Au jour le jour : les mentions de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans les médias.
Les revues de presse mensuelles ainsi que la rubrique Au jour le jour sont à suivre .
+ Ce que vous avez pu manquer : dernier ajout, Les Échos (20/04), « Du « casse-tête » au « crash test », la réforme de la formation des enseignants inquiète pour la rentrée 2026 »
24/04/2026 : Sqool TV
Catherine Sahuc, AESH et militante CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Ain-Loire-Rhône était l’invitée du « Grand JT de l’Éducation » pour son débat « AESH : une profession essentielle en souffrance ».
« Elles sont un rouage essentiel de l’école inclusive et dénoncent un manque de reconnaissance, les AESH tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Entre salaires dérisoires et hausse du nombre d’élèves en situation de handicap, la profession est à bout de souffle. Une situation dont pâtissent les professionnels ainsi que les enfants et les familles. »
Le replay de Sqool TV (à partir de 10:20, jusqu’à 34:50), que vous retrouverez aussi sur notre chaîne.
23/04/2026 : AEF Info
« Baisse démographique : le détail des 18 départements expérimentaux et des « ateliers prospectifs » organisés par le MEN », par Emmanuel Fontaine, réservé aux abonné·e·s
« Le premier atelier concernant la baisse des effectifs scolaires a été organisé par le ministère de l’Éducation nationale mardi 21 avril 2026. Il s’est agi de présenter les travaux de la Depp sur la démographie attendue jusqu’en 2035, et de penser les évolutions nécessaires, notamment au travers de l’expérimentation de la nouvelle définition des moyens d’enseignement souhaitée par Édouard Geffray. Alors qu’il reste au moins trois réunions prévues jusqu’en septembre, plusieurs OS demandent la mise en place de « process » ou d’ « objectifs communs », sans oublier un « travail sur le fond ».
[…] Parmi les sujets sur lesquels nous avons insisté, ajoute Lætitia Aresu, secrétaire nationale de la CFDT EFRP, figure la répartition des effectifs, notamment en termes d’inclusion scolaire et de mixité sociale. « Il ne faudrait pas que seul l’enseignement public absorbe la baisse démographique. Il faut aussi que la baisse des effectifs réponde aussi à la question du climat scolaire. Aujourd’hui, tous ces enjeux ne sont pas abordés sur le fond ».
Pour la représentante syndicale, « si le ministre veut faire progresser le niveau des élèves, il faut s’en donner les moyens. Une de nos demandes est de pouvoir améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, mais aussi les conditions de travail des personnels. Cela renvoie au vieillissement de la population enseignante, qui ne concerne pas uniquement les retraites, mais aussi les départs volontaires et l’accidentologie qui s’accentue. Cette question va de pair avec la politique du remplacement ».
« Il faut déterminer des objectifs communs » (CFDT EFRP)
[…] « Le ministre souhaite partir des besoins, c’est une très bonne idée mais pour nous il faut déterminer des objectifs communs, notamment en termes de taux d’encadrement, abonde Lætitia Aresu, de la CFDT EFRP. Et il faut que ces priorités soient fixées au niveau même du Premier ministre, car c’est Bercy qui arrête les moyens : le programme doit être partagé par tous, sans quoi c’est la logique comptable qui prévaudra ». »
23/04/2026 : AEF Info
« Droits différenciés : « Un nouveau coup porté à l’autonomie des universités » (France U), « une réforme injuste » (CEVPU) », par Clémentine Maligorne & Anne Mascret, réservé aux abonné·e·s
« Les réactions pour dénoncer la nouvelle stratégie d’accueil des étudiants internationaux annoncée le 21 avril 2026 par le MESRE, qui inclut la généralisation des frais d’inscription différenciés, se multiplient. France Universités y voit « un nouveau coup porté à l’autonomie des universités » ‑ Mathias Bernard (UCA-Université Clermont Auvergne) parlant même de « faute politique, académique et territoriale » ‑ et le réseau CEVPU [Conférence nationale des étudiants vice-présidents d’université] dénonce une réforme « injuste ». Plusieurs syndicats appellent à la mobilisation et l’Union étudiante lance une pétition pour le retrait de cette mesure. Un Cneser exceptionnel se tiendra le 5 mai. […]
Des syndicats de l’ESR appellent à la mobilisation
[…] « Il est tout à fait choquant, quand on prône l’autonomie des établissements, de la leur refuser quand il s’agit de l’application de ces droits différenciés, pourtant massivement rejetés par la communauté universitaire », réagit Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche publiques, auprès d’AEF info. « Les droits différenciés étaient une idée lamentable ; quand les établissements essayent, à juste titre, d’en minimiser les dégâts, on la leur impose ! », s’exclame‑t‑il.
22/04/2026 : L’Étudiant – Éduc pros
« Assises sur le financement des universités : derrière la crise budgétaire, un modèle à repenser », par Rachel Rodrigues.
Un sujet qui divise [frais d’inscription différenciés]
[…] En décembre, Anne Fraisse estimait qu’il n’était pas entendable de « faire payer les étudiants ». Même son de cloche du côté des organisations syndicales. « Le rapport IGF-IGESR ne s’intéresse qu’à une seule question : comment augmenter les ressources propres, en citant la piste des droits d’inscription, assure le représentant de la CFDT. Ce n’est pas pour ça que c’est une bonne idée ». »
22/04/2026 : AEF Info
« Réforme de l’AEFE : la CFDT Éducation Monde demande un « moratoire immédiat » », par Élise Le Berre, réservé aux abonné·e·s
(Brève) « Alors que les discussions pour réformer l’AEFE sont en cours, la CFDT Éducation Monde réclame un « moratoire immédiat » dans un communiqué paru le 21 avril 2026. Elle déplore que « malgré un excédent de 3 millions dans le compte financier 2025 », les décisions du CA du 18 décembre, auxquelles s’opposent des syndicats , « restent en vigueur », et demande « le gel de toute application de ces décisions et l’ouverture d’une concertation sociale ». « Aucune mesure ne peut entrer en vigueur sans confirmation préalable du financement par l’État », poursuit la CFDT, qui reconnaît que si « le problème structurel de l’ AEFE est réel, ce déséquilibre résulte aussi de choix budgétaires. Créer une urgence à partir de choix mal ajustés pour imposer des solutions non négociées n’est pas acceptable. Si une réforme doit être engagée, elle ne peut l’être que dans un cadre de confiance, avec des données transparentes ». »
21/04/2026 : News Tank Éducation & Recherche
« AEFE : un moratoire sur la réforme demandé par la CFDT Éducation monde », réservé aux abonné·e·s
« La CFDT Éducation monde demande un moratoire immédiat sur la réforme en cours de l’AEFE, le 17/04/2026 [lire ici]. Le syndicat exige « un gel immédiat des décisions adoptées le 18/12/2025 », concernant la hausse des contributions des établissements partenaires et la création d’une contribution des établissements au financement des pensions civiles.
« En décembre 2025, l’administration annonçait 59 M€ de déficit. Le compte financier 2025 affiche un excédent de 3M€. 62 M€ d’écart », dénonce le syndicat. […] »
20/04/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : à l’issue d’un dernier groupe de travail dédié aux équipes plurielles, encore des zones de flou », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, 20 avril 2026, réservé aux abonné·e·s
« L’IGESR a réalisé un point d’étape dédié aux « équipes pluricatégorielles », à l’occasion d’un groupe de travail organisé dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants le 17 avril 2026. Au coeur du sujet : le temps de disponibilité et la prise en charge financière. De leur côté, les organisations syndicales dénoncent des difficultés liées à l’articulation des emplois du temps des personnels et la construction d’une « culture commune », avec un manque de cadrage national. À l’issue de ce dernier groupe de travail, plusieurs questions demeurent […]
Un « manque de cadrage national » pour expliciter les moyens (OS)
[…] Christine Barralis (CFDT EFRP) […] souhaite qu’une « proposition de cadrage national » soit faite par les tutelles afin de « faciliter le fonctionnement de ces équipes plurielles, ce que nous demandons depuis des mois et même depuis des années ». « Les choses arrivent toujours tardivement », insiste‑t‑elle : par exemple, « nous ne savons toujours pas la définition précise des profils qui entrent ou pas dans la catégorie des 50 % de praticiens de terrain censés intervenir en LPE et M2E. On est en train de préparer la rentrée sans savoir qui fera partie de l’équipe, et comment s’organiser ». De même, elle appelle à préciser les conditions d’intégration effectives des tuteurs dans les formations.
À noter que, dans sa déclaration liminaire, la CFDT EFRP insiste également sur le « besoin d’une progressivité dans la transformation des équipes pédagogiques et l’intégration des 50 % de personnels dits du terrain. En effet, une application trop brutale et rapide de cette règle va seulement augmenter la déstabilisation de formations déjà fragilisées par l’ampleur et la rapidité de la réforme ». L’organisation syndicale en appelle aussi à la prise en compte, « par les rectorats et les universités », du « temps de concertation et de coordination nécessaire pour fonctionner en équipe plurielle […]. Ce temps doit être inscrit dans le service des personnels. Sinon cette coordination ne pourra se faire correctement et les équipes plurielles ne seront qu’une juxtaposition d’isolats fonctionnant en silo. »
Des questionnements demeurent sur la réforme
[…] Suppression du barème d’affectation des lauréats ? Une intersyndicale de l’éducation a déposé un voeu, lors du CSAMEN du 14 avril 2026, pour exiger le maintien du barème pour l’affectation des lauréats des concours.
Si la demande avait été formulée dès novembre 2025, pour les syndicats FSU, Unsa‑Éducation, FNEC‑FP‑FO, CFDT EFRP, CGT Éduc’action, Snalc et SUD‑Éducation, avec la suppression du barème chiffré les lauréats des concours du 2nd degré externes à bac +3 qui ont une L3 ou un M1 « ne pourraient plus bénéficier du rapprochement de conjoint, de l’affectation simultanée et n’auraient plus de valorisation de leur expérience antérieure ». Des élèves fonctionnaires « seront affectés selon un système très opaque, quasi au bon vouloir de l’administration puisque sans vérification possible, et ne pourront pas formuler de [demande de] révision d’affectation » avant le début de la saisie des voeux prévu le 4 mai.
Or, poursuivent les OS, « l’empilement de mesures sans barème avec de nombreuses typologies aboutira nécessairement à de nombreux renoncements au concours et expose les personnels de l’administration centrale ainsi que les personnels des rectorats à une surcharge de travail et des risques psycho sociaux ». […] »
20/04/2026 : Les Échos
« Du « casse-tête » au « crash test », la réforme de la formation des enseignants inquiète pour la rentrée 2026 », par Marie-Christine Corbier
« […] Taux de réussite et affectation
[…] A la CFDT-EFRP, Carine Royer parle de « tsunami » et prédit « l’enfer, en juillet, dans les rectorats », après les résultats des concours.
[…] « Jusqu’ici, les Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé) formaient les candidats qui passaient le concours en master 2 et pouvaient, par exemple, avoir 25 élèves en allemand, explique Carine Royer. Demain, on ne formera que les lauréats, ils seront donc moins nombreux, on en aura peut-être que 5… » […]
Edouard Geffray, le ministre de l’Education nationale
[…] Certaines universités vont créer des prépas aux concours tandis que d’autres leur proposeront d’entrer en master au côté des lauréats, pour leur éviter de perdre une année, souligne Carine Royer en pointant « les vraies inégalités territoriales » de la réforme.
L’incertitude concerne encore les personnels qui dispenseront les cours dans les nouveaux masters. La réforme prévoit que 50 % des heures d’enseignement soient confiées à des praticiens de terrain, donc des personnels scolaires.
« Mais on ne sait pas comment ils vont être recrutés, s’agace Carine Royer, alors que c’est quand même l’université qui va délivrer le diplôme de master ! On ne peut pas, dans certaines académies, laisser le rectorat décider seul des personnels qui vont intervenir. Il y a des limites ! » […] »
17/04/2026 : AEF Info
« EPE : que pensent les conférences d’établissements et syndicats du rapport final de Jean-Pierre Korolitski ? », par Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« La concertation lancée par Jean‑Pierre Korolitski avec les organisations syndicales et étudiantes et les conférences d’établissements, qui a abouti fin mars à un rapport contenant 16 préconisations pour « améliorer la politique des EPE [établissements publics expérimentaux] et développer les bonnes pratiques à mettre en oeuvre » ne semble pas avoir levé toutes les questions des acteurs, ni les avoir tous entièrement convaincus. […]
« Nous voulons un projet de loi autonome » (CFDT)
« Rapprocher les écoles des universités, c’est positif, mais cela ne peut pas être le seul objectif. Il y a un réel enjeu à ce que l’évaluation de l’expérimentation soit faite sérieusement, en prenant le temps et au regard d’objectifs clairs », réagit Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche publiques, joint le 16 avril. Concernant la possibilité pour des universités classiques d’avoir des établissements‑composantes, « c’est une possibilité que l’on peut étudier », estime‑t‑il. « Mais finalement, qu’est‑ce que ce type de rapprochement permet de faire en plus par rapport à une convention d’association, à part additionner les publications scientifiques et les étudiants pour des jurys internationaux ? », interroge‑t‑il.
« Une autre proposition du rapport est de laisser plus de latitude pour que les universités fassent évoluer leurs statuts, alors que ceux‑ci sont pour l’instant très contraints par le code de l’éducation. Mais la contrepartie est énorme : que ces statuts soient validés par décret. Autrement dit, loin d’augmenter l’autonomie, on soumet l’évolution de leur gouvernance à l’autorité du gouvernement », ajoute‑t‑il.
Enfin, il alerte sur le fait que « des mesures émanant de ce rapport arrivent par amendement parlementaire, sans concertations préalables, ni études d’impact et avis du Conseil d’État, dans le cadre de l’examen du PJL [projet de loi] « . « Nous souhaitons un texte autonome. Car il y a clairement un souci d’atterrissage des initiatives et des expérimentations. » […] »
> 16/04/2026 : AEF Info
« « Le MEN doit engager une politique d’atténuation de l’empreinte écologique » (rapport voté en Conseil supérieur de l’éducation) », par Antonin Gouze, réservé aux abonné·e·s
« Créer un « Observatoire national de l’adaptation du bâti scolaire », établir un « plan climat » du MEN à l’horizon 2050, former les personnels aux questions écologiques, intégrer les enjeux environnementaux dans les programmes : telles sont quelques‑unes des 40 recommandations du rapport de la commission spécialisée sur la transition écologique du CSE , élaboré par plusieurs organisations syndicales de personnels et de jeunesse et adopté le 26 mars 2026. Pour la rapporteure Béatrice Laurent (Unsa), il s’agit désormais d’être reçus par le MEN pour faire aboutir ces recommandations. […]
rapporteure, Béatrice Laurent (Unsa‑Éducation), indique que le rapport ‑ qui comporte 40 recommandations visant à faire de l’école une « actrice de la transition écologique » ‑ a été élaboré avec « la FSU , la CFDT ‑ EFRP, la CGT Educ’action, le Snalc , l’Unsa‑Éducation, le Renouveau Lycéen et la Fage , qui ont été des membres assidus des groupes de travail ». Lors du CSE du 26 mars, les auteurs ont « demandé à être reçus par le ministre de l’Éducation » et lui ont transmis un courrier en ce sens […] »
> 15/04/2026 : AEF Info
«Régulation du privé : le projet de loi sera examiné au Sénat le 20 mai en commission et le 1er juin en séance publique », par Mossane Faye, réservé aux abonné·e·s
« Fin du suspens pour le projet de loi relatif à la régulation de l’enseignement supérieur privé. Le Sénat l’examinera le 1er juin […]
Cette inscription intervient après plusieurs mois d’incertitude, car le projet, dont l’examen était attendu dès début 2026, a été plusieurs fois reporté, malgré la désignation du rapporteur qui a quasiment terminé ses auditions.
Cette décision avait poussé plusieurs syndicats et associations à interpeller le gouvernement . Le 30 mars, Pierre Ouzoulias (Hauts‑de‑Seine, CRCE‑K ), vice‑président du Sénat, et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE‑K, s’étonnaient dans un courrier que l’inscription dans l’agenda parlementaire du projet de loi gouvernemental ait été « une nouvelle fois reportée ». […]
De leur côté, plusieurs syndicats (Fage , Unef , Unsa , CFDT, SNPTES ) avaient également adressé un courrier commun à Matignon, le 2 avril, pour réclamer cette inscription. Ils estimaient que la situation juridique actuelle, qui assimile les étudiants inscrits au sein d’un établissement d’enseignement privé à de « simples consommateurs », « n’est pas tenable ». « Le gouvernement doit intervenir au plus vite pour protéger l’enseignement supérieur français », écrivaient‑ils. […] »
> 14/04/2026 : AEF Info
« Référentiels de la future formation des enseignants, évolution de Mon Master… Les votes du Cneser d’avril 2026 », par Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« De nombreux textes « formations » ont été présentés en Cneser, pour la séance du 14 avril 2026. Les élus se sont largement opposés à un projet d’arrêté portant sur les futurs référentiels de la formation des enseignants, surtout pour protester contre la manière dont est mise en oeuvre cette réforme. Deux textes, approuvés, portent sur des évolutions relatives au droit à la poursuite d’études dans le cadre de la procédure Mon Master. Par ailleurs, la stratégie de formation de plusieurs établissements va être présentée les 15 et 16 avril. […]
Les référentiels de la future formation des enseignants
Texte attendu : un projet d’arrêté fixant les référentiels de formation initiale prévus dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants (professeurs des écoles, professeurs certifiés, professeurs d’éducation physique et sportive, professeurs de lycée professionnel des sections générales et de certaines sections professionnelles, et conseillers principaux d’éducation). […]
Les élus se sont largement exprimés en défaveur du texte : 2 pour (France Universités), 18 contre et 8 abstentions. […]
La CFDT‑EFRP a aussi voté contre, notamment pour « protester contre le calendrier » de la réforme. […] »
> 11/04/2026 : La Tribune Dimanche
« « Violences à l’école : le Parlement doit légiférer », par les principaux collectifs de victimes de violences dans les établissements scolaires publics et privés. »
« Dans cette tribune, les 22 signataires [dont la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, via sa secrétaire générale Catherine Nave-Bekhti, article fédéral à lire ICI] reviennent sur une proposition de loi qu’ils voient comme un « engagement transpartisan sans précédent en faveur de la protection des enfants ». […] »
PQR > 11/04/2026 : La Dépêche du Midi
« Carte scolaire : après la journée « école morte », les syndicats du Tarn-et-Garonne maintiennent la pression », par Raphaël Terron, réservé aux abonné·e·s
« Les représentants de différents syndicats de l’Éducation nationale se sont réunis ce vendredi 10 avril 2026 à Montauban pour une « contre-réunion CDEN ». Au lendemain du dispositif « école morte » qualifié de franc succès par le groupe, les syndicats ne comptent pas abandonner. L’objectif est de s’unir contre la nouvelle carte scolaire annoncée par le directeur académique le 25 mars dernier.
[…] Olivier Marquez-Cayla, membre de la CFDT [-82], ajoute que « la baisse démographique est utilisée comme un prétexte pour fermer des classes, alors qu’on pourrait l’utiliser pour améliorer la qualité de l’enseignement et de l’accompagnement des élèves ». […] »
PQR > 10/04/2026 : La Dépêche du Midi
« Sans surprise, il y aura bien dix classes et deux écoles fermées à la rentrée dans les Hautes-Pyrénées », par Andy Barréjot, réservé aux abonné·e·s
« Le CDEN a validé la première copie produite dix jours plus tôt en CSA départemental avec huit postes à rendre au niveau des Hautes-Pyrénées. […]
Pas de marge de manoeuvre
Cette carte scolaire a reçu ce vendredi 19 voix contre (dont l’ensemble des syndicats) et8 pour. « Il n’ y avait pas de marge de manoeuvre, rien n’a bougé, regrette Agnès Puzos, du SGEN-CFDT [CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Académie de Toulouse]. La baisse démographique, si elle est réelle, n’est pas vertigineuse. On ne demandait pas davantage de moyens, mais juste autant, pour alléger les effectifs par classe, ce qui permettrait justement d’accompagner tous les élèves. »
> 09/04/2026 : VousNousIls, l’e mag de l’éducation
« Statut des AESH : une carte postale adressée à Edouard Geffray », par Arthur Courtois
« Le 5 avril 2026, une intersyndicale a adressé une carte postale au ministre de l’Education nationale dans laquelle elle demande un véritable statut pour les AESH. […]
Finalement, aucune date pour les discussions
Le 25 février, Edouard Geffray avait annoncé que des travaux sur le statut des AESH allaient démarrer en mars entre le ministère de l’Education nationale et les syndicats enseignants. A l’heure actuelle, aucune date n’a été proposée par le ministère. […] La colère des syndicats s’est par ailleurs amplifiée cette semaine. En effet, suite à l’annonce du nouveau concours pour les 3e, nombre d’entre eux ont exprimé leur mécontentement via des communiqués. La CFDT Education Formation Recherche Publiques a, par exemple, qualifié le nouveau concours d’«hors-sujet général» [à lire ici] déclarant que la vraie priorité se trouvait autour des AESH. »
> 09/04/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : quel sera le fonctionnement de la « commission académique » dans l’affectation des lauréats ? », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« À l’occasion d’un groupe de travail sur la réforme de la formation des enseignants, le 3 avril 2026, des précisions ont été apportées sur les missions et le fonctionnement des « commissions académiques », dont le rôle sera de déterminer si un lauréat de concours enseignant entrera directement en M2 de M2E, au lieu de suivre deux années de formation en master. Des organisations syndicales déplorent un manque de cadrage national laissant trop la main aux rectorats, avec la crainte que ces derniers ne soient tentés d’envoyer le plus de personnes en M2, comme moyens d’enseignement. […]
Une tentation des rectorats de placer beaucoup de lauréats directement en M2 ?
Contactée par AEF info, Christine Barralis (CFDT EFRP) se dit vigilante sur la future composition des commissions : « le document indique qu’elles feront appel à l’expertise des formateurs des Inspé ; cela ne veut pas dire qu’ils y seront intégrés ». Ainsi, Matthieu Drouhin, du SE‑Unsa , regrette que malgré la demande formulée par plusieurs organisations syndicales, « la diversité des acteurs ne soit pas garantie : c’est embêtant car chaque rectorat pourra faire à sa sauce, sans transparence ». De quoi faire craindre que les commissions puissent fonctionner différemment d’une académie à l’autre, avec un traitement différencié des candidats. « Clairement, il y a le risque, dans les académies qui ne seraient pas très attractives, que le besoin de disposer de stagiaires à mi‑temps comme moyens d’enseignement pèse sur la décision des commissions, avec la tentation de les placer directement en M2 », alerte Christine Barralis.
[…] Enfin, une alerte est mise sur le fait qu’à de rares exceptions près, les étudiants/fonctionnaires ne seront pas en mesure de saisir par eux‑mêmes ces commissions et de leur apporter des éléments complémentaires par rapport à ce qui est demandé dans le dossier. « Ce que l’on craint, c’est que cela nuise à l’examen des ‘cas marginaux’, par exemple ceux qui auraient de l’expérience à l’étranger », explique ainsi Christine Barralis. D’autant plus que, selon elle, le calendrier de ces commissions va être serré : avec des résultats de concours qui vont tomber entre la fin juin et le 6 juillet, puis les résultats des affectations qui seront connues autour de la mi‑juillet, « les commissions vont devoir aller vite pour tout statuer avant début août ». »
> 08/04/2026 : AEF Info
« Inria : une intersyndicale demande un « moratoire immédiat » sur le passage en ZRR de l’intégralité des centres », par Anne Roy, réservé aux abonné·e·s
« Inria s’est engagé dans son COMP 2024‑2028 à passer l’intégralité de ses centres en ZRR [zone à régime restrictif, cf. ci-dessous dépêche AEF Info du 11 mars]. Une démarche que l’Institut entreprend « à marche forcée », « d’ici septembre 2026 », selon une pétition, initiée par l’intersyndicale de l’organisme et signée le 3 avril 2026 par plus de 1 000 membres des équipes et services d’Inria. Les signataires, qui craignent pour « l’attractivité » de l’organisme, demandent un « moratoire immédiat ». La direction d’Inria ne veut pas s’exprimer sur le sujet pour le moment.
Alors qu’ Inria prévoit un passage de l’ensemble de ses centres en ZRR , en vertu des engagements pris par l’organisme dans son COMP 2024-2028 signé en avril 2025, l’intersyndicale de l’organisme (CFDT Recherche EPST, SNCS ‑FSU, SNTRS‑CGT) dénonce une démarche entreprise « à marche forcée », « d’ici septembre 2026 ». Une pétition, initiée par l’intersyndicale et signée le 3 avril 2026 par plus de 1 000 membres des équipes et services d’Inria (la moitié des chercheurs permanents et 46 % des responsables d’équipe projet de l’Institut), s’oppose au passage intégral de l’Institut en ZRR et demande un « moratoire immédiat ».
La direction d’Inria fait savoir à AEF info qu’elle ne souhaite pas, « pour le moment », s’exprimer sur le sujet. […] »
> 07/04/2026 : VousNousIls, l’e mag de l’éducation
« Edouard Geffray annonce un nouveau concours pour les 3e », par Arthur Courtois
Vendredi 3 avril 2026, le ministre de l’Education nationale a annoncé la création d’un nouveau concours pour les élèves de 3e.Tous les élèves de 3e pourront s’inscrire au concours sur la base du volontariat.
Dans un communiqué publié vendredi 03 avril, le ministère de l’Education nationale a annoncé la création du Concours général des collèges. Ce concours s’adresse aux élèves de 3e sur la base du volontariat. La première édition aura lieu au cours de l’année scolaire 2026-2027 et se déroulera indépendamment de l’épreuve du Brevet. Son objectif : « valoriser les talents sur tout le territoire ».
[…]
Le symbole d’une forme d’élitisme
[…] la CFDT Education Formation Recherche Publiques, qualifie le nouveau concours d’«hors-sujet général». Dans son communiqué, le syndicat déplore une décision qui ne répond à aucune demande des personnels. La CFDT rappelle que les attentes sont davantage concentrées vers des financements supplémentaires et une meilleure organisation. Le syndicat a également renouvelé son appel à la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH. […] »
> 07/04/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : les lauréats des concours du 2nd degré devraient connaître leur affectation à partir du 29 juin », par Emmanuel Fontaine & Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s.
« Les lauréats des concours enseignants du 2nd degré devraient connaître leur académie d’affectation entre le 29 juin et le 13 juillet 2026, apprend AEF info par plusieurs représentants syndicaux, à l’issue d’un nouveau groupe de travail consacré à la réforme de la formation des enseignants, le 3 avril 2026. Ce calendrier, non aligné avec celui de Mon Master, risque de modifier au dernier moment les listes des admis dans les autres masters. […]
La cohabitation compliquée avec le calendrier de Mon Master
Problème, ce calendrier de dévoilement des résultats des concours et affectations n’est pas en adéquation avec celui de la plateforme Mon Master […] « Les étudiants vont faire des candidatures à l’aveugle, ce qui sera très inconfortable, d’autant que certains M2E ne vont s’ouvrir qu’à partir de la phase complémentaire », craint Christine Barralis, de la CFDT EFRP. « Nous allons donc être confrontés à des étudiants qui, mi‑juin, auront des réponses des autres masters tout en attendant de savoir s’ils sont lauréats ou non, et ils ne seront pas fixés avant mi‑juillet pour se décider », ce qui risque d’entraîner un certain roulement sur certains autres masters, qui verront leur liste d’admis « légèrement » évoluer à la mi‑juillet, explique‑t‑elle. Et impossible pour les Inspé de déterminer à l’avance le nombre de places qu’ils pourraient ouvrir pour les non lauréats, « car c’est conditionné au nombre de lauréats, et on ne le saura qu’au dernier moment », rappelle Christine Barralis. « C’est l’ensemble des formations qui est coincé. » […] »
> 02/04/2026 : AEF Info
« PJL régulation du privé : il resterait une possibilité d’examen en juin. Stéphane Piednoir garde sa PPL comme « option » », par Mossane Faye, réservé aux abonné·e·s
« […] Dans un courrier adressé le 30 mars au Premier ministre Sébastien Lecornu, Pierre Ouzoulias (Hauts‑de‑Seine, CRCE‑K ), vice‑président du Sénat, et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE‑K, s’étonnent que l’inscription dans l’agenda parlementaire du projet de loi gouvernemental ait été « une nouvelle fois reportée ». « Nous arrivons à une situation inédite où deux systèmes d’enseignement supérieur cohabitent et se concurrencent », écrivent les deux sénateurs […]
De leur côté, plusieurs syndicats (Fage, Unef, Unsa, CFDT, SNPTES) ont également adressé un courrier commun à Matignon, le 2 avril, pour réclamer cette inscription. Ils estiment que la situation juridique actuelle, qui assimile les étudiants inscrits au sein d’un établissement d’enseignement privé à de « simples consommateurs », « n’est pas tenable ». « Le gouvernement doit intervenir au plus vite pour protéger l’enseignement supérieur français », écrivent‑ils. « La lutte contre les nombreuses dérives liées au développement sans garde‑fous de l’enseignement supérieur privé doit être une priorité nationale, afin de garantir un avenir digne et sécurisé aux centaines de milliers de jeunes qui s’y retrouvent de manière contrainte. »
« Appelée unanimement et de manière transpartisane lors de la séance plénière du Sénat du 11 février, la nécessité d’ouvrir un débat sur l’encadrement de l’Enseignement supérieur privé est un enjeu démocratique majeur », martèlent ces syndicats. « L’ensemble des organisations représentatives étudiantes et professionnelles de l’enseignement supérieur signataires appelle à l’inscription urgente de ce projet de loi à l’ordre du jour du Sénat, comme initialement prévu, au mois de mai. Il en va de la crédibilité de notre système d’enseignement supérieur, de la protection des étudiants, et du respect de l’engagement républicain en faveur de l’égalité des chances. »
Par ailleurs, une autre PPL, celle de Yan Chantrel (SER, représentant les Français établis hors de France), visant à « protéger les étudiants face aux pratiques commerciales abusives des établissements d’enseignement supérieur privés », a été adoptée en première lecture par le Sénat le 11 février 2026. »
> 01/04/2026 : Télérama.fr
« « Une entreprise privée ne pourrait pas se comporter comme ça » : les enseignants face à la pénurie de médecins du travail », par Manon Boquen, réservé aux abonné·e·s
« […] La souffrance au travail accentuée
La loi oblige pourtant l’administration à garantir une visite de suivi médical tous les cinq ans […]. « Il n’y a pas de prévention. On est tout le temps dans la réparation », tacle Lætitia Aresu, secrétaire nationale en charge du dossier Santé, sécurité et conditions de travail à la CFDT-Éducation formation recherche publiques. Son syndicat milite pour un suivi médical coordonné avec la médecine de ville, alors que le ministère souligne vouloir « recourir à l’externalisation des missions par la négociation de conventions avec des services de santé au travail interentreprises ». « Le marché est tellement énorme que peu d’entre eux sont en mesure d’y répondre », pense Lætitia Aresu. Cette professeure s’inquiète surtout pour la souffrance au travail de ses collègues, qui s’accentue au fil des années. […] »
PQR > 31/03/2026 : Le Dauphiné.com
(Vidéo) « À quoi ressemble le métier d’enseignant en 2026 ? Nous avons posé la question à des professeurs mobilisés à Paris. » – À retrouver aussi sur Instagram
« Les enfants d’aujourd’hui, c’est des salariés de demain qui créeront des richesses. Et si on ne leur permet pas d’acquérir des compétences scolaires et professionnelles, eh bien en fait, c’est des enjeux à terme qui fragilisent aussi des futurs salariés » (témoignage d’Antonio Gonçalves, professeur des écoles spécialisé, CFDT Éducation de l’académie de Versailles).
Voir ci-dessous, Le Dauphiné Libéré, article de Delphine Bancaud du 30 mars.
> 31/03/2026 : TV5 Monde, avec AFP
« Baisse du nombre d’élèves : des enseignants en grève contre les suppressions de postes », par AFP – Marine Do-Vale
« « Certes il y a une baisse démographique, mais la baisse des moyens n’y est pas corrélée, elle est plus forte », pour Erwan Desnos, secrétaire général adjoint de la CFDT éducation pour l’Académie de Versailles, croisé à la manifestation parisienne. »
> 31/03/2026 : France Info, avec AFP
« Suppressions de postes, carte scolaire, salaires… Pourquoi les enseignants sont-ils en grève mardi ? », par Corentin Alloune.
« Les syndicats dénoncent, dans le cadre d’une semaine d’actions entamée lundi, la suppression de plus de 4 000 postes à la rentrée prochaine et la non-revalorisation salariale de la profession. Ils redoutent également des milliers de fermetures de classes avec les nouvelles cartes scolaires.
[…] Une journée nationale de grève est prévue mardi 31 mars, comme « le point d’orgue avec toute la profession » de la semaine d’actions entamée lundi et qui s’achèvera vendredi, explique à franceinfo Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la fédération CFDT Education. Plusieurs mouvements ont déjà eu lieu à travers la France ces dernières semaines […]
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD contestent dans un communiqué commun publié le 20 mars « les choix budgétaires du gouvernement », notamment les 4 000 « suppressions d’emplois » d’enseignants prévues dans le public et le privé confondus. Pour la rentrée 2026, en septembre, 1 891 postes seront supprimés dans le premier degré public et 1 365 dans le second. « Ces choix du gouvernement continuent de dégrader davantage un service public d’éducation », dénonce Catherine Nave-Bekhti. […]
Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), les syndicats anticipent, avec les nouvelles cartes scolaires, « des milliers » de fermetures de classes. « On appelle aussi le gouvernement à ne pas reproduire le budget 2026, qui fragilise l’école, pour l’année 2027. On veut des mesures de créations de postes et de revalorisation salariale », développe Catherine Nave-Bekhti. […]
« L’argument de la baisse démographique, on ne peut plus l’entendre »
En janvier, le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, avait évoqué, lors d’un déplacement à Givors, au sud de Lyon, une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions de postes d’enseignants. Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Education nationale, les effectifs des élèves du premier degré devraient diminuer de 116 800 élèves à la rentrée 2026, soit une baisse de 1,9%. « Il y a effectivement une baisse démographique, mais on ne peut pas s’appuyer sur cet argument, il ne tient pas et on ne peut plus l’entendre. Nos collègues n’ont pas le temps de s’occuper de plus d’élèves. Ils ne cessent de courir après le temps pour boucler les programmes, ce qui ne permet pas de donner un bon accompagnement », estime Catherine Nave-Bekhti. […] »
> 31/03/2026 : Le Café pédagogique
« Grève nationale : une journée de mobilisation contre les suppressions de postes », Djéhanne Gani.
« Baisse démographique VS baisse des effectifs. Les syndicats réclament l’arrêt des suppressions de postes. Une intersyndicale (FSU, Unsa, CFDT, CGT, SUD) appelle à la mobilisation le 31 mars pour dénoncer les coupes budgétaires dans l’Éducation nationale et alerter sur la dégradation des conditions d’enseignement. Des rassemblements ont lieu à travers la France. […]
Un avertissement pour 2027
Au-delà de cette journée de mobilisation, les syndicats entendent peser sur les orientations budgétaires à venir. […] Pour la Secrétaire générale de Cfdt, « cette dégradation du travail pèse sur tous les personnels », Laetitia Aresu l’illustre avec le cas des frais de déplacement qui ne peuvent plus être pris en charge, comme pour les Psy-EN, infirmiers, dénonçant « un travail empêché, qui perd son sens ». L’absence de moyens pénalise les élèves, dégrade les conditions d’apprentissage comme de travail des personnels. En souffrance, comme le rappellent toutes les enquêtes et nombreux témoignages. L’intersyndicale appelle à un investissement massif dans l’éducation et alerte : l’école est « à un point de bascule ». »
> 31/03/2026 : Syndicalisme Hebdo
« Semaine de forte mobilisation dans l’Éducation nationale », par Anne-Sophie Balle.
« […] « Nous y voilà », lâche, amère, la CFDT Éducation Formation Recherche publiques. Cela fait des mois qu’elle alerte sur les conséquences dramatiques des choix budgétaires du gouvernement. In fine, ce sont bien 4 000 suppressions de postes, à tous les échelons, qui menacent la rentrée 2026. « Des choix qui ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’éducation déjà exsangue », écrivent, dans un communiqué commun, la CFDT, la CGT, la FSU, l’Unsa et Sud. Aussi, ces organisations appellent-elles, ensemble, à une vaste semaine d’actions du 30 mars au 3 avril, une grève étant prévue ce 31 mars sur l’ensemble du territoire. […] »
> 31/03/2026 : AEF Info
« Mouvement social du 31 mars : le MEN compte 9,7 % d’enseignants grévistes, contre 25 à 30 % selon la FSU », par Coline Daclin, Cyril Duchamp, Emmanuel Fontaine, Sylvain Marcelli & Marie-Pierre Vega, réservé aux aboné·e·s
« […] Dans le 1er degré, de 30 à 35 % de grévistes, selon le Snuipp‑FSU
La raison de cette colère ? La répartition de la carte scolaire, en cours d’élaboration dans les départements depuis la fin des élections municipales, et qui devrait conduire à de nombreuses fermetures de classe, au moins 2 100 selon la CFDT EFRP, un chiffre estimatif qui nécessite néanmoins d’attendre que soient annoncées les ouvertures de classes. […]
Une « boussole budgétaire » aux effets « désastreux » (intersyndicale)
[…] « La société demande à l’école d’assurer davantage de missions et de continuer à se transformer », poursuit Catherine Nave‑Bekhti, de la CFDT EFRP, soulignant l’importance de disposer de moyens suffisants : « Dépenser pour l’éducation ne se fait pas en pure perte. C’est un investissement qui doit passer, et c’est là que ça heurte la lecture purement comptable et budgétaire, par des dépenses de masse salariale. L’éducation est un travail de relation. Ce sont des humains qui s’occupent d’autres humains, qui les aident à grandir. Et donc, ça n’est pas vrai qu’on améliore l’éducation en ne faisant pas de dépense de masse salariale et en n’assurant pas les moyens de réaliser le travail correctement. Nous allons porter cela très fort ».
> 30/03/2026 : Sqool TV
Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, était l’invitée du « Grand JT de l’éducation » sur la question de la suppression des postes dans l’Éducation nationale et sur ce que porte la mobilisation intersyndicale du 31 mars. Elle a débattu avec Morgane Verviers, SG de l’Unsa Éducation.
> 30/03/2026 : Le Monde, avec AFP
« Les enseignants appelés à la grève mardi pour protester contre les suppressions de postes », réservé aux abonné·e·s
« […] Une semaine d’actions
La FSU, l’UNSA, la CFDT, la CGT et SUD ont appelé à une semaine d’actions à partir de lundi, avec une journée nationale de grève mardi, pour amplifier la mobilisation en cours sur l’ensemble du territoire depuis le début de l’année contre des choix budgétaires « court-termistes » qui aggravent la dégradation d’un service public d’éducation déjà « exsangue », selon elles.
[…] « On compte beaucoup sur la bonne volonté [des personnels] pour que le système fonctionne, et aucune mesure salariale ne vient le reconnaître, et cela pèse sur le moral des personnels », a également déploré Lætitia Aresu, secrétaire nationale de la CFDT Education. »
PQR > 30/03/2026 : Le Dauphiné Libéré
« Grève des enseignants ce mardi : à quoi faut-il s’attendre dans les établissements ? », par Delphine Bancaud.
« Face aux suppressions de postes annoncées pour 2026, les syndicats dénoncent une dégradation des conditions d’enseignement. La mobilisation de ce mardi pourrait aussi marquer le début d’un bras de fer autour des choix budgétaires à venir.
Ce mardi 31 mars, certaines classes resteront portes closes. Et ce, en raison d’un appel à la grève d’une intersyndicale de l’Éducation nationale (réunissant la FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD) pour protester contre les suppressions de postes et les fermetures de classes en 2026. […]
« Il s’agit de poser les jalons pour 2027 »
Des arguments [baisse démographique] qui ne convainquent pas les syndicats. « Il faut s’attendre à au moins 2 100 fermetures de classes dans le premier degré », explique Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT Éducation. […] »
> 30/03/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : les deux-tiers des LPE n’atteindront pas les 50 % de praticiens de terrain en 2026 (IGESR) », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« La nouvelle LPE (licence professorat des écoles), qui a fait l’objet d’une mission de l’IGESR, était au coeur du deuxième comité de suivi de la réforme de la formation des enseignants, jeudi 26 mars 2026. Les inspecteurs généraux ont constaté que la formation connaît une « attractivité importante » sur la plateforme Parcoursup. Autres enseignements : la LPE sera portée aux deux‑tiers par des Inspé et l’objectif des 50 % de formateurs issus du terrain dès la rentrée prochaine ne sera pas atteint. De leur côté, plusieurs syndicats affirment leur désaccord sur la vision du maillage territorial. […]
La cible des 50 % de praticiens terrain ne sera pas totalement atteinte en 2026 […]
Difficulté sur les 50 % : pas une surprise pour les syndicats
[…] « C’est un peu un désaveu, mais nous ne sommes pas surpris », témoigne de son côté Carine Royer, de la CFDT‑EFRP : « Passer de 30 % de ces profils d’enseignants à 50 % pour les académies, c’est énorme. On voit depuis quelques semaines que des académies se sont mises à serrer la vis pour dire que la bascule sera bien en 2026 ». […] »
> 30/03/2026 : AEF Info
« Rentrée 2026 dans l’académie de Lille : les syndicats dénoncent la multiplication des services partagés dans les EPLE », par Sylvain Marcelli, réservé aux abonné·e·s
« L’académie de Lille est celle qui perd le plus de postes à la rentrée 2026, dans les écoles (‑245) comme dans les collèges et lycées (‑167). Les syndicats enseignants multiplient les actions depuis début mars : rassemblements, opérations « collèges morts », grèves. Dans ce contexte tendu, les personnels de direction tentent de réduire le nombre de services partagés, mal vécus par les enseignants, mais aussi de maintenir leurs choix pédagogiques. Lors d’une rencontre avec AEF info le 26 mars, la rectrice, Sophie Béjean, rappelle la réalité démographique et détaille ses priorités.
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD‑Éducation, réunis en intersyndicale, appellent à une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril 2026, pour protester contre le manque de moyens dans l’Éducation nationale. […] »
30/03/2026 : AEF Info
« Assises du financement des universités : « Le statu quo n’est pas une option » (Jérôme Fournel et Gilles Roussel) », par Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« En cas de « statu quo », la trajectoire financière des universités « se traduira par une diminution progressive de [leur] capacité à remplir leurs missions de formation, d’enseignement et de recherche », alertent les deux pilotes des Assises du financement des universités, Jérôme Fournel et Gilles Roussel, à l’occasion d’une journée d’échanges organisée à Paris, le 26 mars 2026. « Besoin d’anticipation et de lisibilité pluriannuelle », « regroupements, fusions et mutualisations ? », « globalisation du modèle ? ». Un « panel d’options » va maintenant être discuté pour « redresser la trajectoire ». « Il faudra collectivement faire preuve d’ingéniosité pour trouver des solutions qui permettent d’être les plus efficaces possibles », selon Jérôme Fournel.
[…]
« Nous avons été entendus » (Eric Blond, président de l’université d’Orléans)
« Tout a déjà été essayé au cours des 30 dernières années. À chaque fois, on nous a promis de l’argent pour résoudre les problèmes de financement de l’enseignement supérieur, à chaque fois nous avons été relativement déçus. Je ne vois pas ce qui va permettre de résoudre le problème de financement des universités », réagit, sceptique, Nicolas Holzschuch, secrétaire fédéral CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […] »
> 30/03/2026 : AEF Info
« Institut régional du travail d’Occitanie : les organisations syndicales dénoncent « un réquisitoire à charge » de l’IGESR », par Coline Daclin, 30 mars 2026, réservé aux abonné·é·s
« Face à un rapport de l’IGESR envoyé fin février et qui demandait une suspension « sans délai » des activités de l’Institut régional du travail d’Occitanie, les organisations syndicales du conseil de l’institut (CFDT, CGT, FO) ont réagi dans un courrier transmis à AEF info lundi 23 mars 2026, dénonçant un « réquisitoire à charge » de la part des inspecteurs rattachés au ministère de l’Enseignement supérieur. Elles estiment que cette analyse est « loin d’une évaluation neutre » et qu’elle « organise le démantèlement d’une institution de formation essentielle au dialogue social régional ».
L’avenir de l’IRT (Institut régional du travail) d’Occitanie reste en suspens. Rattaché à l’université Toulouse Jean Jaurès dont il est une composante, l’IRT propose depuis 2003 des formations pour les représentants syndicaux. Mais le 27 février 2026, Emmanuelle Garnier, la présidente de l’université Emmanuelle Garnier a annoncé qu’un chantier était engagé pour suspendre ses activités, après la sortie d’un rapport de l’ IGESR qui estimait « impératif de suspendre sans délai les activités de l’IRT qui n’est plus ni administré, ni dirigé ». La présidence de l’université précisait dans un mail envoyé aux personnels de l’université, qu’AEF info a pu consulter, que les activités de l’institut ne sont « nullement remises en cause dans leur utilité et dans leur pertinence » et qu’elle souhaitait par la suite accompagner « leur déploiement et leur consolidation dans un cadre statutairement conforme et fonctionnellement adapté ».
Dans un courrier transmis à AEF info lundi 23 mars 2026, les organisations syndicales du conseil de l’IRT (CFDT, CGT, FO) estiment néanmoins que le rapport de l’IGESR est une « attaque en règle » contre l’institut. […]
Des comparaisons « partiales » ?
[…] Dans une réaction adressée à AEF info, l’université Toulouse Jean Jaurès « réfute catégoriquement toute interprétation selon laquelle la suspension temporaire des activités jusqu’ici portées par l’IRT relèverait d’une quelconque malveillance à l’égard des organisations syndicales ». « Cette accusation est absolument sans fondement », ajoute‑t‑elle, assurant que dès la sortie du rapport de l’IGESR, la direction a proposé aux organisations syndicales de les rencontrer, « afin d’envisager la poursuite de leur collaboration ». Dans le courrier adressé aux syndicats de l’IRT, consulté par AEF info, la présidente Emmanuelle Garnier dit vouloir poursuivre « son engagement aux côtés des organisations syndicales et continuer à proposer un accompagnement et des actions de formation à destination des représentants syndicaux, dans un cadre sécurisé et pérenne ». Pour l’heure, seule la CFDT a rencontré la présidente pour échanger sur le sujet. […] »
29/03/2026 : Le Journal du Dimanche
« Grève des enseignants « L’école publique s’effrite depuis de longues années » », par Céline Carrobé, réservé aux abonné·e·s
« […] « Cette année, le budget de l’Éducation nationale est passé derrière celui de la Défense. C’est une première depuis la Seconde Guerre mondiale », dénonce Cyril Mazzon, secrétaire général du syndicat CFDT de l’académie de Toulouse. […]
Des suppressions qu’Édouard Geffray, ministre de l’Education nationale, justifie par une « chute démographique vertigineuse ». […] « De longue date, les effectifs enseignants ont tendance a diminuer, tandis que ceux des élèves augmentent, dégradant les conditions d’apprentissage et de travail. Aujourd’hui, nous demandons de profiter de cette baisse démographique pour limiter les suppressions de postes et améliorer les conditions. Or ce n’est pas le choix qui a été fait », répond Cyril Mazzon.
[…] En Haute-Garonne, selon l’intersyndicale, 100 à 170 classes sont non remplacées chaque jour et 600 élèves sont sans AESH. Pourtant, la carte scolaire 2026 prévoit la suppression de 17 postes, « alors que les besoins de terrain en exigeraient 500 pour rétablir l’équilibre ». Pour les représentants d’enseignants, cette situation traduit un décalage croissant entre les ambitions affichées par l’Etat et les moyens alloués. « Les professeurs doivent faire face à des injonctions nombreuses, parfois contradictoires et changeantes, avec des priorités différentes qui se révèlent souvent illusoires et sans financement », explique Cyril Mazzon. A l’image de la volonté d’Emmanuel Macron de développer l’apprentissage et la voie professionnelle, l’école inclusive ou la défense de la ruralité « Où sont les moyens pour développer ces priorités, aussi nécessaires soient-elles ? Ils sont pris sur les autres moyens. On déshabille Paul pour habiller Jacques », se désole le professeur d’histoire-géographie.
[…] « Il y a de plus en plus d’épuisement professionnel, lié à la fois à cette question d’effectifs mais aussi à l’absence de pilotage On navigue à vue », regrette Cyril Mazzon. À ce malaise s’ajoute une rémunération qui peine à satisfaire : « On estime qu’un ensei-gnant, sur les vingt-cinq dernières années, a perdu 30% de pouvoir d’achat. » Conséquence alarmante : selon les syndicats, la profession connaît une augmentation des temps partiels thérapeutiques, des congés longue maladie, mais aussi une explosion des saisines RSST (Registre santé sécurité au travail). « Les voyants sont au rouge », confirme Cyril Mazzon (…) »
> 27/03/2026 : AEF Info
« Assises du financement : France Universités plaide pour un « modèle d’allocation lisible de la dotation socle » », par Caroline Laires Tavares, réservé aux abonné·e·s
« « Il faut à nos yeux garantir la dotation socle de l’État et la distinguer des autres sources de financement direct », défend Lamri Adoui, président de France Universités, lors d’une journée d’échanges à Paris dans le cadre des Assises du financement des universités, jeudi 26 mars 2026. Il s’exprime après la présentation du diagnostic sur la situation financière des universités. Lors de ces échanges, une intersyndicale de l’ESR (FSU, CGT, SUD, Unef et Union étudiante) a quitté la salle, dénonçant « un jeu de dupes ». En revanche, CFDT, SNPTES et la Fage continueront d’y participer pour défendre leurs revendications.
[…]
CFDT‑EFRP et SNPTES Unsa participeront aux Assises « avec vigilance »
Également présente, la CFDT‑ EFRP indique pour sa part qu’elle restera aux Assises pour « participer aux travaux de cette séance ». « Avec un peu d’obstination, nous allons continuer à partager les constats que nous essayons de défendre depuis de nombreuses années, à savoir que l’on a massifié l’enseignement supérieur sans que la nation lui donne les moyens de son action », rappelle Christophe Bonnet, de la CFDT. « Vous avez dit que les universités avaient fait des efforts. Ce sont des agents qui ont fait des efforts, et ils l’ont fait au‑delà du raisonnable. »
« Nous partageons ce que vous avez dit sur la complexité, mais aussi sur l’effet de ciseau qui est ressenti au quotidien par les agents dans leur travail. Nous pensons toutefois qu’il ne serait pas raisonnable de s’agripper à tout ce qui peut l’être, notamment la baisse démographique, car il n’est pas du tout certain qu’elle corresponde à une baisse des effectifs dans l’enseignement supérieur public et dans les universités en particulier », prévient‑il. Pour l’organisation syndicale, « il n’y a pas d’autre d’alternative, si l’on veut se conformer aux exigences du service public, que de financer, justement, le service public de l’enseignement supérieur et la recherche ». […] »
PQR > 24/03/2026 : Ouest-France
[Hommage de J.-M. Boullier] « Mort de Lionel Jospin : « Quand j’entends l’expression “Tous pourris”, je le cite comme un contre-exemple absolu » », par Jean-Michel Boullier, ancien secrétaire général du Sgen-CFDT.
« « Je tiens à apporter un petit témoignage sur l’ancien Premier ministre. Je l’ai essentiellement connu comme ministre de l’Éducation nationale pendant quatre années, de 1988 à 1992. J’étais secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale et de la Recherche publique de la CFDT (SGEN-CFDT), la 2e organisation de ce champ professionnel au plan national à l’époque, de 1986 à 1998. […] »
> 24/03/2026 : AEF Info
« MEN : ce que prévoit le plan national d’action handicap et inclusion professionnelle 2026-2031 », par Emmanuel Fontaine, réservée aux abonné·e·s
« Le nouveau « plan national d’action handicap et inclusion professionnelle », fruit de deux ans de discussions entre le ministère de l’Éducation nationale et les organisations syndicales, a été débattu lors du CSAMEN du 19 mars 2026. Pilotage, accompagnement, culture de l’inclusion… Le plan, prévu pour la période 2026-2021, fixe six axes d’amélioration de la prise en charge des personnels en situation de handicap, assortis de 48 mesures. Une « bonne nouvelle » pour le Snes-FSU et la CFDT EFRP, qui attendent toutefois leur application concrète, notamment autour des aménagements de postes. […]
« Ce plan est beaucoup plus lisible que les dernières moutures, qui n’étaient pas très claires, abonde Lætitia Aresu, de la CFDT EFRP. Là, il y a des axes, des mesures, à rendre opérationnelles bien sûr, mais qui devraient permettre de trouver des solutions ». […]
Il faut « se demander pourquoi certains personnels ne souhaitent pas se déclarer » (CFDT EFRP)
« Le gros du travail maintenant, c’est le maintien dans l’emploi », poursuit Daniel Le Cam [Snes-FSU] , ce que confirme Lætitia Aresu : « Nous pouvons aussi nous demander pourquoi certains personnels ne souhaitent pas se déclarer. Est-ce un problème de confiance envers l’employeur, une peur vis-à-vis de leur avancée de carrière ? Que fait l’employeur pour rassurer ses agents ? » La syndicaliste voit toutefois d’un bon œil « les mesures d’accompagnement » des parcours professionnels mises en place dès le début de carrière : « Elles étaient primordiales, par exemple pour les enseignants stagiaires en situation de handicap qui, pour beaucoup, sont perdus, car ils ne savent pas si leur situation va pouvoir être traitée ». De même, « pour quelqu’un qui se retrouve en inaptitude parce qu’un handicap survient, cela permet de ne pas être mis à la retraite d’office, et de trouver des solutions pour poursuivre leur parcours professionnel », explique-t-elle.
Accessibilité, aménagements… des mesures difficiles à faire respecter ?
Parmi les difficultés, comme le soulignait il y a peu la Cour des comptes, figure l’importance de disposer d’une médecine du travail « opérationnelle » […] Raison pour laquelle Lætitia Aresu souhaiterait la mise en place d’un partenariat avec la médecine de ville. Au-delà, souligne-t-elle, « si la médecine du travail est responsable de la préconisation, souvent la situation reste en l’état car le supérieur hiérarchique n’est pas obligé de l’appliquer. Or une demande signifie qu’il y a bien une problématique. C’est là où parfois le plan un manque un peu de cohérence ». La responsable syndicale pointe encore la mesure qui vise à « améliorer le pilotage de l’accessibilité bâtimentaire » en rapprochant les référents handicap des acteurs en charge des questions immobilières « pour signaler les anomalies et manquements en matière d’accessibilité » à l’employeur. « Nous y sommes favorables, mais l’obligation de rédiger les Duerp n’est absolument pas respectée, à peine 10 % sont effectués et il n’y a pas de travail collectif sur cette question. Pourtant, cela pourrait être fait en 2 à 3 mois seulement ». »
> 24/03/2026 : Santé & travail
« L’école inclusive au détriment de la santé des AESH », par Rozenn Le Saint, réservée aux abonné·e·s
« Temps partiels subis, emplois du temps fragmentés, gestion de profils d’élèves complexes sans formation adéquate… Face à la dégradation des conditions de travail des accompagnantes d’élèves en situation de handicap, qui affecte leur santé physique et mentale, les syndicats revendiquent un statut de fonctionnaire pour que ces piliers de l’école inclusive sortent de la précarité.
Le système scolaire français accueille près de 520 000 élèves en situation de handicap et leur nombre croît de 6% à 10% par an. Alors l’Education nationale en demande de plus en plus aux 140 000 accompagnantes d’élèves en situation de handicap, les AESH, qui sont des femmes à plus de 90% : d’être partout à la fois et de s’occuper de handicaps de plus en plus difficiles à gérer. « Certaines nous disent être des ”AESH plan B” quand les élèves n’ont pas obtenu de places en institut médico-éducatif », rapporte Florence Dubonnet, secrétaire nationale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […]
Front syndical uni pour les AESH
[…] Depuis mai 2025, les six syndicats du secteur font campagne, à coup de mobilisations et de pétitions, pour qu’elles [les AESH] deviennent des fonctionnaires de catégorie B. Ils revendiquent qu’elles soient payées 39 heures pour 24 heures hebdomadaires d’accompagnement des élèves, jugeant que le travail effectif va au-delà du temps partiel subi et du faible salaire l’accompagnant – en moyenne 850 euros nets par mois. Cela impliquerait le passage d’un concours pour les futures AESH, et une titularisation sans concours pour les personnes déjà en poste. Les syndicats demandent aussi qu’elles bénéficient d’une formation « initiale et continue de qualité ». L’intersyndicale a été reçue le 27 janvier 2026 aux ministères de l’Education nationale et de l’Agriculture, qui ont renvoyé la construction et l’évolution du métier d’AESH à la tenue de groupes de travail. »
> 24/03/2026 : MoneyVox
« Ce qui change en mai pour les agents de l’éducation nationale avec la nouvelle mutuelle obligatoire », par Mathilde Sire.
« […] « C’est un marché énorme avec plus d’un million d’agents publics. Parmi eux, 800 000 enseignants, mais aussi des personnels administratifs ou des personnels techniques, les bibliothécaires… », liste Lætitia Aresu, secrétaire nationale en charge du dossier Protection sociale complémentaire au sein de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […]
Une mesure critiquée
Parmi les reproches récurrents, des garanties peu intéressantes, pour des tarifs plus élevés que les contrats individuels détenus actuellement par les agents. Concernant le prix, « si on regarde le coût pour l’agent, avec la prise en charge à 50% par l’employeur, oui c’est une avancée majeure, à l’avantage des agents publics. Toutefois, pour certains personnels, du fait du nombre d’ayants droit, conjoint ou des enfants, la facture est élevée », indique Lætitia Aresu (CFDT). […]
Des garanties « légères » ?
[…] Pourquoi la couverture est-elle moins intéressante ? « Si on fait un comparatif avec d’autres ministères, il n’y a pas la même structure démographique. Au sein de l’Éducation nationale, la population est plus vieillissante et les tarifs sont faits en fonction de l’âge », explique Lætitia Aresu. Elle constate cependant que « le panier de soins minimum négocié pour la fonction publique est plus avantageux que celui de l’Accord national interprofessionnel ANI, même si les entreprises peuvent aller au-delà ».
Que se passe-t-il pour la prévoyance ?
[…] « Son tarif va dépendre du nombre d’adhérents, nous n’avons donc pas les prix pour le moment », indiquait-elle début mars. Le ministère prendra en charge 7 euros. Ni l’âge ni l’état de santé ne sont pris en compte à la souscription, souligne Lætitia Aresu.
> 23/03/2026 : AEF Info
« Formation des enseignants : la future carte des M2E s’affine, notamment sur l’accueil des M1, mais reste incertaine », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, réservé aux abonné·e·s
« Si la future carte des formations de M2E dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants se dessine peu à peu, celle-ci n’est toujours pas stabilisée, ce que regrettent des syndicats réunis pour un nouveau groupe de travail le 20 mars 2026. En outre, des « hypothèses de travail » ont été présentées concernant des gratifications pour les tuteurs, tandis que l’indemnité forfaitaire de formation (IFF) pourrait être étendue aux élèves fonctionnaires. Une intersyndicale a lancé une pétition concernant la réforme, et appelle à la mobilisation pour le 24 mars. […]
Une incertitude qui demeure sur l’ouverture des formations (syndicats)
« Les documents fournis par le ministère ne permettent pas de savoir si une formation va vraiment ouvrir à la rentrée prochaine », car cela va notamment dépendre du nombre d’étudiants en M1, déplore ainsi Carine Royer, secrétaire fédérale à la CFDT-EFRP. « La question est aussi de savoir où ils vont être placés en stage ; il faut se souvenir que les étudiants sont censés faire leur formation dans l’académie où ils seront affectés en stage. Il nous manque une cartographie des futurs berceaux de stage pour 2027, pour quand les étudiants seront placés en responsabilité en M2 », poursuit-elle en rappelant que l’une des lignes conductrices de la réforme demeure « la rationnalisation ».
Toujours des inquiétudes sur les formations à petits effectifs
Carine Royer prend ainsi l’exemple de l’espagnol, où il est anticipé un nombre de lauréats en M1 près de 10 fois inférieur au nombre de places offertes par les Inspé. « Dans le contexte économique actuel, il y a un risque que des présidents d’université n’acceptent pas d’ouvrir une formation pour accueillir 2-3 étudiants lauréats », anticipe Carine Royer. De quoi craindre que des équipes ne se voient notifié en juillet ou en août qu’elles ne pourront finalement pas ouvrir leur formation à la rentrée. […]
Fermer des formations en 2026 pour devoir les rouvrir en 2027 ?
La CFDT-EFRP a demandé que la cartographie présentée en groupe de travail soit « sanctuarisée et que, au moins pour l’année 2026-2027, on ouvre les formations quel que soit le nombre de lauréats, même si c’est pour deux personnes ».
« Les chiffres pour la rentrée 2026 sont biaisés », estime Carine Royer, avec une sous-représentation des étudiants qui iront en M1. « Notre inquiétude est que des fermetures de formations soient décidées pour la rentrée prochaine sur la base de cette année particulière, et qu’il y ait en fait besoin d’en rouvrir pour la rentrée 2027. Or, il est bien plus difficile de rouvrir une formation que de la fermer. Ce serait un gâchis d’argent public et de compétences. » […] »
> 23/03/2026 : AEF Info
« Moyens de la rentrée 2026 : une intersyndicale appelle à la grève le 31 mars », par Alexandra Caccivio, Emmanuel Fontaine, Pascaline Marion, Marie-Pierre Véga, réservé aux abonné·e·s
« […] Une intersyndicale nationale de l’éducation (FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SUD-Éducation) appelle, dans un communiqué le 20 mars 2026, à « amplifier » les mobilisations ayant fait suite à l’annonce des moyens de rentrée 2026 et leur répartition dans les académies […], durant la semaine du 30 mars au 3 avril.
Des mobilisations dans plusieurs académies
Au niveau local, des mouvements de protestation contre la baisse des moyens pour la rentrée 2026 ont déjà eu lieu et se poursuivent dans plusieurs académies.
Dans l’académie de Dijon par exemple, qui doit rendre 164 postes (81 dans le 1er degré et 83 dans le 2nd degré), la FSU, FO, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD ont organisé une AG intersyndicale au lendemain des vacances d’hiver, le 9 mars, ouverte aux délégations des écoles, collèges et lycées pour organiser une journée de grève le 19 mars. […]
Dans l’académie d’Aix-Marseille […] Après une manifestation le 17 mars qui a réuni environ 700 lycéens, selon les chiffres de la préfecture de police, l’intersyndicale CGT Educ’action, FSU, Sgen-CFDT, SUD-Éducation et Force ouvrière a lancé un nouvel appel à la grève et à la manifestation pour le jeudi 26 mars 2026.
Dans l’académie de Nancy-Metz, un rassemblement était organisé mercredi 18 mars devant le rectorat de Nancy à l’appel d’une intersyndicale (CGT Éduc’action, CFDT, Unsa Éducation, Snalc, FSU, FO, SUD-Éducation), à l’occasion de la tenue d’un CSA. L’intersyndicale a dénoncé la suppression de 144 postes dans le 1er degré, 96 dans le 2nd degré et 12 suppressions de postes de personnels administratifs. […] »
> 23/03/2026 : AEF Info
« Transport, logement, orientation… : il faut agir sur tous les freins pour l’accès au post-bac (Ceser Nouvelle-Aquitaine) », par Sabine Andrieu, réservé aux abonné·e·s
« Comment améliorer l’accès à l’enseignement supérieur en Nouvelle-Aquitaine ? Le Ceser, qui a sondé près de 3 000 lycéens sur les obstacles qu’ils rencontrent, propose 38 pistes […]
Dépasser les approches sectorielles : c’est ce que propose le Ceser Nouvelle-Aquitaine dans son rapport « Cap vers l’enseignement supérieur – La voix des jeunes comme boussole« , ont expliqué Yves Jean, président de l’assemblée socioprofessionnelle, Jean-François Bourdoncle (CFDT) et Michèle Prévot (CFTC), président et secrétaire de sa commission Éducation, formation, emploi, à la presse, le 17 mars 2026.
Sondage et focus groups pour recueillir la parole des jeunes
[…] la voix des jeunes est au cœur de ces travaux, ce qui a « permis de proposer des pistes d’actions au plus proche des besoins réels », assure Jean-François Bourdoncle. […]
Au-delà de 450 €, le loyer est jugé déraisonnable
« 450 euros, c’est le niveau maximal de loyer mensuel jugé raisonnable par la plupart des familles », relève Jean-François Bourdoncle. Mais ces loyers abordables ne se rencontrent plus guère qu’à Pau ou Limoges. « Même si les jeunes ruraux s’estiment bien accompagnés dans leur orientation, cela ne suffit pas à compenser les deux freins que constituent pour eux le logement et la mobilité », poursuit le représentant CFDT au Ceser. […]
Les recommandations du Ceser
Face à ces constats, le Ceser formule 38 idées pour fluidifier l’accès aux études supérieures et renforcer l’égalité des chances. Par exemple, il suggère d’aller plus loin que la démarche des campus connectés, en développant des « campus multi-acteurs », associant, dans des territoires sous-dotés, établissements, entreprises, collectivités et tiers-lieux. Avec, sur place, des moyens numériques et une connexion mais aussi « des personnels, des logements, une vie étudiante » et des solutions de transport vers ces sites, insiste Jean-François Bourdoncle. […] »
> 23/03/2026 : AEF Info
[CFDT Fonctions Publiques] « Les organisations syndicales de la fonction publique exigent le retrait de la réforme du temps partiel thérapeutique », par Clarisse Jay, réservé aux abonné·e·s
« Alors que face à l’opposition unanime des syndicats, la DGAFP a laissé en pause depuis mi-février les discussions relatives à la réforme du temps partiel thérapeutique dans la fonction publique, l’ensemble des organisations syndicales représentatives « exigent » dans un communiqué commun diffusé le 20 mars 2026 « son retrait immédiat ». Cette réforme équivaut selon eux à « un recul inacceptable ». […] »
> 21/03/2026 : reprise de la dépêche AFP (cf. ci-dessous), articles en libre accès
BFMtv.com : « « Un service public d’Éducation déjà exsangue »: les syndicats d’enseignants appellent à la grève le 31 mars contre les suppressions de postes », par V. G. avec AFP
TF1info.fr : « Éducation : pourquoi les enseignants appellent-ils à la grève générale le 31 mars ? », par Sabrine Mimouni avec AFP
20 minutes : « Education nationale : Les syndicats craignent des milliers de suppressions de poste et appellent à la grève le 31 mars »
> 20/03/2026 : AFP
« Éducation nationale : appel à la grève nationale le 31 mars contre les suppressions de postes »
« Une intersyndicale de l’Éducation nationale appelle à amplifier la mobilisation contre les suppressions de postes d’enseignants et organise une semaine d’actions du 30 mars au 3 avril, avec une journée nationale de grève prévue le 31 mars.
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD « dénoncent les choix budgétaires du gouvernement: suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale », dans un communiqué commun diffusé vendredi. Selon elles, « ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue ».
Les organisations pointent notamment les effets déjà visibles dans le second degré (collèges et lycées): classes plus chargées, réduction de l’offre de formation et vies scolaires « asphyxiées » faute de moyens. […]
Au total, 4.000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendus pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré.
En janvier, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait évoqué une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions. […]
« La baisse démographique doit être une opportunité pour faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe », estiment au contraire les organisations syndicales.
Plusieurs mobilisations ont déjà eu lieu à travers la France depuis la mi-février. […] »
> 20/03/2026 : AEF Info (brève)
[intersyndicale] « Assises du financement des universités : une intersyndicale de l’ESR appelle à « amplifier la mobilisation » le 26 mars », par Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« Alors que les acteurs de l’ESR doivent participer, jeudi 26 mars 2026, à une séance plénière organisée dans le cadre des « Assises du financement des universités », lancées en janvier par le ministre Philippe Baptiste, les syndicats FSU […], SUD-Solidaires […], CGT […], Unsa […], CFDT et organisations étudiantes (Fage, Solidaires, Unef, Union étudiante, FSE) appellent à « amplifier la mobilisation » ce jour-là pour « défendre les libertés d’expression et académique, et pour un financement de l’ESR public à la hauteur des missions de recherche et de formation ». […] »
> 20/03/2026 : News Tank Éducation & Recherche
« Formation des enseignants : pétition d’une intersyndicale pour « qu’aucun étudiant ne soit sans solution » »,
« Une intersyndicale de l’ESR [comprenant la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques] publie une pétition le 20/03/2026 pour « qu’aucun étudiant ne reste sans solution » dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, celle-ci prévoyant de nouveaux masters M2E pour les étudiants lauréats et non-lauréats du concours en L3. […] »
> 19/03/2026 : Le Pèlerin
« À Suresnes, une laïcité apaisée », par Régis Grosperrin, photos de Camille Nivollet.
L’article, dans sa version numérique (du 17 mars), est en grande partie accessible.
« En France, vivre la laïcité au quotidien peut s’avérer compliqué. Certaines communes parviennent pourtant à privilégier une approche pragmatique, à l’exemple de Suresnes.
[…] Les valeurs de la République
En France, la laïcité est perçue par certains comme prohibitive, notamment à l’école : interdiction de porter des signes religieux ostensibles dans les établissements, d’y manifester son identité religieuse… Pourtant, elle a un versant positif : elle porte une vision de la société, née du projet républicain issu des Lumières. Si cette vision est incarnée par la manière d’être des éducateurs eux-mêmes, alors les interdits ne sont plus perçus comme arbitraires. Claire Bonhomme est professeure d’histoire-géographie, déléguée syndicale de la CFDT-Éducation dans l’académie de Versailles, dont dépend Suresnes. Sans nier les crispations, elle est convaincue que le coeur de l’éducation à la laïcité est de se situer avec l’élève, et non face à lui, dans le cadre de la règle. Cela lui permet de ne pas le percevoir comme un instrument de domination. […] »
> 13/03/2026 : Le Café pédagogique
[tribune collective, responsables syndicaux et associations féministes] « AESH : syndicats et féministes dénoncent une précarité organisée » (signataires CFDT : Marylise Léon, Catherine Nave-Bekhti, Nathalie Legros, Florence Dubonnet, Jean-Marc Marx).
PQR > 13/03/2026 : Actu.fr – Édition du Lot (46)
« Carte scolaire 2026 : plusieurs syndicats et la FCPE du Lot dénoncent les suppressions de classes annoncées », par Marc Louison.
« (…) Alors que la nouvelle carte scolaire n’a pas été officiellement annoncée* par la DASEN du Lot Sophie Sarraute, plusieurs syndicats de l’Éducation Nationale (FSU 46, CFDT, CGT Éducation et Sud Éducation 46) et la FCPE du Lot (Fédération des Conseils de Parents d’Élèves) sont montés au créneau ce jeudi 12 mars 2026 à Cahors au sujet de la carte scolaire 2026. (…)
(…) Laurelenn Mari, de la CFDT, fait part elle de la « pression exercée sur les équipes enseignantes par les inspecteurs et inspectrices pour ne pas parler des fermetures de classes envisagées ».
*Le CDEN (conseil départemental de l’Éducation nationale) est prévu le lundi 7 avril
> 11/03/2026 : News Tank Éducation & Recherche
« Assises du financement des universités : cinq journées thématiques en mars et avril ; plénière le 26/03 », réservé aux abonné·e·s
« Cinq journées thématiques sont prévues dans le cadre des assises du financement des universités, et se dérouleront entre le 16/03/2026 et le 10/04/2026, à Paris mais aussi en région, selon les informations de News Tank, le 11/03/2026. Elles auront pour thèmes l’immobilier, la gestion des universités, la diversification des ressources, les territoires et les enjeux RH. […] Du côté des organisations syndicales, la CFDT et l’Unsa Éducation étaient représentées, ainsi que trois organisations étudiantes. D’autres avaient décliné l’invitation […] »
> 11/03/2026 : AEF Info
« Loi de programmation militaire (LPM) : le Cneser rejette l’obligation déclarative pour des personnels de zone à régime restrictif (ZRR) souhaitant travailler pour un organisme étranger », par Léonard De Carno, réservé aux abonné·e·s
« Les élus du Cneser, réunis le 10 mars 2026 au MESRE, se sont prononcés contre trois dispositions prévues dans le cadre du projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030 : l’instauration d’une obligation déclarative pour certains personnels de ZRR qui souhaitent cesser leurs fonctions ou travailler pour un organisme étranger ; l’allongement du délai pour notifier l’opposition à un accord de coopération internationale entre un établissement public et une entité étrangère ; et la prise en compte du « volontariat militaire » dans le cursus des étudiants. […]
Le dispositif de déclaration obligatoire pour certains personnels de ZRR rejeté
Les élus se sont massivement prononcés contre la nouvelle obligation déclarative prévue par l’article 18 du projet de loi (6 pour, 53 contre et 6 abstentions). Proposé par la CFDT, l’amendement impliquant la suppression de l’article a, lui, été adopté avec 55 voix pour, cinq contre et trois abstentions. […]
« le dispositif pénalisera les coopérations »
La CFDT dit « partager l’objectif de défense du patrimoine scientifique », mais estime que « l’article 18 ajoutera de nombreuses contraintes supplémentaires sur le fonctionnement de ces laboratoires, aura un impact encore plus grand sur le recrutement de chercheurs et de doctorants » et « pénalisera aussi les échanges et les coopérations internationaux, les transferts industriels des résultats de la recherche ». Par ailleurs, la CFDT indique que le dispositif « introduit une limitation des droits pour les personnels des laboratoires concernés, en termes de liberté de travail et de liberté de mouvement ». […] »
Focus : « Deux autres amendements à l’article 18 proposés par la CFDT ont été adoptés :
– Réduire à deux années au lieu de cinq la période durant laquelle ces personnels sont soumis au régime d’autorisation spéciale (30 pour, 19 contre, 16 abstentions) ;
– Ajouter « depuis plus de six ans » à la définition des personnels impactés, « afin de cibler explicitement les chercheurs expérimentés, et d’exclure du champ d’application de l’article 18 les chercheurs invités, les personnels en contrat à durée déterminée, ainsi que les doctorants et postdoctorants qui auraient un contrat de travail qui n’est pas couvert explicitement » (19 pour, 10 contre, 35 abstentions). »
> 10/03/2026 : AEF Info
« Le Cneser continue d’alerter sur la situation budgétaire de l’ESR et demande une actualisation de la LPR », par Caroline Laires Tavares et Clémentine Maligorne, réservé aux abonné·e·s
« Le Cneser a rejeté la répartition des moyens 2026 pour l’ESR, présentée lors d’une séance plénière, le 10 mars 2026. Les chiffres présentés correspondent à la pré-notification des services votés sur la base de la LFI 2025 et non à la répartition issue de la LFI 2026. Le Cneser a adopté deux motions : l’une pour la création d’une commission spécialisée sur l’évolution des moyens et les critères de répartition des crédits, et l’autre pour une « actualisation de la LPR ». Par ailleurs, un rassemblement s’est tenu devant le MESR pour dénoncer « le sous-investissement » des universités.
Une mobilisation devant le MESR
« La répartition du budget présentée ne tient pas compte de ce qui a été voté dans la loi de finances 2026, mais est basée sur la répartition des montants de la loi de finances 2025. C’est une des raisons pour lesquelles nous manifesterons devant le ministère mardi midi », indique Nicolas Holzschuch de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. […]
Un budget 2026 « insuffisant »
La loi de finances 2026 apporte « quelques améliorations par rapport au projet initial » en particulier sur la PSC et la compensation partielle du relèvement du CAS pensions, concède la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques. En revanche, « sur d’autres points, tels que la vie étudiante, la réforme systémique des bourses et l’extension du repas à 1€, nécessaire mais mal anticipée et qui met en péril les Crous, elle rate la cible », regrette le syndicat. […] »
Focus : « Deux motions votées
[…] La deuxième motion, portée par le SNCS-FSU, CFE-CGC, Sup’Recherche-Unsa et la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques notamment, demande « l’actualisation de la LPR » et « dénonce le budget 2026 qui s’écarte encore plus de la trajectoire visant à atteindre 3 % du PIB consacré à la recherche ». « Aucun des budgets votés depuis 2020 ne respecte la trajectoire de la LPR et le budget 2026 discuté ce jour au Cneser acte un retard cumulé de près de 2 Md€ », dénonce la motion. »
PQR > 09/03/2026 : Ouest-France.fr
« Écoles, universités, hôpitaux… Un mouvement de grève annoncé pour ce mardi 10 mars »
>03/03/2026 : Le Café pédagogique
« Rentrée 2026 : l’Ille-et-Vilaine en alerte, les syndicats mobilisés », par Djéhanne Gani.
« […] La CFDT alerte sur la souffrance croissante dans les écoles
De son côté, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques (EFRP) Bretagne tire la sonnette d’alarme sur la situation dans le premier degré, notamment en Ille-et-Vilaine. Réunie en intersyndicale avec cinq autres organisations, elle avait appelé à la grève le 27 janvier. Environ 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat de l’académie de Rennes. Selon le syndicat, l’académie de Rennes figure parmi les moins bien dotées en matière d’encadrement dans le premier degré. Elle se classe 18e sur 23 académies métropolitaines pour le nombre de professeurs pour 100 élèves.
Dans les écoles maternelles et primaires, les enseignants doivent faire face à un nombre croissant d’élèves non accompagnés faute d’AESH. Les classes surchargées accueillent de plus en plus d’élèves présentant des troubles du comportement ou des besoins éducatifs particuliers.
Luc Grimonprez, secrétaire général de la CFDT EFRP Bretagne, dénonce des conditions d’enseignement qui favorisent la multiplication des violences verbales et physiques, mettant en danger les personnels comme les élèves. Le mouvement avait été suivi par environ un enseignant sur cinq dans le premier degré. Les représentants syndicaux estiment que l’État manque à son devoir de protection en laissant les personnels travailler dans des conditions susceptibles d’altérer leur santé physique et mentale. […] »
> 03/03/2026 : AEF Info
[intersyndicale] « Congés maladie ordinaire des enseignants du supérieur : le TA de Nantes donne raison aux syndicats de l’université », AEF Info, réservé aux abonné·e·s
« Le tribunal administratif de Nantes, dans une décision rendue le 24 février 2026, enjoint à Nantes université d’abroger une délibération de 2018 sur le décompte des jours de congé maladie ordinaire des enseignants et enseignants-chercheurs, donnant ainsi raison aux organisations syndicales. Nantes université applique une méthode dite « proportionnelle » de déduction forfaitaire du service annuel d’enseignement pour chaque journée de service non fait, au motif d’un congé de maladie ordinaire. Elle a prévu de changer de méthode à compter de septembre 2026, en se référant aux tableaux de service.
La décision du tribunal administratif de Nantes, en date du 24 février 2026, est « sans équivoque » pour les syndicats de Nantes université : il est enjoint au conseil d’administration de l’université de procéder à l’abrogation d’une délibération de 2018 dans un délai de deux mois. Deux recours avaient été déposés : l’un par une intersyndicale (Sud-Éducation, CGT-Ferc- Sup, Sgen-CFDT, SPASEEN-FO), l’autre par le Snesup, qui avait souhaité se joindre à la procédure, mais dans un recours séparé. […] »
> 03/03/2026 : AEF Info
[CFDT Fonctions Publiques] « Les organisations syndicales de la fonction publique interpellent le gouvernement sur l’égalité femmes-hommes », réservé aux abonné·e·s