les accompagnements d’élèves en situation de handicap (AESH) ne correspond pas à la réalité. Pour faciliter les temps en classe avec ces élèves qui nécessitent du temps, « la CFDT réclame un vrai statut pour ces AESH et une rémunération décente », a souligné Lysiane Bénabent. […] »

29/04/2026 : France 3-régions Grand Est – France Info
« « Tout ce qu’on nous offre comme avenir, c’est la guerre » : les lycéens se mobilisent pour réclamer plus de moyens pour l’Éducation nationale », par Éric Molodtzoff
« Quelques dizaines d’élèves ont bloqué, mercredi 29 avril 2026, tous les accès du lycée Henri Poincaré à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ils répondent à un appel national de la Solidarité lycéenne afin de réclamer plus de moyens pour l’éducation.
[…] En ligne de mire, la suppression de 4000 postes de professeurs titulaires à la rentrée 2026 […]
Climat anxiogène
Un climat anxiogène renforcé par l’heure des choix via Parcoursup […]
L’inquiétude ne touche pas que les lycéens. Les derniers mois ont été émaillés par des mobilisations et des grèves. Les syndicats FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Éduc’action et SUD Éducation dénoncent les choix budgétaires du gouvernement. Les effets se font ressentir au sein des établissements du second degré : suppressions de postes et blocage de toute revalorisation salariale. « Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue, » dénoncent les organisations syndicales. […] »

24/04/2026 : Sqool TV
Catherine Sahuc, AESH et militante CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Ain-Loire-Rhône était l’invitée du « Grand JT de l’Éducation » pour son débat « AESH : une profession essentielle en souffrance ».
« Elles sont un rouage essentiel de l’école inclusive et dénoncent un manque de reconnaissance, les AESH tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Entre salaires dérisoires et hausse du nombre d’élèves en situation de handicap, la profession est à bout de souffle. Une situation dont pâtissent les professionnels ainsi que les enfants et les familles. »
Le replay de Sqool TV (à partir de 10:20, jusqu’à 34:50), que vous retrouverez aussi sur notre chaîne.

23/04/2026 : AEF Info
« Baisse démographique : le détail des 18 départements expérimentaux et des « ateliers prospectifs » organisés par le MEN », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Le premier atelier concernant la baisse des effectifs scolaires a été organisé par le ministère de l’Éducation nationale mardi 21 avril 2026. Il s’est agi de présenter les travaux de la Depp sur la démographie attendue jusqu’en 2035, et de penser les évolutions nécessaires, notamment au travers de l’expérimentation de la nouvelle définition des moyens d’enseignement souhaitée par Édouard Geffray. Alors qu’il reste au moins trois réunions prévues jusqu’en septembre, plusieurs OS demandent la mise en place de « process » ou d’ « objectifs communs », sans oublier un « travail sur le fond ».
[…] Parmi les sujets sur lesquels nous avons insisté, ajoute Lætitia Aresu, secrétaire nationale de la CFDT EFRP, figure la répartition des effectifs, notamment en termes d’inclusion scolaire et de mixité sociale. « Il ne faudrait pas que seul l’enseignement public absorbe la baisse démographique. Il faut aussi que la baisse des effectifs réponde aussi à la question du climat scolaire. Aujourd’hui, tous ces enjeux ne sont pas abordés sur le fond ».
Pour la représentante syndicale, « si le ministre veut faire progresser le niveau des élèves, il faut s’en donner les moyens. Une de nos demandes est de pouvoir améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, mais aussi les conditions de travail des personnels. Cela renvoie au vieillissement de la population enseignante, qui ne concerne pas uniquement les retraites, mais aussi les départs volontaires et l’accidentologie qui s’accentue. Cette question va de pair avec la politique du remplacement ».
« Il faut déterminer des objectifs communs » (CFDT EFRP)
[…] « Le ministre souhaite partir des besoins, c’est une très bonne idée mais pour nous il faut déterminer des objectifs communs, notamment en termes de taux d’encadrement, abonde Lætitia Aresu, de la CFDT EFRP. Et il faut que ces priorités soient fixées au niveau même du Premier ministre, car c’est Bercy qui arrête les moyens : le programme doit être partagé par tous, sans quoi c’est la logique comptable qui prévaudra ». »

23/04/2026 : AEF Info
« Droits différenciés : « Un nouveau coup porté à l’autonomie des universités » (France U), « une réforme injuste » (CEVPU) », par Clémentine Maligorne & Anne Mascret, réservé aux abonné·e·s
« Les réactions pour dénoncer la nouvelle stratégie d’accueil des étudiants internationaux annoncée le 21 avril 2026 par le MESRE, qui inclut la généralisation des frais d’inscription différenciés, se multiplient. France Universités y voit « un nouveau coup porté à l’autonomie des universités » ‑ Mathias Bernard (UCA-Université Clermont Auvergne) parlant même de « faute politique, académique et territoriale » ‑ et le réseau CEVPU [Conférence nationale des étudiants vice-présidents d’université] dénonce une réforme « injuste ». Plusieurs syndicats appellent à la mobilisation et l’Union étudiante lance une pétition pour le retrait de cette mesure. Un Cneser exceptionnel se tiendra le 5 mai. […]
Des syndicats de l’ESR appellent à la mobilisation
[…] « Il est tout à fait choquant, quand on prône l’autonomie des établissements, de la leur refuser quand il s’agit de l’application de ces droits différenciés, pourtant massivement rejetés par la communauté universitaire », réagit Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche publiques, auprès d’AEF info. « Les droits différenciés étaient une idée lamentable ; quand les établissements essayent, à juste titre, d’en minimiser les dégâts, on la leur impose ! », s’exclame‑t‑il.

22/04/2026 : L’Étudiant – Éduc pros
« Assises sur le financement des universités : derrière la crise budgétaire, un modèle à repenser », par Rachel Rodrigues.
Un sujet qui divise [frais d’inscription différenciés]
[…] En décembre, Anne Fraisse estimait qu’il n’était pas entendable de « faire payer les étudiants ». Même son de cloche du côté des organisations syndicales. « Le rapport IGF-IGESR ne s’intéresse qu’à une seule question : comment augmenter les ressources propres, en citant la piste des droits d’inscription, assure le représentant de la CFDT. Ce n’est pas pour ça que c’est une bonne idée ». »

22/04/2026 : AEF Info
« Réforme de l’AEFE : la CFDT Éducation Monde demande un « moratoire immédiat » », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
(Brève) « Alors que les discussions pour réformer l’AEFE sont en cours, la CFDT Éducation Monde réclame un « moratoire immédiat » dans un communiqué paru le 21 avril 2026. Elle déplore que « malgré un excédent de 3 millions dans le compte financier 2025 », les décisions du CA du 18 décembre, auxquelles s’opposent des syndicats , « restent en vigueur », et demande « le gel de toute application de ces décisions et l’ouverture d’une concertation sociale ». « Aucune mesure ne peut entrer en vigueur sans confirmation préalable du financement par l’État », poursuit la CFDT, qui reconnaît que si « le problème structurel de l’ AEFE est réel, ce déséquilibre résulte aussi de choix budgétaires. Créer une urgence à partir de choix mal ajustés pour imposer des solutions non négociées n’est pas acceptable. Si une réforme doit être engagée, elle ne peut l’être que dans un cadre de confiance, avec des données transparentes ». »

21/04/2026 : News Tank Éducation & Recherche
« AEFE : un moratoire sur la réforme demandé par la CFDT Éducation monde », réservé aux abonné·e·s
« La CFDT Éducation monde demande un moratoire immédiat sur la réforme en cours de l’AEFE, le 17/04/2026 [lire ici]. Le syndicat exige « un gel immédiat des décisions adoptées le 18/12/2025 », concernant la hausse des contributions des établissements partenaires et la création d’une contribution des établissements au financement des pensions civiles.
« En décembre 2025, l’administration annonçait 59 M€ de déficit. Le compte financier 2025 affiche un excédent de 3M€. 62 M€ d’écart », dénonce le syndicat. […] »

20/04/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : à l’issue d’un dernier groupe de travail dédié aux équipes plurielles, encore des zones de flou », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, 20 avril 2026, réservé aux abonné·e·s
« L’IGESR a réalisé un point d’étape dédié aux « équipes pluricatégorielles », à l’occasion d’un groupe de travail organisé dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants le 17 avril 2026. Au coeur du sujet : le temps de disponibilité et la prise en charge financière. De leur côté, les organisations syndicales dénoncent des difficultés liées à l’articulation des emplois du temps des personnels et la construction d’une « culture commune », avec un manque de cadrage national. À l’issue de ce dernier groupe de travail, plusieurs questions demeurent […]
Un « manque de cadrage national » pour expliciter les moyens (OS)
[…] Christine Barralis (CFDT EFRP) […] souhaite qu’une « proposition de cadrage national » soit faite par les tutelles afin de « faciliter le fonctionnement de ces équipes plurielles, ce que nous demandons depuis des mois et même depuis des années ». « Les choses arrivent toujours tardivement », insiste‑t‑elle : par exemple, « nous ne savons toujours pas la définition précise des profils qui entrent ou pas dans la catégorie des 50 % de praticiens de terrain censés intervenir en LPE et M2E. On est en train de préparer la rentrée sans savoir qui fera partie de l’équipe, et comment s’organiser ». De même, elle appelle à préciser les conditions d’intégration effectives des tuteurs dans les formations.
À noter que, dans sa déclaration liminaire, la CFDT EFRP insiste également sur le « besoin d’une progressivité dans la transformation des équipes pédagogiques et l’intégration des 50 % de personnels dits du terrain. En effet, une application trop brutale et rapide de cette règle va seulement augmenter la déstabilisation de formations déjà fragilisées par l’ampleur et la rapidité de la réforme ». L’organisation syndicale en appelle aussi à la prise en compte, « par les rectorats et les universités », du « temps de concertation et de coordination nécessaire pour fonctionner en équipe plurielle […]. Ce temps doit être inscrit dans le service des personnels. Sinon cette coordination ne pourra se faire correctement et les équipes plurielles ne seront qu’une juxtaposition d’isolats fonctionnant en silo. »
Des questionnements demeurent sur la réforme
[…] Suppression du barème d’affectation des lauréats ? Une intersyndicale de l’éducation a déposé un voeu, lors du CSAMEN du 14 avril 2026, pour exiger le maintien du barème pour l’affectation des lauréats des concours.
Si la demande avait été formulée dès novembre 2025, pour les syndicats FSU, Unsa‑Éducation, FNEC‑FP‑FO, CFDT EFRP, CGT Éduc’action, Snalc et SUD‑Éducation, avec la suppression du barème chiffré les lauréats des concours du 2nd degré externes à bac +3 qui ont une L3 ou un M1 « ne pourraient plus bénéficier du rapprochement de conjoint, de l’affectation simultanée et n’auraient plus de valorisation de leur expérience antérieure ». Des élèves fonctionnaires « seront affectés selon un système très opaque, quasi au bon vouloir de l’administration puisque sans vérification possible, et ne pourront pas formuler de [demande de] révision d’affectation » avant le début de la saisie des voeux prévu le 4 mai.
Or, poursuivent les OS, « l’empilement de mesures sans barème avec de nombreuses typologies aboutira nécessairement à de nombreux renoncements au concours et expose les personnels de l’administration centrale ainsi que les personnels des rectorats à une surcharge de travail et des risques psycho sociaux ». […] »

20/04/2026 : Les Échos
« Du « casse-tête » au « crash test », la réforme de la formation des enseignants inquiète pour la rentrée 2026 », par Marie-Christine Corbier
« […] Taux de réussite et affectation
[…] A la CFDT-EFRP, Carine Royer parle de « tsunami » et prédit « l’enfer, en juillet, dans les rectorats », après les résultats des concours.
[…] « Jusqu’ici, les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé) formaient les candidats qui passaient le concours en master 2 et pouvaient, par exemple, avoir 25 élèves en allemand, explique Carine Royer. Demain, on ne formera que les lauréats, ils seront donc moins nombreux, on en aura peut-être que 5… » […]
Edouard Geffray, le ministre de l’Education nationale
[…] Certaines universités vont créer des prépas aux concours tandis que d’autres leur proposeront d’entrer en master au côté des lauréats, pour leur éviter de perdre une année, souligne Carine Royer en pointant « les vraies inégalités territoriales » de la réforme.
L’incertitude concerne encore les personnels qui dispenseront les cours dans les nouveaux masters. La réforme prévoit que 50 % des heures d’enseignement soient confiées à des praticiens de terrain, donc des personnels scolaires.
« Mais on ne sait pas comment ils vont être recrutés, s’agace Carine Royer, alors que c’est quand même l’université qui va délivrer le diplôme de master ! On ne peut pas, dans certaines académies, laisser le rectorat décider seul des personnels qui vont intervenir. Il y a des limites ! » […] »

17/04/2026 : AEF Info
« EPE : que pensent les conférences d’établissements et syndicats du rapport final de Jean-Pierre Korolitski ? », par Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« La concertation lancée par Jean‑Pierre Korolitski avec les organisations syndicales et étudiantes et les conférences d’établissements, qui a abouti fin mars à un rapport contenant 16 préconisations pour « améliorer la politique des EPE [établissements publics expérimentaux] et développer les bonnes pratiques à mettre en oeuvre » ne semble pas avoir levé toutes les questions des acteurs, ni les avoir tous entièrement convaincus. […]
« Nous voulons un projet de loi autonome » (CFDT)
« Rapprocher les écoles des universités, c’est positif, mais cela ne peut pas être le seul objectif. Il y a un réel enjeu à ce que l’évaluation de l’expérimentation soit faite sérieusement, en prenant le temps et au regard d’objectifs clairs », réagit Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche publiques, joint le 16 avril. Concernant la possibilité pour des universités classiques d’avoir des établissements‑composantes, « c’est une possibilité que l’on peut étudier », estime‑t‑il. « Mais finalement, qu’est‑ce que ce type de rapprochement permet de faire en plus par rapport à une convention d’association, à part additionner les publications scientifiques et les étudiants pour des jurys internationaux ? », interroge‑t‑il.
« Une autre proposition du rapport est de laisser plus de latitude pour que les universités fassent évoluer leurs statuts, alors que ceux‑ci sont pour l’instant très contraints par le code de l’éducation. Mais la contrepartie est énorme : que ces statuts soient validés par décret. Autrement dit, loin d’augmenter l’autonomie, on soumet l’évolution de leur gouvernance à l’autorité du gouvernement », ajoute‑t‑il.
Enfin, il alerte sur le fait que « des mesures émanant de ce rapport arrivent par amendement parlementaire, sans concertations préalables, ni études d’impact et avis du Conseil d’État, dans le cadre de l’examen du PJL [projet de loi] « . « Nous souhaitons un texte autonome. Car il y a clairement un souci d’atterrissage des initiatives et des expérimentations. » […] »

> 16/04/2026 : AEF Info
« « Le MEN doit engager une politique d’atténuation de l’empreinte écologique » (rapport voté en Conseil supérieur de l’éducation) », par Antonin Gouze, réservé aux abonné·e·s
« Créer un « Observatoire national de l’adaptation du bâti scolaire », établir un « plan climat » du MEN à l’horizon 2050, former les personnels aux questions écologiques, intégrer les enjeux environnementaux dans les programmes : telles sont quelques‑unes des 40 recommandations du rapport de la commission spécialisée sur la transition écologique du CSE , élaboré par plusieurs organisations syndicales de personnels et de jeunesse et adopté le 26 mars 2026. Pour la rapporteure Béatrice Laurent (Unsa), il s’agit désormais d’être reçus par le MEN pour faire aboutir ces recommandations. […]
rapporteure, Béatrice Laurent (Unsa‑Éducation), indique que le rapport ‑ qui comporte 40 recommandations visant à faire de l’école une « actrice de la transition écologique » ‑ a été élaboré avec « la FSU , la CFDT ‑ EFRP, la CGT Educ’action, le Snalc , l’Unsa‑Éducation, le Renouveau Lycéen et la Fage , qui ont été des membres assidus des groupes de travail ». Lors du CSE du 26 mars, les auteurs ont « demandé à être reçus par le ministre de l’Éducation » et lui ont transmis un courrier en ce sens […] »

> 15/04/2026 : AEF Info
«Régulation du privé : le projet de loi sera examiné au Sénat le 20 mai en commission et le 1er juin en séance publique », par Mossane Faye, réservé aux abonné·e·s
« Fin du suspens pour le projet de loi relatif à la régulation de l’enseignement supérieur privé. Le Sénat l’examinera le 1er juin […]
Cette inscription intervient après plusieurs mois d’incertitude, car le projet, dont l’examen était attendu dès début 2026, a été plusieurs fois reporté, malgré la désignation du rapporteur qui a quasiment terminé ses auditions.
Cette décision avait poussé plusieurs syndicats et associations à interpeller le gouvernement . Le 30 mars, Pierre Ouzoulias (Hauts‑de‑Seine, CRCE‑K ), vice‑président du Sénat, et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE‑K, s’étonnaient dans un courrier que l’inscription dans l’agenda parlementaire du projet de loi gouvernemental ait été « une nouvelle fois reportée ». […]
De leur côté, plusieurs syndicats (Fage , Unef , Unsa , CFDT, SNPTES ) avaient également adressé un courrier commun à Matignon, le 2 avril, pour réclamer cette inscription. Ils estimaient que la situation juridique actuelle, qui assimile les étudiants inscrits au sein d’un établissement d’enseignement privé à de « simples consommateurs », « n’est pas tenable ». « Le gouvernement doit intervenir au plus vite pour protéger l’enseignement supérieur français », écrivaient‑ils. […] »

> 14/04/2026 : AEF Info
« Référentiels de la future formation des enseignants, évolution de Mon Master… Les votes du Cneser d’avril 2026 », par Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« De nombreux textes « formations » ont été présentés en Cneser, pour la séance du 14 avril 2026. Les élus se sont largement opposés à un projet d’arrêté portant sur les futurs référentiels de la formation des enseignants, surtout pour protester contre la manière dont est mise en oeuvre cette réforme. Deux textes, approuvés, portent sur des évolutions relatives au droit à la poursuite d’études dans le cadre de la procédure Mon Master. Par ailleurs, la stratégie de formation de plusieurs établissements va être présentée les 15 et 16 avril. […]
Les référentiels de la future formation des enseignants
Texte attendu : un projet d’arrêté fixant les référentiels de formation initiale prévus dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants (professeurs des écoles, professeurs certifiés, professeurs d’éducation physique et sportive, professeurs de lycée professionnel des sections générales et de certaines sections professionnelles, et conseillers principaux d’éducation). […]
Les élus se sont largement exprimés en défaveur du texte : 2 pour (France Universités), 18 contre et 8 abstentions. […]
La CFDT‑EFRP a aussi voté contre, notamment pour « protester contre le calendrier » de la réforme. […] »

> 11/04/2026 : La Tribune Dimanche
« « Violences à l’école : le Parlement doit légiférer », par les principaux collectifs de victimes de violences dans les établissements scolaires publics et privés. »
« Dans cette tribune, les 22 signataires [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, via sa secrétaire générale Catherine Nave-Bekhti, article fédéral à lire ICI] reviennent sur une proposition de loi qu’ils voient comme un « engagement transpartisan sans précédent en faveur de la protection des enfants ». […] »

PQR > 11/04/2026 : La Dépêche du Midi
« Carte scolaire : après la journée « école morte », les syndicats du Tarn-et-Garonne maintiennent la pression », par Raphaël Terron, réservé aux abonné·e·s
« Les représentants de différents syndicats de l’Éducation nationale se sont réunis ce vendredi 10 avril 2026 à Montauban pour une « contre-réunion CDEN ». Au lendemain du dispositif « école morte » qualifié de franc succès par le groupe, les syndicats ne comptent pas abandonner. L’objectif est de s’unir contre la nouvelle carte scolaire annoncée par le directeur académique le 25 mars dernier.
[…] Olivier Marquez-Cayla, membre de la CFDT [-82], ajoute que « la baisse démographique est utilisée comme un prétexte pour fermer des classes, alors qu’on pourrait l’utiliser pour améliorer la qualité de l’enseignement et de l’accompagnement des élèves ». […] »

PQR > 10/04/2026 : La Dépêche du Midi
« Sans surprise, il y aura bien dix classes et deux écoles fermées à la rentrée dans les Hautes-Pyrénées », par Andy Barréjot, réservé aux abonné·e·s
« Le CDEN a validé la première copie produite dix jours plus tôt en CSA départemental avec huit postes à rendre au niveau des Hautes-Pyrénées. […]
Pas de marge de manoeuvre

Cette carte scolaire a reçu ce vendredi 19 voix contre (dont l’ensemble des syndicats) et8 pour.  « Il n’ y avait pas de marge de manoeuvre, rien n’a bougé, regrette Agnès Puzos, du SGEN-CFDT [CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Académie de Toulouse]. La baisse démographique, si elle est réelle, n’est pas vertigineuse. On ne demandait pas davantage de moyens, mais juste autant, pour alléger les effectifs par classe, ce qui permettrait justement d’accompagner tous les élèves. »

> 09/04/2026 : VousNousIls, l’e mag de l’éducation
« Statut des AESH : une carte postale adressée à Edouard Geffray », par Arthur Courtois
« Le 5 avril 2026, une intersyndicale a adressé une carte postale au ministre de l’Education nationale dans laquelle elle demande un véritable statut pour les AESH. […]
Finalement, aucune date pour les discussions
Le 25 février, Edouard Geffray avait annoncé que des travaux sur le statut des AESH allaient démarrer en mars entre le ministère de l’Education nationale et les syndicats enseignants. A l’heure actuelle, aucune date n’a été proposée par le ministère. […] La colère des syndicats s’est par ailleurs amplifiée cette semaine. En effet, suite à l’annonce du nouveau concours pour les 3e, nombre d’entre eux ont exprimé leur mécontentement via des communiqués. La CFDT Education Formation Recherche Publiques a, par exemple, qualifié le nouveau concours d’«hors-sujet général» [à lire ici] déclarant que la vraie priorité se trouvait autour des AESH. »

> 09/04/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : quel sera le fonctionnement de la « commission académique » dans l’affectation des lauréats ? », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« À l’occasion d’un groupe de travail sur la réforme de la formation des enseignants, le 3 avril 2026, des précisions ont été apportées sur les missions et le fonctionnement des « commissions académiques », dont le rôle sera de déterminer si un lauréat de concours enseignant entrera directement en M2 de M2E, au lieu de suivre deux années de formation en master. Des organisations syndicales déplorent un manque de cadrage national laissant trop la main aux rectorats, avec la crainte que ces derniers ne soient tentés d’envoyer le plus de personnes en M2, comme moyens d’enseignement. […]
Une tentation des rectorats de placer beaucoup de lauréats directement en M2 ?
Contactée par AEF info, Christine Barralis (CFDT EFRP) se dit vigilante sur la future composition des commissions : « le document indique qu’elles feront appel à l’expertise des formateurs des Inspé ; cela ne veut pas dire qu’ils y seront intégrés ». Ainsi, Matthieu Drouhin, du SE‑Unsa , regrette que malgré la demande formulée par plusieurs organisations syndicales, « la diversité des acteurs ne soit pas garantie : c’est embêtant car chaque rectorat pourra faire à sa sauce, sans transparence ». De quoi faire craindre que les commissions puissent fonctionner différemment d’une académie à l’autre, avec un traitement différencié des candidats. « Clairement, il y a le risque, dans les académies qui ne seraient pas très attractives, que le besoin de disposer de stagiaires à mi‑temps comme moyens d’enseignement pèse sur la décision des commissions, avec la tentation de les placer directement en M2 », alerte Christine Barralis.
[…] Enfin, une alerte est mise sur le fait qu’à de rares exceptions près, les étudiants/fonctionnaires ne seront pas en mesure de saisir par eux‑mêmes ces commissions et de leur apporter des éléments complémentaires par rapport à ce qui est demandé dans le dossier. « Ce que l’on craint, c’est que cela nuise à l’examen des ‘cas marginaux’, par exemple ceux qui auraient de l’expérience à l’étranger », explique ainsi Christine Barralis. D’autant plus que, selon elle, le calendrier de ces commissions va être serré : avec des résultats de concours qui vont tomber entre la fin juin et le 6 juillet, puis les résultats des affectations qui seront connues autour de la mi‑juillet, « les commissions vont devoir aller vite pour tout statuer avant début août ». »

> 08/04/2026 : AEF Info
« Inria : une intersyndicale demande un « moratoire immédiat » sur le passage en ZRR de l’intégralité des centres », par Anne Roy, réservé aux abonné·e·s
« Inria s’est engagé dans son COMP 2024‑2028 à passer l’intégralité de ses centres en ZRR [zone à régime restrictif, cf. ci-dessous dépêche AEF Info du 11 mars].  Une démarche que l’Institut entreprend « à marche forcée », « d’ici septembre 2026 », selon une pétition, initiée par l’intersyndicale de l’organisme et signée le 3 avril 2026 par plus de 1 000 membres des équipes et services d’Inria. Les signataires, qui craignent pour « l’attractivité » de l’organisme, demandent un « moratoire immédiat ». La direction d’Inria ne veut pas s’exprimer sur le sujet pour le moment.
Alors qu’ Inria prévoit un passage de l’ensemble de ses centres en ZRR , en vertu des engagements pris par l’organisme dans son COMP 2024-2028 signé en avril 2025, l’intersyndicale de l’organisme (CFDT Recherche EPST, SNCS ‑FSU, SNTRS‑CGT) dénonce une démarche entreprise « à marche forcée », « d’ici septembre 2026 ». Une pétition, initiée par l’intersyndicale et signée le 3 avril 2026 par plus de 1 000 membres des équipes et services d’Inria (la moitié des chercheurs permanents et 46 % des responsables d’équipe projet de l’Institut), s’oppose au passage intégral de l’Institut en ZRR et demande un « moratoire immédiat ».
La direction d’Inria fait savoir à AEF info qu’elle ne souhaite pas, « pour le moment », s’exprimer sur le sujet. […] »

> 07/04/2026 : VousNousIls, l’e mag de l’éducation
« Edouard Geffray annonce un nouveau concours pour les 3e », par Arthur Courtois
Vendredi 3 avril 2026, le ministre de l’Education nationale a annoncé la création d’un nouveau concours pour les élèves de 3e.Tous les élèves de 3e pourront s’inscrire au concours sur la base du volontariat.
Dans un communiqué publié vendredi 03 avril, le ministère de l’Education nationale a annoncé la création du Concours général des collèges. Ce concours s’adresse aux élèves de 3e sur la base du volontariat. La première édition aura lieu au cours de l’année scolaire 2026-2027 et se déroulera indépendamment de l’épreuve du Brevet. Son objectif : « valoriser les talents sur tout le territoire ».
[…]
Le symbole d’une forme d’élitisme
[…] la CFDT Education Formation Recherche Publiques, qualifie le nouveau concours d’«hors-sujet général». Dans son communiqué, le syndicat déplore une décision qui ne répond à aucune demande des personnels. La CFDT rappelle que les attentes sont davantage concentrées vers des financements supplémentaires et une meilleure organisation. Le syndicat a également renouvelé son appel à la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. […] »

> 07/04/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : les lauréats des concours du 2nd degré devraient connaître leur affectation à partir du 29 juin », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s.
« Les lauréats des concours enseignants du 2nd degré devraient connaître leur académie d’affectation entre le 29 juin et le 13 juillet 2026, apprend AEF info par plusieurs représentants syndicaux, à l’issue d’un nouveau groupe de travail consacré à la réforme de la formation des enseignants, le 3 avril 2026. Ce calendrier, non aligné avec celui de Mon Master, risque de modifier au dernier moment les listes des admis dans les autres masters. […]
La cohabitation compliquée avec le calendrier de Mon Master
Problème, ce calendrier de dévoilement des résultats des concours et affectations n’est pas en adéquation avec celui de la plateforme Mon Master […] « Les étudiants vont faire des candidatures à l’aveugle, ce qui sera très inconfortable, d’autant que certains M2E ne vont s’ouvrir qu’à partir de la phase complémentaire », craint Christine Barralis, de la CFDT EFRP. « Nous allons donc être confrontés à des étudiants qui, mi‑juin, auront des réponses des autres masters tout en attendant de savoir s’ils sont lauréats ou non, et ils ne seront pas fixés avant mi‑juillet pour se décider », ce qui risque d’entraîner un certain roulement sur certains autres masters, qui verront leur liste d’admis « légèrement » évoluer à la mi‑juillet, explique‑t‑elle. Et impossible pour les Inspé de déterminer à l’avance le nombre de places qu’ils pourraient ouvrir pour les non lauréats, « car c’est conditionné au nombre de lauréats, et on ne le saura qu’au dernier moment », rappelle Christine Barralis. « C’est l’ensemble des formations qui est coincé. » […] »

> 02/04/2026 : AEF Info
« PJL régulation du privé : il resterait une possibilité d’examen en juin. Stéphane Piednoir garde sa PPL comme « option » », par Mossane Faye, réservé aux abonné·e·s
« […] Dans un courrier adressé le 30 mars au Premier ministre Sébastien Lecornu, Pierre Ouzoulias (Hauts‑de‑Seine, CRCE‑K ), vice‑président du Sénat, et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE‑K, s’étonnent que l’inscription dans l’agenda parlementaire du projet de loi gouvernemental ait été « une nouvelle fois reportée ». « Nous arrivons à une situation inédite où deux systèmes d’enseignement supérieur cohabitent et se concurrencent », écrivent les deux sénateurs […]
De leur côté, plusieurs syndicats (Fage, Unef, Unsa, CFDT, SNPTES) ont également adressé un courrier commun à Matignon, le 2 avril, pour réclamer cette inscription. Ils estiment que la situation juridique actuelle, qui assimile les étudiants inscrits au sein d’un établissement d’enseignement privé à de « simples consommateurs », « n’est pas tenable ». « Le gouvernement doit intervenir au plus vite pour protéger l’enseignement supérieur français », écrivent‑ils. « La lutte contre les nombreuses dérives liées au développement sans garde‑fous de l’enseignement supérieur privé doit être une priorité nationale, afin de garantir un avenir digne et sécurisé aux centaines de milliers de jeunes qui s’y retrouvent de manière contrainte. »
« Appelée unanimement et de manière transpartisane lors de la séance plénière du Sénat du 11 février, la nécessité d’ouvrir un débat sur l’encadrement de l’Enseignement supérieur privé est un enjeu démocratique majeur », martèlent ces syndicats. « L’ensemble des organisations représentatives étudiantes et professionnelles de l’enseignement supérieur signataires appelle à l’inscription urgente de ce projet de loi à l’ordre du jour du Sénat, comme initialement prévu, au mois de mai. Il en va de la crédibilité de notre système d’enseignement supérieur, de la protection des étudiants, et du respect de l’engagement républicain en faveur de l’égalité des chances. »
Par ailleurs, une autre PPL, celle de Yan Chantrel (SER, représentant les Français établis hors de France), visant à « protéger les étudiants face aux pratiques commerciales abusives des établissements d’enseignement supérieur privés », a été adoptée en première lecture par le Sénat le 11 février 2026. »

> 01/04/2026 : Télérama.fr
« « Une entreprise privée ne pourrait pas se comporter comme ça » : les enseignants face à la pénurie de médecins du travail », par Manon Boquen, réservé aux abonné·e·s
« […] La souffrance au travail accentuée
La loi oblige pourtant l’administration à garantir une visite de suivi médical tous les cinq ans […]. « Il n’y a pas de prévention. On est tout le temps dans la réparation », tacle Lætitia Aresu, secrétaire nationale en charge du dossier Santé, sécurité et conditions de travail à la CFDT-Éducation formation recherche publiques. Son syndicat milite pour un suivi médical coordonné avec la médecine de ville, alors que le ministère souligne vouloir « recourir à l’externalisation des missions par la négociation de conventions avec des services de santé au travail interentreprises ». « Le marché est tellement énorme que peu d’entre eux sont en mesure d’y répondre », pense Lætitia Aresu. Cette professeure s’inquiète surtout pour la souffrance au travail de ses collègues, qui s’accentue au fil des années. […] »

PQR > 31/03/2026 : Le Dauphiné.com
(Vidéo) « À quoi ressemble le métier d’enseignant en 2026 ? Nous avons posé la question à des professeurs mobilisés à Paris. » – À retrouver aussi sur Instagram
« Les enfants d’aujourd’hui, c’est des salariés de demain qui créeront des richesses. Et si on ne leur permet pas d’acquérir des compétences scolaires et professionnelles, eh bien en fait, c’est des enjeux à terme qui fragilisent aussi des futurs salariés » (témoignage d’Antonio Gonçalves, professeur des écoles spécialisé, CFDT Éducation de l’académie de Versailles).
Voir ci-dessous, Le Dauphiné Libéré, article de Delphine Bancaud du 30 mars.

> 31/03/2026 : TV5 Monde, avec AFP
« Baisse du nombre d’élèves : des enseignants en grève contre les suppressions de postes », par AFP – Marine Do-Vale
« « Certes il y a une baisse démographique, mais la baisse des moyens n’y est pas corrélée, elle est plus forte », pour Erwan Desnos, secrétaire général adjoint de la CFDT éducation pour l’Académie de Versailles, croisé à la manifestation parisienne. »

> 31/03/2026 : France Info, avec AFP
« Suppressions de postes, carte scolaire, salaires… Pourquoi les enseignants sont-ils en grève mardi ? », par Corentin Alloune.
« Les syndicats dénoncent, dans le cadre d’une semaine d’actions entamée lundi, la suppression de plus de 4 000 postes à la rentrée prochaine et la non-revalorisation salariale de la profession. Ils redoutent également des milliers de fermetures de classes avec les nouvelles cartes scolaires.
[…] Une journée nationale de grève est prévue mardi 31 mars, comme « le point d’orgue avec toute la profession » de la semaine d’actions entamée lundi et qui s’achèvera vendredi, explique à franceinfo Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la fédération CFDT Education. Plusieurs mouvements ont déjà eu lieu à travers la France ces dernières semaines […]
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD contestent dans un communiqué commun publié le 20 mars « les choix budgétaires du gouvernement », notamment les 4 000 « suppressions d’emplois » d’enseignants prévues dans le public et le privé confondus. Pour la rentrée 2026, en septembre, 1 891 postes seront supprimés dans le premier degré public et 1 365 dans le second. « Ces choix du gouvernement continuent de dégrader davantage un service public d’éducation », dénonce Catherine Nave-Bekhti. […]
Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), les syndicats anticipent, avec les nouvelles cartes scolaires, « des milliers » de fermetures de classes. « On appelle aussi le gouvernement à ne pas reproduire le budget 2026, qui fragilise l’école, pour l’année 2027. On veut des mesures de créations de postes et de revalorisation salariale », développe Catherine Nave-Bekhti. […]
« L’argument de la baisse démographique, on ne peut plus l’entendre »
En janvier, le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, avait évoqué, lors d’un déplacement à Givors, au sud de Lyon, une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions de postes d’enseignants. Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Education nationale, les effectifs des élèves du premier degré devraient diminuer de 116 800 élèves à la rentrée 2026, soit une baisse de 1,9%. « Il y a effectivement une baisse démographique, mais on ne peut pas s’appuyer sur cet argument, il ne tient pas et on ne peut plus l’entendre. Nos collègues n’ont pas le temps de s’occuper de plus d’élèves. Ils ne cessent de courir après le temps pour boucler les programmes, ce qui ne permet pas de donner un bon accompagnement », estime Catherine Nave-Bekhti. […] »

> 31/03/2026 : Le Café pédagogique
« Grève nationale : une journée de mobilisation contre les suppressions de postes », Djéhanne Gani.
« Baisse démographique VS baisse des effectifs. Les syndicats réclament l’arrêt des suppressions de postes. Une intersyndicale (FSU, Unsa, CFDT, CGT, SUD) appelle à la mobilisation le 31 mars pour dénoncer les coupes budgétaires dans l’Éducation nationale et alerter sur la dégradation des conditions d’enseignement. Des rassemblements ont lieu à travers la France. […]
Un avertissement pour 2027
Au-delà de cette journée de mobilisation, les syndicats entendent peser sur les orientations budgétaires à venir. […] Pour la Secrétaire générale de Cfdt, « cette dégradation du travail pèse sur tous les personnels », Laetitia Aresu l’illustre avec le cas des frais de déplacement qui ne peuvent plus être pris en charge, comme pour les Psy-EN, infirmiers, dénonçant « un travail empêché, qui perd son sens ». L’absence de moyens pénalise les élèves, dégrade les conditions d’apprentissage comme de travail des personnels. En souffrance, comme le rappellent toutes les enquêtes et nombreux témoignages. L’intersyndicale appelle à un investissement massif dans l’éducation et alerte : l’école est « à un point de bascule ». »

> 31/03/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Semaine de forte mobilisation dans l’Éducation nationale », par Anne-Sophie Balle.
« […] « Nous y voilà », lâche, amère, la CFDT Éducation Formation Recherche publiques. Cela fait des mois qu’elle alerte sur les conséquences dramatiques des choix budgétaires du gouvernement. In fine, ce sont bien 4 000 suppressions de postes, à tous les échelons, qui menacent la rentrée 2026. « Des choix qui ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’éducation déjà exsangue », écrivent, dans un communiqué commun, la CFDT, la CGT, la FSU, l’Unsa et Sud. Aussi, ces organisations appellent-elles, ensemble, à une vaste semaine d’actions du 30 mars au 3 avril, une grève étant prévue ce 31 mars sur l’ensemble du territoire. […] »

> 31/03/2026 : AEF Info
« Mouvement social du 31 mars : le MEN compte 9,7 % d’enseignants grévistes, contre 25 à 30 % selon la FSU », par Coline Daclin, Cyril Duchamp, Emmanuel Fontaine, Sylvain Marcelli & Marie-Pierre Vega, réservé aux aboné·e·s
« […] Dans le 1er degré, de 30 à 35 % de grévistes, selon le Snuipp‑FSU
La raison de cette colère ? La répartition de la carte scolaire, en cours d’élaboration dans les départements depuis la fin des élections municipales, et qui devrait conduire à de nombreuses fermetures de classe, au moins 2 100 selon la CFDT EFRP, un chiffre estimatif qui nécessite néanmoins d’attendre que soient annoncées les ouvertures de classes. […]
Une « boussole budgétaire » aux effets « désastreux » (intersyndicale)
[…] « La société demande à l’école d’assurer davantage de missions et de continuer à se transformer », poursuit Catherine Nave‑Bekhti, de la CFDT EFRP, soulignant l’importance de disposer de moyens suffisants : « Dépenser pour l’éducation ne se fait pas en pure perte. C’est un investissement qui doit passer, et c’est là que ça heurte la lecture purement comptable et budgétaire, par des dépenses de masse salariale. L’éducation est un travail de relation. Ce sont des humains qui s’occupent d’autres humains, qui les aident à grandir. Et donc, ça n’est pas vrai qu’on améliore l’éducation en ne faisant pas de dépense de masse salariale et en n’assurant pas les moyens de réaliser le travail correctement. Nous allons porter cela très fort ».

> 30/03/2026 : Sqool TV
Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, était l’invitée du « Grand JT de l’éducation » sur la question de la suppression des postes dans l’Éducation nationale et sur ce que porte la mobilisation intersyndicale du 31 mars. Elle a débattu avec Morgane Verviers, SG de l’Unsa Éducation.

> 30/03/2026 : Le Monde, avec AFP
« Les enseignants appelés à la grève mardi pour protester contre les suppressions de postes », réservé aux abonné·e·s
« […] Une semaine d’actions
La FSU, l’UNSA, la CFDT, la CGT et SUD ont appelé à une semaine d’actions à partir de lundi, avec une journée nationale de grève mardi, pour amplifier la mobilisation en cours sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année contre des choix budgétaires « court-termistes » qui aggravent la dégradation d’un service public d’éducation déjà « exsangue », selon elles.
[…] « On compte beaucoup sur la bonne volonté [des personnels] pour que le système fonctionne, et aucune mesure salariale ne vient le reconnaître, et cela pèse sur le moral des personnels », a également déploré Lætitia Aresu, secrétaire nationale de la CFDT Education. »

PQR > 30/03/2026 : Le Dauphiné Libéré
« Grève des enseignants ce mardi : à quoi faut-il s’attendre dans les établissements ? », par Delphine Bancaud.
« Face aux suppressions de postes annoncées pour 2026, les syndicats dénoncent une dégradation des conditions d’enseignement. La mobilisation de ce mardi pourrait aussi marquer le début d’un bras de fer autour des choix budgétaires à venir.
Ce mardi 31 mars, certaines classes resteront portes closes. Et ce, en raison d’un appel à la grève d’une intersyndicale de l’Éducation nationale (réunissant la FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD) pour protester contre les suppressions de postes et les fermetures de classes en 2026. […]
« Il s’agit de poser les jalons pour 2027 »
Des arguments [baisse démographique] qui ne convainquent pas les syndicats. « Il faut s’attendre à au moins 2 100 fermetures de classes dans le premier degré », explique Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT Éducation. […] »

> 30/03/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : les deux-tiers des LPE n’atteindront pas les 50 % de praticiens de terrain en 2026 (IGESR) », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« La nouvelle LPE (licence professorat des écoles), qui a fait l’objet d’une mission de l’IGESR, était au coeur du deuxième comité de suivi de la réforme de la formation des enseignants, jeudi 26 mars 2026. Les inspecteurs généraux ont constaté que la formation connaît une « attractivité importante » sur la plateforme Parcoursup. Autres enseignements : la LPE sera portée aux deux‑tiers par des Inspé et l’objectif des 50 % de formateurs issus du terrain dès la rentrée prochaine ne sera pas atteint. De leur côté, plusieurs syndicats affirment leur désaccord sur la vision du maillage territorial. […]
La cible des 50 % de praticiens terrain ne sera pas totalement atteinte en 2026 […]
Difficulté sur les 50 % : pas une surprise pour les syndicats
[…] « C’est un peu un désaveu, mais nous ne sommes pas surpris », témoigne de son côté Carine Royer, de la CFDT‑EFRP : « Passer de 30 % de ces profils d’enseignants à 50 % pour les académies, c’est énorme. On voit depuis quelques semaines que des académies se sont mises à serrer la vis pour dire que la bascule sera bien en 2026 ». […] »

> 30/03/2026 : AEF Info
« Rentrée 2026 dans l’académie de Lille : les syndicats dénoncent la multiplication des services partagés dans les EPLE », par Sylvain Marcelli, réservé aux abonné·e·s
« L’académie de Lille est celle qui perd le plus de postes à la rentrée 2026, dans les écoles (‑245) comme dans les collèges et lycées (‑167). Les syndicats enseignants multiplient les actions depuis début mars : rassemblements, opérations « collèges morts », grèves. Dans ce contexte tendu, les personnels de direction tentent de réduire le nombre de services partagés, mal vécus par les enseignants, mais aussi de maintenir leurs choix pédagogiques. Lors d’une rencontre avec AEF info le 26 mars, la rectrice, Sophie Béjean, rappelle la réalité démographique et détaille ses priorités.
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD‑Éducation, réunis en intersyndicale, appellent à une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril 2026, pour protester contre le manque de moyens dans l’Éducation nationale. […] »

30/03/2026 : AEF Info
« Assises du financement des universités : « Le statu quo n’est pas une option » (Jérôme Fournel et Gilles Roussel) », par Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« En cas de « statu quo », la trajectoire financière des universités « se traduira par une diminution progressive de [leur] capacité à remplir leurs missions de formation, d’enseignement et de recherche », alertent les deux pilotes des Assises du financement des universités, Jérôme Fournel et Gilles Roussel, à l’occasion d’une journée d’échanges organisée à Paris, le 26 mars 2026. « Besoin d’anticipation et de lisibilité pluriannuelle », « regroupements, fusions et mutualisations ? », « globalisation du modèle ? ». Un « panel d’options » va maintenant être discuté pour « redresser la trajectoire ». « Il faudra collectivement faire preuve d’ingéniosité pour trouver des solutions qui permettent d’être les plus efficaces possibles », selon Jérôme Fournel.
[…]
« Nous avons été entendus » (Eric Blond, président de l’université d’Orléans)
« Tout a déjà été essayé au cours des 30 dernières années. À chaque fois, on nous a promis de l’argent pour résoudre les problèmes de financement de l’enseignement supérieur, à chaque fois nous avons été relativement déçus. Je ne vois pas ce qui va permettre de résoudre le problème de financement des universités », réagit, sceptique, Nicolas Holzschuch, secrétaire fédéral CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […] »

> 30/03/2026 : AEF Info
« Institut régional du travail d’Occitanie : les organisations syndicales dénoncent « un réquisitoire à charge » de l’IGESR », par Coline Daclin, 30 mars 2026, réservé aux abonné·é·s
« Face à un rapport de l’IGESR envoyé fin février et qui demandait une suspension « sans délai » des activités de l’Institut régional du travail d’Occitanie, les organisations syndicales du conseil de l’institut (CFDT, CGT, FO) ont réagi dans un courrier transmis à AEF info lundi 23 mars 2026, dénonçant un « réquisitoire à charge » de la part des inspecteurs rattachés au ministère de l’Enseignement supérieur. Elles estiment que cette analyse est « loin d’une évaluation neutre » et qu’elle « organise le démantèlement d’une institution de formation essentielle au dialogue social régional ».
L’avenir de l’IRT (Institut régional du travail) d’Occitanie reste en suspens. Rattaché à l’université Toulouse Jean Jaurès dont il est une composante, l’IRT propose depuis 2003 des formations pour les représentants syndicaux. Mais le 27 février 2026, Emmanuelle Garnier, la présidente de l’université Emmanuelle Garnier a annoncé qu’un chantier était engagé pour suspendre ses activités, après la sortie d’un rapport de l’ IGESR qui estimait « impératif de suspendre sans délai les activités de l’IRT qui n’est plus ni administré, ni dirigé ». La présidence de l’université précisait dans un mail envoyé aux personnels de l’université, qu’AEF info a pu consulter, que les activités de l’institut ne sont « nullement remises en cause dans leur utilité et dans leur pertinence » et qu’elle souhaitait par la suite accompagner « leur déploiement et leur consolidation dans un cadre statutairement conforme et fonctionnellement adapté ».
Dans un courrier transmis à AEF info lundi 23 mars 2026, les organisations syndicales du conseil de l’IRT (CFDT, CGT, FO) estiment néanmoins que le rapport de l’IGESR est une « attaque en règle » contre l’institut. […]
Des comparaisons « partiales » ?
[…] Dans une réaction adressée à AEF info, l’université Toulouse Jean Jaurès « réfute catégoriquement toute interprétation selon laquelle la suspension temporaire des activités jusqu’ici portées par l’IRT relèverait d’une quelconque malveillance à l’égard des organisations syndicales ». « Cette accusation est absolument sans fondement », ajoute‑t‑elle, assurant que dès la sortie du rapport de l’IGESR, la direction a proposé aux organisations syndicales de les rencontrer, « afin d’envisager la poursuite de leur collaboration ». Dans le courrier adressé aux syndicats de l’IRT, consulté par AEF info, la présidente Emmanuelle Garnier dit vouloir poursuivre « son engagement aux côtés des organisations syndicales et continuer à proposer un accompagnement et des actions de formation à destination des représentants syndicaux, dans un cadre sécurisé et pérenne ». Pour l’heure, seule la CFDT a rencontré la présidente pour échanger sur le sujet. […] »

29/03/2026 : Le Journal du Dimanche
« Grève des enseignants « L’école publique s’effrite depuis de longues années » », par Céline Carrobé, réservé aux abonné·e·s
« […] « Cette année, le budget de l’Éducation nationale est passé derrière celui de la Défense. C’est une première depuis la Seconde Guerre mondiale », dénonce Cyril Mazzon, secrétaire général du syndicat CFDT de l’académie de Toulouse. […]
Des suppressions qu’Édouard Geffray, ministre de l’Education nationale, justifie par une « chute démographique vertigineuse ». […] « De longue date, les effectifs enseignants ont tendance a diminuer, tandis que ceux des élèves augmentent, dégradant les conditions d’apprentissage et de travail. Aujourd’hui, nous demandons de profiter de cette baisse démographique pour limiter les suppressions de postes et améliorer les conditions. Or ce n’est pas le choix qui a été fait », répond Cyril Mazzon.
[…] En Haute-Garonne, selon l’intersyndicale, 100 à 170 classes sont non remplacées chaque jour et 600 élèves sont sans AESH. Pourtant, la carte scolaire 2026 prévoit la suppression de 17 postes, « alors que les besoins de terrain en exigeraient 500 pour rétablir l’équilibre ». Pour les représentants d’enseignants, cette situation traduit un décalage croissant entre les ambitions affichées par l’Etat et les moyens alloués. « Les professeurs doivent faire face à des injonctions nombreuses, parfois contradictoires et changeantes, avec des priorités différentes qui se révèlent souvent illusoires et sans financement », explique Cyril Mazzon. A l’image de la volonté d’Emmanuel Macron de développer l’apprentissage et la voie professionnelle, l’école inclusive ou la défense de la ruralité « Où sont les moyens pour développer ces priorités, aussi nécessaires soient-elles ? Ils sont pris sur les autres moyens. On déshabille Paul pour habiller Jacques », se désole le professeur d’histoire-géographie.
[…] « Il y a de plus en plus d’épuisement professionnel, lié à la fois à cette question d’effectifs mais aussi à l’absence de pilotage On navigue à vue », regrette Cyril Mazzon. À ce malaise s’ajoute une rémunération qui peine à satisfaire : « On estime qu’un ensei-gnant, sur les vingt-cinq dernières années, a perdu 30% de pouvoir d’achat. » Conséquence alarmante : selon les syndicats, la profession connaît une augmentation des temps partiels thérapeutiques, des congés longue maladie, mais aussi une explosion des saisines RSST (Registre santé sécurité au travail). « Les voyants sont au rouge », confirme Cyril Mazzon (…) »

> 27/03/2026 : AEF Info
« Assises du financement : France Universités plaide pour un « modèle d’allocation lisible de la dotation socle » », par Caroline Laires Tavares, réservé aux abonné·e·s
« « Il faut à nos yeux garantir la dotation socle de l’État et la distinguer des autres sources de financement direct », défend Lamri Adoui, président de France Universités, lors d’une journée d’échanges à Paris dans le cadre des Assises du financement des universités, jeudi 26 mars 2026. Il s’exprime après la présentation du diagnostic sur la situation financière des universités. Lors de ces échanges, une intersyndicale de l’ESR (FSU, CGT, SUD, Unef et Union étudiante) a quitté la salle, dénonçant « un jeu de dupes ». En revanche, CFDT, SNPTES et la Fage continueront d’y participer pour défendre leurs revendications.
[…]
CFDT‑EFRP et SNPTES Unsa participeront aux Assises « avec vigilance »
Également présente, la CFDT‑ EFRP indique pour sa part qu’elle restera aux Assises pour « participer aux travaux de cette séance ». « Avec un peu d’obstination, nous allons continuer à partager les constats que nous essayons de défendre depuis de nombreuses années, à savoir que l’on a massifié l’enseignement supérieur sans que la nation lui donne les moyens de son action », rappelle Christophe Bonnet, de la CFDT. « Vous avez dit que les universités avaient fait des efforts. Ce sont des agents qui ont fait des efforts, et ils l’ont fait au‑delà du raisonnable. »
« Nous partageons ce que vous avez dit sur la complexité, mais aussi sur l’effet de ciseau qui est ressenti au quotidien par les agents dans leur travail. Nous pensons toutefois qu’il ne serait pas raisonnable de s’agripper à tout ce qui peut l’être, notamment la baisse démographique, car il n’est pas du tout certain qu’elle corresponde à une baisse des effectifs dans l’enseignement supérieur public et dans les universités en particulier », prévient‑il. Pour l’organisation syndicale, « il n’y a pas d’autre d’alternative, si l’on veut se conformer aux exigences du service public, que de financer, justement, le service public de l’enseignement supérieur et la recherche ». […] »

PQR > 24/03/2026 : Ouest-France
[Hommage de J.-M. Boullier] « Mort de Lionel Jospin : « Quand j’entends l’expression “Tous pourris”, je le cite comme un contre-exemple absolu » », par Jean-Michel Boullier, ancien secrétaire général du Sgen-CFDT.
« « Je tiens à apporter un petit témoignage sur l’ancien Premier ministre. Je l’ai essentiellement connu comme ministre de l’Éducation nationale pendant quatre années, de 1988 à 1992. J’étais secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale et de la Recherche publique de la CFDT (SGEN-CFDT), la 2e organisation de ce champ professionnel au plan national à l’époque, de 1986 à 1998. […] »

> 24/03/2026 : AEF Info
« MEN : ce que prévoit le plan national d’action handicap et inclusion professionnelle 2026-2031 », par Emmanuel Fontaine, réservée aux abonné·e·s
« Le nouveau « plan national d’action handicap et inclusion professionnelle », fruit de deux ans de discussions entre le ministère de l’Éducation nationale et les organisations syndicales, a été débattu lors du CSAMEN du 19 mars 2026. Pilotage, accompagnement, culture de l’inclusion… Le plan, prévu pour la période 2026-2021, fixe six axes d’amélioration de la prise en charge des personnels en situation de handicap, assortis de 48 mesures. Une « bonne nouvelle » pour le Snes-FSU et la CFDT EFRP, qui attendent toutefois leur application concrète, notamment autour des aménagements de postes. […]
« Ce plan est beaucoup plus lisible que les dernières moutures, qui n’étaient pas très claires, abonde Lætitia Aresu, de la CFDT EFRP. Là, il y a des axes, des mesures, à rendre opérationnelles bien sûr, mais qui devraient permettre de trouver des solutions ». […]
Il faut « se demander pourquoi certains personnels ne souhaitent pas se déclarer » (CFDT EFRP)
« Le gros du travail maintenant, c’est le maintien dans l’emploi », poursuit Daniel Le Cam [Snes-FSU] , ce que confirme Lætitia Aresu : « Nous pouvons aussi nous demander pourquoi certains personnels ne souhaitent pas se déclarer. Est-ce un problème de confiance envers l’employeur, une peur vis-à-vis de leur avancée de carrière ? Que fait l’employeur pour rassurer ses agents ? » La syndicaliste voit toutefois d’un bon œil « les mesures d’accompagnement » des parcours professionnels mises en place dès le début de carrière : « Elles étaient primordiales, par exemple pour les enseignants stagiaires en situation de handicap qui, pour beaucoup, sont perdus, car ils ne savent pas si leur situation va pouvoir être traitée ». De même, « pour quelqu’un qui se retrouve en inaptitude parce qu’un handicap survient, cela permet de ne pas être mis à la retraite d’office, et de trouver des solutions pour poursuivre leur parcours professionnel », explique-t-elle.
Accessibilité, aménagements… des mesures difficiles à faire respecter ?
Parmi les difficultés, comme le soulignait il y a peu la Cour des comptes, figure l’importance de disposer d’une médecine du travail « opérationnelle » […] Raison pour laquelle Lætitia Aresu souhaiterait la mise en place d’un partenariat avec la médecine de ville. Au-delà, souligne-t-elle, « si la médecine du travail est responsable de la préconisation, souvent la situation reste en l’état car le supérieur hiérarchique n’est pas obligé de l’appliquer. Or une demande signifie qu’il y a bien une problématique. C’est là où parfois le plan un manque un peu de cohérence ». La responsable syndicale pointe encore la mesure qui vise à « améliorer le pilotage de l’accessibilité bâtimentaire » en rapprochant les référents handicap des acteurs en charge des questions immobilières « pour signaler les anomalies et manquements en matière d’accessibilité » à l’employeur. « Nous y sommes favorables, mais l’obligation de rédiger les Duerp n’est absolument pas respectée, à peine 10 % sont effectués et il n’y a pas de travail collectif sur cette question. Pourtant, cela pourrait être fait en 2 à 3 mois seulement ». »

> 24/03/2026 : Santé & travail
« L’école inclusive au détriment de la santé des AESH », par Rozenn Le Saint, réservée aux abonné·e·s
« Temps partiels subis, emplois du temps fragmentés, gestion de profils d’élèves complexes sans formation adéquate… Face à la dégradation des conditions de travail des accompagnantes d’élèves en situation de handicap, qui affecte leur santé physique et mentale, les syndicats revendiquent un statut de fonctionnaire pour que ces piliers de l’école inclusive sortent de la précarité.
Le système scolaire français accueille près de 520 000 élèves en situation de handicap et leur nombre croît de 6% à 10% par an. Alors l’Education nationale en demande de plus en plus aux 140 000 accompagnantes d’élèves en situation de handicap, les AESH, qui sont des femmes à plus de 90% : d’être partout à la fois et de s’occuper de handicaps de plus en plus difficiles à gérer. « Certaines nous disent être des ”AESH plan B” quand les élèves n’ont pas obtenu de places en institut médico-éducatif », rapporte Florence Dubonnet, secrétaire nationale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […]
Front syndical uni pour les AESH
[…] Depuis mai 2025, les six syndicats du secteur font campagne, à coup de mobilisations et de pétitions, pour qu’elles [les AESH]  deviennent des fonctionnaires de catégorie B. Ils revendiquent qu’elles soient payées 39 heures pour 24 heures hebdomadaires d’accompagnement des élèves, jugeant que le travail effectif va au-delà du temps partiel subi et du faible salaire l’accompagnant – en moyenne 850 euros nets par mois. Cela impliquerait le passage d’un concours pour les futures AESH, et une titularisation sans concours pour les personnes déjà en poste. Les syndicats demandent aussi qu’elles bénéficient d’une formation « initiale et continue de qualité ». L’intersyndicale a été reçue le 27 janvier 2026 aux ministères de l’Education nationale et de l’Agriculture, qui ont renvoyé la construction et l’évolution du métier d’AESH à la tenue de groupes de travail. »

> 24/03/2026 : MoneyVox
« Ce qui change en mai pour les agents de l’éducation nationale avec la nouvelle mutuelle obligatoire », par Mathilde Sire.
« […] « C’est un marché énorme avec plus d’un million d’agents publics. Parmi eux, 800 000 enseignants, mais aussi des personnels administratifs ou des personnels techniques, les bibliothécaires… », liste Lætitia Aresu, secrétaire nationale en charge du dossier Protection sociale complémentaire au sein de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […]
Une mesure critiquée
Parmi les reproches récurrents, des garanties peu intéressantes, pour des tarifs plus élevés que les contrats individuels détenus actuellement par les agents. Concernant le prix, « si on regarde le coût pour l’agent, avec la prise en charge à 50% par l’employeur, oui c’est une avancée majeure, à l’avantage des agents publics. Toutefois, pour certains personnels, du fait du nombre d’ayants droit, conjoint ou des enfants, la facture est élevée », indique Lætitia Aresu (CFDT). […]
Des garanties « légères » ?
[…] Pourquoi la couverture est-elle moins intéressante ? « Si on fait un comparatif avec d’autres ministères, il n’y a pas la même structure démographique. Au sein de l’Éducation nationale, la population est plus vieillissante et les tarifs sont faits en fonction de l’âge », explique Lætitia Aresu. Elle constate cependant que « le panier de soins minimum négocié pour la fonction publique est plus avantageux que celui de l’Accord national interprofessionnel ANI, même si les entreprises peuvent aller au-delà ».
Que se passe-t-il pour la prévoyance ?
[…] « Son tarif va dépendre du nombre d’adhérents, nous n’avons donc pas les prix pour le moment », indiquait-elle début mars. Le ministère prendra en charge 7 euros. Ni l’âge ni l’état de santé ne sont pris en compte à la souscription, souligne Lætitia Aresu.

> 23/03/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : la future carte des M2E s’affine, notamment sur l’accueil des M1, mais reste incertaine », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« Si la future carte des formations de M2E dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants se dessine peu à peu, celle-ci n’est toujours pas stabilisée, ce que regrettent des syndicats réunis pour un nouveau groupe de travail le 20 mars 2026. En outre, des « hypothèses de travail » ont été présentées concernant des gratifications pour les tuteurs, tandis que l’indemnité forfaitaire de formation (IFF) pourrait être étendue aux élèves fonctionnaires. Une intersyndicale a lancé une pétition concernant la réforme, et appelle à la mobilisation pour le 24 mars. […]
Une incertitude qui demeure sur l’ouverture des formations (syndicats)
« Les documents fournis par le ministère ne permettent pas de savoir si une formation va vraiment ouvrir à la rentrée prochaine », car cela va notamment dépendre du nombre d’étudiants en M1, déplore ainsi Carine Royer, secrétaire fédérale à la CFDT-EFRP. « La question est aussi de savoir où ils vont être placés en stage ; il faut se souvenir que les étudiants sont censés faire leur formation dans l’académie où ils seront affectés en stage. Il nous manque une cartographie des futurs berceaux de stage pour 2027, pour quand les étudiants seront placés en responsabilité en M2 », poursuit-elle en rappelant que l’une des lignes conductrices de la réforme demeure « la rationnalisation ».
Toujours des inquiétudes sur les formations à petits effectifs
Carine Royer prend ainsi l’exemple de l’espagnol, où il est anticipé un nombre de lauréats en M1 près de 10 fois inférieur au nombre de places offertes par les Inspé. « Dans le contexte économique actuel, il y a un risque que des présidents d’université n’acceptent pas d’ouvrir une formation pour accueillir 2-3 étudiants lauréats », anticipe Carine Royer. De quoi craindre que des équipes ne se voient notifié en juillet ou en août qu’elles ne pourront finalement pas ouvrir leur formation à la rentrée. […]
Fermer des formations en 2026 pour devoir les rouvrir en 2027 ?
La CFDT-EFRP a demandé que la cartographie présentée en groupe de travail soit « sanctuarisée et que, au moins pour l’année 2026-2027, on ouvre les formations quel que soit le nombre de lauréats, même si c’est pour deux personnes ».
« Les chiffres pour la rentrée 2026 sont biaisés », estime Carine Royer, avec une sous-représentation des étudiants qui iront en M1. « Notre inquiétude est que des fermetures de formations soient décidées pour la rentrée prochaine sur la base de cette année particulière, et qu’il y ait en fait besoin d’en rouvrir pour la rentrée 2027. Or, il est bien plus difficile de rouvrir une formation que de la fermer. Ce serait un gâchis d’argent public et de compétences. » […] »

> 23/03/2026 : AEF Info
« Moyens de la rentrée 2026 : une intersyndicale appelle à la grève le 31 mars », par Alexandra Caccivio, Emmanuel Fontaine, Pascaline Marion, Marie-Pierre Véga, réservé aux abonné·e·s
« […] Une intersyndicale nationale de l’éducation (FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SUD-Éducation) appelle, dans un communiqué le 20 mars 2026, à « amplifier » les mobilisations ayant fait suite à l’annonce des moyens de rentrée 2026 et leur répartition dans les académies […], durant la semaine du 30 mars au 3 avril.
Des mobilisations dans plusieurs académies
Au niveau local, des mouvements de protestation contre la baisse des moyens pour la rentrée 2026 ont déjà eu lieu et se poursuivent dans plusieurs académies.
Dans l’académie de Dijon par exemple, qui doit rendre 164 postes (81 dans le 1er degré et 83 dans le 2nd degré), la FSU, FO, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD ont organisé une AG intersyndicale au lendemain des vacances d’hiver, le 9 mars, ouverte aux délégations des écoles, collèges et lycées pour organiser une journée de grève le 19 mars. […]
Dans l’académie d’Aix-Marseille […] Après une manifestation le 17 mars qui a réuni environ 700 lycéens, selon les chiffres de la préfecture de police, l’intersyndicale CGT Educ’action, FSU, Sgen-CFDT, SUD-Éducation et Force ouvrière a lancé un nouvel appel à la grève et à la manifestation pour le jeudi 26 mars 2026.
Dans l’académie de Nancy-Metz, un rassemblement était organisé mercredi 18 mars devant le rectorat de Nancy à l’appel d’une intersyndicale (CGT Éduc’action, CFDT, Unsa Éducation, Snalc, FSU, FO, SUD-Éducation), à l’occasion de la tenue d’un CSA. L’intersyndicale a dénoncé la suppression de 144 postes dans le 1er degré, 96 dans le 2nd degré et 12 suppressions de postes de personnels administratifs. […] »

> 23/03/2026 : AEF Info
« Transport, logement, orientation… : il faut agir sur tous les freins pour l’accès au post-bac (Ceser Nouvelle-Aquitaine) », par Sabine Andrieu, réservé aux abonné·e·s
« Comment améliorer l’accès à l’enseignement supérieur en Nouvelle-Aquitaine ? Le Ceser, qui a sondé près de 3 000 lycéens sur les obstacles qu’ils rencontrent, propose 38 pistes […]
Dépasser les approches sectorielles : c’est ce que propose le Ceser Nouvelle-Aquitaine dans son rapport « Cap vers l’enseignement supérieur – La voix des jeunes comme boussole« , ont expliqué Yves Jean, président de l’assemblée socioprofessionnelle, Jean-François Bourdoncle (CFDT) et Michèle Prévot (CFTC), président et secrétaire de sa commission Éducation, formation, emploi, à la presse, le 17 mars 2026.
Sondage et focus groups pour recueillir la parole des jeunes
[…] la voix des jeunes est au cœur de ces travaux, ce qui a « permis de proposer des pistes d’actions au plus proche des besoins réels », assure Jean-François Bourdoncle. […]
Au-delà de 450 €, le loyer est jugé déraisonnable
« 450 euros, c’est le niveau maximal de loyer mensuel jugé raisonnable par la plupart des familles », relève Jean-François Bourdoncle. Mais ces loyers abordables ne se rencontrent plus guère qu’à Pau ou Limoges. « Même si les jeunes ruraux s’estiment bien accompagnés dans leur orientation, cela ne suffit pas à compenser les deux freins que constituent pour eux le logement et la mobilité », poursuit le représentant CFDT au Ceser. […]
Les recommandations du Ceser
Face à ces constats, le Ceser formule 38 idées pour fluidifier l’accès aux études supérieures et renforcer l’égalité des chances. Par exemple, il suggère d’aller plus loin que la démarche des campus connectés, en développant des « campus multi-acteurs », associant, dans des territoires sous-dotés, établissements, entreprises, collectivités et tiers-lieux. Avec, sur place, des moyens numériques et une connexion mais aussi « des personnels, des logements, une vie étudiante » et des solutions de transport vers ces sites, insiste Jean-François Bourdoncle. […] »

> 23/03/2026 : AEF Info 
[CFDT Fonctions Publiques] « Les organisations syndicales de la fonction publique exigent le retrait de la réforme du temps partiel thérapeutique », par Clarisse Jay, réservé aux abonné·e·s
« Alors que face à l’opposition unanime des syndicats, la DGAFP a laissé en pause depuis mi-février les discussions relatives à la réforme du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique, l’ensemble des organisations syndicales représentatives « exigent » dans un communiqué commun diffusé le 20 mars 2026 « son retrait immédiat ». Cette réforme équivaut selon eux à « un recul inacceptable ». […] »

> 21/03/2026 : reprise de la dépêche AFP (cf. ci-dessous), articles en libre accès
BFMtv.com : « « Un service public d’Éducation déjà exsangue »: les syndicats d’enseignants appellent à la grève le 31 mars contre les suppressions de postes », par V. G. avec AFP
TF1info.fr : « Éducation : pourquoi les enseignants appellent-ils à la grève générale le 31 mars ? », par Sabrine Mimouni avec AFP
20 minutes : « Education nationale : Les syndicats craignent des milliers de suppressions de poste et appellent à la grève le 31 mars »

> 20/03/2026 :  AFP
« Éducation nationale : appel à la grève nationale le 31 mars contre les suppressions de postes »
« Une intersyndicale de l’Éducation nationale appelle à amplifier la mobilisation contre les suppressions de postes d’enseignants et organise une semaine d’actions du 30 mars au 3 avril, avec une journée nationale de grève prévue le 31 mars.
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD « dénoncent les choix budgétaires du gouvernement: suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale », dans un communiqué commun diffusé vendredi. Selon elles, « ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue ».
Les organisations pointent notamment les effets déjà visibles dans le second degré (collèges et lycées): classes plus chargées, réduction de l’offre de formation et vies scolaires « asphyxiées » faute de moyens. […]
Au total, 4.000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendus pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré.
En janvier, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait évoqué une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions. […]
« La baisse démographique doit être une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe », estiment au contraire les organisations syndicales.
Plusieurs mobilisations ont déjà eu lieu à travers la France depuis la mi-février. […] »

> 20/03/2026 : AEF Info (brève)
[intersyndicale] « Assises du financement des universités : une intersyndicale de l’ESR appelle à « amplifier la mobilisation » le 26 mars », par Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« Alors que les acteurs de l’ESR doivent participer, jeudi 26 mars 2026, à une séance plénière organisée dans le cadre des « Assises du financement des universités », lancées en janvier par le ministre Philippe Baptiste, les syndicats FSU […], SUD-Solidaires […], CGT […], Unsa […], CFDT et organisations étudiantes (Fage, Solidaires, Unef, Union étudiante, FSE) appellent à « amplifier la mobilisation » ce jour-là pour « défendre les libertés d’expression et académique, et pour un financement de l’ESR public à la hauteur des missions de recherche et de formation ». […] »

> 20/03/2026 : News Tank Éducation & Recherche
« Formation des enseignants : pétition d’une intersyndicale pour « qu’aucun étudiant ne soit sans solution » »,
« Une intersyndicale de l’ESR [comprenant la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] publie une pétition le 20/03/2026 pour « qu’aucun étudiant ne reste sans solution » dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, celle-ci prévoyant de nouveaux masters M2E pour les étudiants lauréats et non-lauréats du concours en L3. […] »

> 19/03/2026 : Le Pèlerin
« À Suresnes, une laïcité apaisée », par Régis Grosperrin, photos de Camille Nivollet.
L’article, dans sa version numérique (du 17 mars), est en grande partie accessible.
« En France, vivre la laïcité au quotidien peut s’avérer compliqué. Certaines communes parviennent pourtant à privilégier une approche pragmatique, à l’exemple de Suresnes.
[…] Les valeurs de la République
En France, la laïcité est perçue par certains comme prohibitive, notamment à l’école : interdiction de porter des signes religieux ostensibles dans les établissements, d’y manifester son identité religieuse… Pourtant, elle a un versant positif : elle porte une vision de la société, née du projet républicain issu des Lumières. Si cette vision est incarnée par la manière d’être des éducateurs eux-mêmes, alors les interdits ne sont plus perçus comme arbitraires. Claire Bonhomme est professeure d’histoire-géographie, déléguée syndicale de la CFDT-Éducation dans l’académie de Versailles, dont dépend Suresnes. Sans nier les crispations, elle est convaincue que le coeur de l’éducation à la laïcité est de se situer avec l’élève, et non face à lui, dans le cadre de la règle. Cela lui permet de ne pas le percevoir comme un instrument de domination. […] »

> 13/03/2026 :  Le Café pédagogique
[tribune collective, responsables syndicaux et associations féministes] « AESH : syndicats et féministes dénoncent une précarité organisée » (signataires CFDT : Marylise Léon, Catherine Nave-Bekhti, Nathalie Legros, Florence Dubonnet, Jean-Marc Marx).

PQR > 13/03/2026 : Actu.fr – Édition du Lot (46)
« Carte scolaire 2026 : plusieurs syndicats et la FCPE du Lot dénoncent les suppressions de classes annoncées », par Marc Louison.
« (…) Alors que la nouvelle carte scolaire n’a pas été officiellement annoncée* par la DASEN du Lot Sophie Sarraute, plusieurs syndicats de l’Éducation Nationale (FSU 46, CFDT, CGT Éducation et Sud Éducation 46) et la FCPE du Lot (Fédération des Conseils de Parents d’Élèves) sont montés au créneau ce jeudi 12 mars 2026 à Cahors au sujet de la carte scolaire 2026. (…)
(…) Laurelenn Mari, de la CFDT, fait part elle de la « pression exercée sur les équipes enseignantes par les inspecteurs et inspectrices pour ne pas parler des fermetures de classes envisagées ».
*Le CDEN (conseil départemental de l’Éducation nationale) est prévu le lundi 7 avril

> 11/03/2026 : News Tank Éducation & Recherche
« Assises du financement des universités : cinq journées thématiques en mars et avril ; plénière le 26/03 », réservé aux abonné·e·s
« Cinq journées thématiques sont prévues dans le cadre des assises du financement des universités, et se dérouleront entre le 16/03/2026 et le 10/04/2026, à Paris mais aussi en région, selon les informations de News Tank, le 11/03/2026. Elles auront pour thèmes l’immobilier, la gestion des universités, la diversification des ressources, les territoires et les enjeux RH. […] Du côté des organisations syndicales, la CFDT et l’Unsa Éducation étaient représentées, ainsi que trois organisations étudiantes. D’autres avaient décliné l’invitation […] »

> 11/03/2026 : AEF Info
« Loi de programmation militaire (LPM) : le Cneser rejette l’obligation déclarative pour des personnels de zone à régime restrictif (ZRR) souhaitant travailler pour un organisme étranger », par Léonard De Carno, réservé aux abonné·e·s
« Les élus du Cneser, réunis le 10 mars 2026 au MESRE, se sont prononcés contre trois dispositions prévues dans le cadre du projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030 : l’instauration d’une obligation déclarative pour certains personnels de ZRR qui souhaitent cesser leurs fonctions ou travailler pour un organisme étranger ; l’allongement du délai pour notifier l’opposition à un accord de coopération internationale entre un établissement public et une entité étrangère ; et la prise en compte du « volontariat militaire » dans le cursus des étudiants. […]
Le dispositif de déclaration obligatoire pour certains personnels de ZRR rejeté
Les élus se sont massivement prononcés contre la nouvelle obligation déclarative prévue par l’article 18 du projet de loi (6 pour, 53 contre et 6 abstentions). Proposé par la CFDT, l’amendement impliquant la suppression de l’article a, lui, été adopté avec 55 voix pour, cinq contre et trois abstentions. […]
« le dispositif pénalisera les coopérations »
La CFDT dit « partager l’objectif de défense du patrimoine scientifique », mais estime que « l’article 18 ajoutera de nombreuses contraintes supplémentaires sur le fonctionnement de ces laboratoires, aura un impact encore plus grand sur le recrutement de chercheurs et de doctorants » et « pénalisera aussi les échanges et les coopérations internationaux, les transferts industriels des résultats de la recherche ». Par ailleurs, la CFDT indique que le dispositif « introduit une limitation des droits pour les personnels des laboratoires concernés, en termes de liberté de travail et de liberté de mouvement ». […] »
Focus : « Deux autres amendements à l’article 18 proposés par la CFDT ont été adoptés :
– Réduire à deux années au lieu de cinq la période durant laquelle ces personnels sont soumis au régime d’autorisation spéciale (30 pour, 19 contre, 16 abstentions) ;
– Ajouter « depuis plus de six ans » à la définition des personnels impactés, « afin de cibler explicitement les chercheurs expérimentés, et d’exclure du champ d’application de l’article 18 les chercheurs invités, les personnels en contrat à durée déterminée, ainsi que les doctorants et postdoctorants qui auraient un contrat de travail qui n’est pas couvert explicitement » (19 pour, 10 contre, 35 abstentions). »

> 10/03/2026 : AEF Info
« Le Cneser continue d’alerter sur la situation budgétaire de l’ESR et demande une actualisation de la LPR », par Caroline Laires Tavares et Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« Le Cneser a rejeté la répartition des moyens 2026 pour l’ESR, présentée lors d’une séance plénière, le 10 mars 2026. Les chiffres présentés correspondent à la pré-notification des services votés sur la base de la LFI 2025 et non à la répartition issue de la LFI 2026. Le Cneser a adopté deux motions : l’une pour la création d’une commission spécialisée sur l’évolution des moyens et les critères de répartition des crédits, et l’autre pour une « actualisation de la LPR ». Par ailleurs, un rassemblement s’est tenu devant le MESR pour dénoncer « le sous-investissement » des universités.
Une mobilisation devant le MESR
« La répartition du budget présentée ne tient pas compte de ce qui a été voté dans la loi de finances 2026, mais est basée sur la répartition des montants de la loi de finances 2025. C’est une des raisons pour lesquelles nous manifesterons devant le ministère mardi midi », indique Nicolas Holzschuch de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […]
Un budget 2026 « insuffisant »
La loi de finances 2026 apporte « quelques améliorations par rapport au projet initial » en particulier sur la PSC et la compensation partielle du relèvement du CAS pensions, concède la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. En revanche, « sur d’autres points, tels que la vie étudiante, la réforme systémique des bourses et l’extension du repas à 1€, nécessaire mais mal anticipée et qui met en péril les Crous, elle rate la cible », regrette le syndicat. […] »
Focus : « Deux motions votées
[…] La deuxième motion, portée par le SNCS-FSU, CFE-CGC, Sup’Recherche-Unsa et la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques notamment, demande « l’actualisation de la LPR » et « dénonce le budget 2026 qui s’écarte encore plus de la trajectoire visant à atteindre 3 % du PIB consacré à la recherche ». « Aucun des budgets votés depuis 2020 ne respecte la trajectoire de la LPR et le budget 2026 discuté ce jour au Cneser acte un retard cumulé de près de 2 Md€ », dénonce la motion. »

PQR > 09/03/2026 : Ouest-France.fr
« Écoles, universités, hôpitaux… Un mouvement de grève annoncé pour ce mardi 10 mars »

>03/03/2026 : Le Café pédagogique
« Rentrée 2026 : l’Ille-et-Vilaine en alerte, les syndicats mobilisés »
, par Djéhanne Gani.
« […] La CFDT alerte sur la souffrance croissante dans les écoles
De son côté, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques (EFRP) Bretagne tire la sonnette d’alarme sur la situation dans le premier degré, notamment en Ille-et-Vilaine. Réunie en intersyndicale avec cinq autres organisations, elle avait appelé à la grève le 27 janvier. Environ 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat de l’académie de Rennes. Selon le syndicat, l’académie de Rennes figure parmi les moins bien dotées en matière d’encadrement dans le premier degré. Elle se classe 18e sur 23 académies métropolitaines pour le nombre de professeurs pour 100 élèves.
Dans les écoles maternelles et primaires, les enseignants doivent faire face à un nombre croissant d’élèves non accompagnés faute d’AESH. Les classes surchargées accueillent de plus en plus d’élèves présentant des troubles du comportement ou des besoins éducatifs particuliers.
Luc Grimonprez, secrétaire général de la CFDT EFRP Bretagne, dénonce des conditions d’enseignement qui favorisent la multiplication des violences verbales et physiques, mettant en danger les personnels comme les élèves. Le mouvement avait été suivi par environ un enseignant sur cinq dans le premier degré. Les représentants syndicaux estiment que l’État manque à son devoir de protection en laissant les personnels travailler dans des conditions susceptibles d’altérer leur santé physique et mentale. […] »

> 03/03/2026 : AEF Info
[intersyndicale] « Congés maladie ordinaire des enseignants du supérieur : le TA de Nantes donne raison aux syndicats de l’université », AEF Info, réservé aux abonné·e·s
« Le tribunal administratif de Nantes, dans une décision rendue le 24 février 2026, enjoint à Nantes université d’abroger une délibération de 2018 sur le décompte des jours de congé maladie ordinaire des enseignants et enseignants-chercheurs, donnant ainsi raison aux organisations syndicales. Nantes université applique une méthode dite « proportionnelle » de déduction forfaitaire du service annuel d’enseignement pour chaque journée de service non fait, au motif d’un congé de maladie ordinaire. Elle a prévu de changer de méthode à compter de septembre 2026, en se référant aux tableaux de service.
La décision du tribunal administratif de Nantes, en date du 24 février 2026, est « sans équivoque » pour les syndicats de Nantes université : il est enjoint au conseil d’administration de l’université de procéder à l’abrogation d’une délibération de 2018 dans un délai de deux mois. Deux recours avaient été déposés : l’un par une intersyndicale (Sud-Éducation, CGT-Ferc- Sup, Sgen-CFDT, SPASEEN-FO), l’autre par le Snesup, qui avait souhaité se joindre à la procédure, mais dans un recours séparé. […] »

> 03/03/2026 : AEF Info
[CFDT Fonctions Publiques] « Les organisations syndicales de la fonction publique interpellent le gouvernement sur l’égalité femmes-hommes », réservé aux abonné·e·s

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Aix-Marseille - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Provences-Alpes

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Amiens - CFDT Picardie Éducation

CFDT Picardie Éducation -
52 rue Daire 80000 AMIENS
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Besançon - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Franche-Comté

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Bordeaux - CFDT Académie de Bordeaux

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Clermont-Ferrand - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Auvergne

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Corse - Sgen-CFDT Corsica

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Grenoble - CFDT Éducation Publique Académie de Grenoble

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Guadeloupe - Sgen-CFDT Guadeloupe

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Montpellier - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Occitanie-Montpellier

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Occitanie-Montpellier -
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Tel : 04 67 65 60 64
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CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Normandie -
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Tel : 02.38.22.38.59 et 06.83.81.78.34
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E-mail : paris@efrp.cfdt.fr
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CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Poitou-Charentes -
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Tel : 05.49.88.15.82
E-mail : poitou-charentes@efrp.cfdt.fr
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TMAC-SGEN – A TI’A I MUA - Immeuble Galliéni, rue Clapier - BP 4523 - 98713 PAPEETE, TAHITI (Polynésie Française)
tél. 00 689 40 54 40 10
E-mail : syndicat_tmac@yahoo.fr
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Reims - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Champagne-Ardenne

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Champagne-Ardenne -
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Tel : 09 63 65 46 32
Fax : 03 26 77 69 99
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Tel : 02.99.86.34.63
E-mail : bretagne@efrp.cfdt.fr
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CFDT Éducation Formation Recherche Publiques de l'Académie de Toulouse -
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23 Place de l'Iris, 92 400 COURBEVOIE [MÉTRO ESPLANADE DE LA DÉFENSE]
tel : 01 40 90 43 31
E-mail : versailles@efrp.cfdt.fr
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47-49, avenue Simon Bolivar - 75950 PARIS Cedex 19
Tel : 01.56.41.51.20
Fax : 01.56.41.51.11
E-mail : etranger@efrp.cfdt.fr
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CFDT Recherche EPST
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7 rue Guy Môquet
94800 Villejuif
Tel : 01 49 58 36 02 ou 01 49 5836 39
E-mail : contact@cfdt-recherche-epst.org
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CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Administration Centrale
Pièce 162, 110 rue de Grenelle 75007 Paris
Tel : 01 55 55 13 85
E-mail : administration-centrale@efrp.cfdt.fr
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STREM-SGEN-CFDT, IRD – Permanence STREM
911, avenue Agropolis BP 64501 34394 Montpellier Cedex 05
Tél : 33 (0)4 67 41 51 15
E-maill : strem-sgen-cfdt@ird.fr
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Site de l'Irea-Sgen-CFDT, Institut de recherches, d'études et d'animation

47-49, av. Simon Bolivar,
6ème étage
75950 Paris cedex 19.
Tél/fax. : 01 42 49 84 63
https://twitter.com/IreaSgenCfdt
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