En février 2026, la CFDT Éducation... a été citée sur les sujets suivants :
(Retrouvez sous le sommaire, le détail des citations)
Dernière actualisation le 18 mars 2026
SOMMAIRE
| ACTIONS SYNDICALES / INTERSYNDICALES |
| TV / radio | France Info : 01/02/2026 |
| Agence de presse | AEF Info : 13/02/2026 (cf. ci-dessous Rentrée scolaire 2026) |
| Presse/Agence presse | Le Monde avec AFP : 18/02/2026, modifié le 24/02 (Budget ESR) |
| Agence de presse | AEF Info : 23/02/2026 (cf. ci-dessous Formation des enseignants/CPE, Inspé de Toulouse) |
| CALENDRIER SCOLAIRE |
| Presse web | Vous Nous Ils : 09/02 (mis à jour, 11/02) |
| CROUS – Repas à 1 euro |
| Agence de presse | AEF Info : 13/02/2026 |
| Presse web | News Tank : 13/02/2026 |
| Presse | Le Monde : 14/02/2026 |
| DIPLÔME – BNMA |
| Radio | France Culture : 16/02/2026 |
| Agence de presse | AEF Info : 17/02/2026 |
| ÉTABLISSEMENTS PUBLICS EXPÉRIMENTAUX |
| Agence de presse | AEF Info : 10/02/2026 |
| ÉVALUATION DES ÉLÈVES (brevet des collèges) |
| Presse web | Vous Nous Ils : 09/02/2026 |
| EXTRÊMES DROITES |
| Presse quotidienne régionale | La Nouvelle République : 16/02/2026 |
| FORMATION DES ENSEIGNANTS ET DES CPE – Réforme |
| Agence de presse | AEF Info : 09/02/2026 AEF Info : 20/02/2026 (certifications formateurs) AEF Info : 23/02/2026 (Inspé de Toulouse – Intersyndicale) |
| ORIENTATION SCOLAIRE |
| Agence de presse | AFP : 10/02/2026 |
| PROTECTION SOCIALE COMPLÉMENTAIRE |
| Presse web | News Tank : 17/02/2026 |
| RÉFORME – Projet |
| Agence de presse | AEF Info : 06/02/2026 |
| RENTRÉE SCOLAIRE 2026 |
| Agence de presse | AEF Info : 13/02/2026 |
| VIOLENCES à l’arme blanche à l’École |
| Agence de presse | AEF Info : 04/02/2026 |
| TV / Radio | France 5 : 05/02/2026 (interview de Catherine Nave-Bekhti) |
| Presse web | Le Café pédagogique : 05/02/2026 |
ACTIONS SYNDICALES / INTERSYNDICALES
FRANCE INFO – Mayotte
« Grève dans l’Éducation nationale : la CFDT et la CGT appellent aussi à la mobilisation ce mardi à Mayotte », par Alexis Duclos, 1er février 2026
« Comme la FSU-SNUipp, la CFDT Académie de Mayotte et la CGT Éduc’action Mayotte comptent mobiliser pendant la grève de ce mardi 3 février. […]
Du personnel en « précarité administrative »
Concernant la CFDT Académie de Mayotte, si elle s’associe aux revendications de la FSU-SNUipp, elle défend aussi le cas des personnels étrangers en « précarité administrative ». En difficulté pour renouveler leurs titres de séjour ou obtenir des visas de sortie, ils voient aussi la stabilité de leurs contrats de travail et de leurs baux locatifs menacée. Ce syndicat juge d’ailleurs « inadmissible que Mayotte soit le seul territoire français où le contrat de travail (CDD) est asservi à la durée du titre de séjour. Partout ailleurs, c’est la durée du contrat qui détermine celle du titre de séjour ». »
LE MONDE, avec AFP
« Universités : appel à la mobilisation le 10 mars contre le « sous-financement chronique » », 18 février 2026 (réservé aux abonné·e·s)
« L’UNSA, la CFDT, la FSU, la CGT, SUD, et des organisations étudiantes appellent à des rassemblements devant le ministère à Paris et devant les rectorats en région, et à organiser des assemblées générales dans les universités. »
CALENDRIER SCOLAIRE
VOUS NOUS ILS – L’E-MAG DE L’ÉDUCATION
« Raccourcissement des vacances scolaires : « il faudrait faire cours en plein été » dans des locaux inadaptés », par Elsa Doladille, 9 février 2026 (mis à jour le 11/02)
« Pas de raccourcissement des vacances en 2026
[…] Édouard Geffray a affirmé ne pas être « en mesure de changer les rythmes pour la rentrée 2026. Ce que le Président a dit à la suite de la Convention citoyenne, c’est qu’effectivement, on a des vacances d’été qui sont longues, ça a des effets sur les jeunes, a-t-il expliqué. […] les vacances scolaires d’été devraient durer « entre 4 et 6 semaines ». […]
Dans le Sud, « dès le mois d’avril il fait trop chaud »
Sur BFMtv ce 11 février, enseignants et chefs d’établissements pointent du doigt les difficultés concrètes engendrées par cet éventuel raccourcissement des congés d’été. La chaleur en premier lieu, puisque « les locaux scolaires ne sont pas du tout adaptés. Dans certains établissements du Sud, dès le mois d’avril, il fait trop chaud », souligne ainsi la secrétaire générale de la fédération CFDT Éducation, Catherine Nave-Bekhti. « Il arrive même qu’on demande aux familles de garder leurs enfants si elles le peuvent, mais il faudrait faire cours en plein été ? ». […] »
BFMTV.COM
« « Et pour les enseignants, quelle compensation? »: le ministre de l’Éducation évoque des vacances scolaires raccourcies à 4 ou 6 semaines l’été, professeurs et directions désapprouvent », par Céline Hussonois-Alaya, 11 février 2026.
« […] Si le locataire de la rue de Grenelle a indiqué que cette réduction des congés d’été ne concernerait pas 2026, il estime que « c’est une vraie question de 2027 » – échéance de la prochaine élection présidentielle. « On prend le problème à l’envers », s’indigne auprès de BFM Catherine Nave-Bekhti, professeure de sciences économiques et sociales et secrétaire générale de la fédération CFDT Éducation. »Et on le prend par le petit bout de la lorgnette. » […] « Les locaux scolaires ne sont pas du tout adaptés. Dans certains établissements du Sud, dès le mois d’avril, il fait trop chaud », pointe Catherine Nave-Bekhti. « Il arrive même qu’on demande aux familles de garder leurs enfants si elles le peuvent, mais il faudrait faire cours en plein été? » […] « Concrètement, cela signifie augmenter le temps de travail pour les personnels, mais rien n’a été annoncé sur ce point », regrette également Catherine Nave-Bekhti, de la CFDT Éducation. « Sans compter que les vacances d’été sont aussi un temps de travail pour les enseignants. Il ne faut pas croire qu’ils passent deux mois au bord de la piscine. » […] Parmi les arguments d’Édouard Geffray : pour les élèves des réseaux d’éducation prioritaire (Rep), les deux mois de vacances d’été représenteraient « un mois de perte d’apprentissage » assure-t-il. Comme si au mois de juin, ils avaient le niveau du mois de mai, détaille-t-il. Un raccourci simpliste, estime Jérôme Fournier, qui considère que les enjeux des Rep se trouvent aussi en dehors du temps scolaire. Un point de vue que partage Catherine Nave-Bekhti. « Quelle politique de la jeunesse, quel accompagnement éducatif en dehors du temps scolaire est proposé à ces enfants? L’enjeu, c’est aussi d’enrichir les différents temps. Et pour cela, il faut un budget. » »
CROUS – Repas à 1 €
AEF INFO
« Repas à 1 euro : 50 M€ sont prévus en 2026 pour financer la compensation du prix et des emplois dans les restos U », par Clémentine Maligorne, 13 février 2026, réservé aux abonné.e.s
« « La priorité immédiate, ce sont les emplois » (CFDT)
« L’alerte a été entendue », réagit Christophe Bonnet, secrétaire national de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, auprès d’AEF info. « Nous avions chiffré à 56 millions d’euros les besoins, on n’en est pas très loin. Le ministère insiste sur la nécessité de préserver les conditions de travail des agents, ce que nous partageons entièrement, sachant que les conditions de travail des agents des Crous sont déjà très dégradées, les sous-effectifs sont partout. » Maintenant, « la priorité immédiate, ce sont les emplois, qu’ils soient nombreux et suffisants, publiés très rapidement, pour pouvoir démarrer en mai », insiste-t-il. La CFDT estime que « 500 postes supplémentaires » seraient nécessaires. « Des études et des audits sont indispensables et permettront d’avoir une image plus fine des hausses prévisibles d’activité ». « Mais ce travail n’est pas préalable au déploiement d’emplois. C’est l’urgence », insiste-t-il. Dans un second temps, « un plan d’investissement sera nécessaire pour augmenter les capacités pour 2027, pour monter en charge. Car il ne suffit pas d’avoir des cuisiniers, il faut aussi avoir des cuisines ». Il ajoute qu’il faudra aussi penser aux approvisionnements, aux équipements (chambres froides pour stocker les repas) qui nécessiteront aussi des dépenses d’équipements ». »
NEWS TANK
« Généralisation du repas à 1 € : inquiétude de syndicats sur les moyens humains et organisationnels », 13/02/2026, réservé aux abonné.e.s
« « La généralisation du repas étudiant à 1 € n’est pas une simple mesure tarifaire : c’est un défi majeur, humain, organisationnel et budgétaire », réagit la CFDT (Confédération française démocratique du travail) Éducation Formation Recherche Publiques, après l’annonce par le ministère de l’ ESR (Enseignement supérieur et recherche) et de l’Espace, le 12/02/2026, d’un investissement de 50 M€ en 2026 afin d’accompagner ce dispositif. Cette mesure pose « des enjeux majeurs d’organisation, d’emplois et de conditions de travail ». La CFDT « revendique 500 emplois supplémentaires dès mai 2026 ». […]
Des besoins estimés à 56,2 M€ minimum (CFDT Éducation Formation Recherche Publiques)
Pour la mise en œuvre du repas étudiant à 1 € sur la période mai-décembre 2026, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques estime les besoins à 56,2 M€ minimum (35,2 M€ pour la compensation tarifaire ; 9 M€ pour 300 équivalents temps plein annuel travaillés indispensables sur huit mois ; 12 M€ minimum pour les investissements nécessaires). Face aux 50 M€ annoncés par le ministère le 12/02, l’organisation considère que « l’on s’en rapproche, mais [qu’]il manque encore des moyens humains clairs et sécurisés ». « Sans emplois supplémentaires, le dispositif ne tiendra pas », selon la CFDT. « Aujourd’hui, ouvrir une nouvelle structure signifie dégarnir une autre. La pression en cuisine, à la plonge, au service et au nettoyage est déjà à un niveau critique. Le repas étudiant à 1 € ne doit pas devenir un facteur d’épuisement professionnel, un accélérateur de précarité, un risque pour la qualité du service public. » »
LE MONDE
« La généralisation des repas à 1 euro, un défi pour les Crous », par Soazig Le Nevé, 14 février 2026, réservé aux abonné.e.s
« « Pression en cuisine »
[…] Pour le syndicat CFDT, qui revendique dans un communiqué d’être à l’origine de la rallonge de 20 millions d’euros annoncée par le ministre, « sans emplois supplémentaires, le dispositif ne tiendra pas ». L’organisation réclame 500 emplois de plus dès le mois de mai. » La pression en cuisine, à la plonge, au service et au nettoyage est déjà à un niveau critique , souligne-t-elle. Le repas étudiant à 1 euro ne doit pas devenir un facteur d’épuisement professionnel, un accélérateur de précarité, un risque pour la qualité du service public. » »
DIPLÔME – BNMA
FRANCE CULTURE
Le brevet national des métiers d’art (BNMA), quel est l’enjeu de ce nouveau diplôme ? Pour la CFDT, Sylvie Perron,
secrétaire nationale, répond au micro de Mathilde Deparois, Journal de 6 h 30, 16 février 2026
AEF INFO
« Lycée professionnel : le brevet national des métiers d’art en trois ans est créé, contre l’avis de syndicats », par Antonin Gouze, 17 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« Créer « un parcours simplifié et plus attractif pour les élèves » pour faire face à une « pénurie de main-d’oeuvre qualifiée » dans les métiers d’art, c’est l’objectif du brevet national des métiers d’art (BNMA), dont la création est annoncée par le ministère de l’Éducation nationale le 14 février 2026, et officialisée au JO le même jour. Ce nouveau diplôme, d’une durée de trois ans, sera lancé dès la rentrée 2026, et cohabitera avec le parcours actuel en quatre ans. Des organisations syndicales sont opposées à ce diplôme, qui risque « d’affaiblir la qualification » des élèves.
[…]
un risque « d’affaiblir la qualification » selon les syndicats
Dès le 4 février, une large intersyndicale (FSU, CGT Educ’action, CFDT-EFRP, SE-Unsa, Snalc, SUD, CNT) a lancé une pétition pour réclamer le retrait de la réforme du BMA. Les organisations dénoncent notamment le risque « d’affaiblir la qualification » des élèves « en réduisant le temps de formation », et craignent que la création du BNMA entraîne la disparition des CAP des métiers d’arts et des suppressions de postes.
[…] Sur France culture, le 16 février 2026, Sylvie Perron, secrétaire nationale de la CFDT-EFRP, craint quant à elle que ce diplôme ne sélectionne « que des bons élèves, alors que l’on pouvait prendre des élèves fragiles en CAP ». Elle pointe aussi le « flou des critères d’admission et des lieux d’implantation » des nouveaux BNMA. […] »
ÉTABLISSEMENTS PUBLICS EXPÉRIMENTAUX (EPE)
NEWS TANK
« Mission Korolitski sur les EPE : les retours des syndicats aux 23 mesures », réservé aux abonné.e.s
« Les organisations syndicales CFDT (Confédération française démocratique du travail) Éducation Formation et Recherche Publiques et le SNPTES-Unsa estiment nécessaire la prolongation de trois ans du dispositif des établissements expérimentaux, proposée par la mission de dialogue sur les EPE (Établissement public expérimental) menée par Jean-Pierre Korolitski , mais refusent la création de nouveaux EPE sur cette période, selon leurs avis transmis à News Tank.
Les syndicats devaient rendre leur avis au rapporteur dans le cadre d’un nouveau cycle de concertation depuis fin 2025 après que la mission a dégagé 23 mesures, comme indiquait News Tank, le 22/01.
[…] Sur la proposition de la mission de créer un modèle d’université de technologie, CFDT EFRP (Éducation formation recherche publiques) juge la mesure « inutile et dangereuse », estimant qu’elle déstabiliserait les regroupements existants.
[…] Sur la possibilité donnée aux universités de statut standard d’intégrer comme établissement-composante des grandes écoles publiques, la CFDT EFRP y voit des « chimères institutionnelles » génératrices d’inégalités et d’instabilité […]
Un modèle jugé instable et insuffisamment protecteur
[…] La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques refuse toute modification par simple amendement et réclame une loi spécifique avec une étude d’impact, une réelle consultation des partenaires sociaux et un avis du conseil d’État. Si elle reconnaît qu’une intégration des EPE dans le droit commun sera dans certains cas inévitable, elle insiste sur la nécessité de stabilité institutionnelle « afin d’éviter l’épuisement des personnels ».
Sur les garanties statutaires et la mobilité des personnels (mesure n° 3) […] La CFDT EFRP réaffirme la nécessité d’un encadrement législatif clair.
La mesure visant à renforcer l’information sur les EPE (mesure n° 4) […] Le SNPTES se montre favorable à toute amélioration du dialogue social, tandis que la CFDT EFRP estime que l’information arrive trop tard et que l’opposition syndicale tient avant tout aux objectifs poursuivis, au sous-financement chronique et à l’accumulation des réformes.
Une concertation interministérielle et des financements contestés
Sur la création d’un groupe de travail interministériel permanent (mesure n° 7), […] La CFDT EFRP considère que les difficultés sont d’abord politiques et budgétaires, et non administratives.
Sur le programme de type France 2030 (mesure n° 8), […] La CFDT EFRP rejette une réforme du service public par appels à projets et mise en concurrence […]
Une centralisation de la recherche et de la formation questionnée
Sur le pilotage de la recherche au niveau des EPE (mesure n° 9), […] La CFDT EFRP y voit l’aveu de l’échec de l’ordonnance de 2018 et rappelle que le problème central demeure l’insuffisance des moyens humains et doctoraux.
Quant aux nouveaux programmes et innovations pédagogiques (mesure n° 10), […] La CFDT EFRP critique une recentralisation imposée et le risque d’une intensification du travail sans financements durables.
Concernant l’ accréditation globale (mesure n° 11), […] La CFDT EFRP pointe des objectifs flous et le risque d’un système de diplômes à plusieurs vitesses.
L’ évaluation des enseignements par les étudiants (mesure n° 12) […] La CFDT EFRP évoque une « fausse bonne idée » […]
Gouvernance, privé et régulation
Sur l’ innovation institutionnelle (mesure n° 13), […] La CFDT EFRP y voit une source d’instabilité permanente.
La pérennité des établissements-composantes (mesure n° 14) […] la CFDT EFRP dénonce des structures déséquilibrées et instables.
Sur la place du privé (mesure n° 15), les syndicats refusent l’hybridation public-privé, ainsi que le privé lucratif et acceptent uniquement de coopérations très encadrées avec des établissements d’intérêt général.
La cohérence des actes réglementaires (mesure n° 16) fait consensus sur le principe, mais pas sur le cadre des EPE, jugé illisible et complexe. […] la CFDT EFRP doute de la faisabilité dans un système fragmenté.
Enfin, sur la généralisation des Comp à 100 % (mesure n° 17) […] la CFDT EFRP reste très réservée, dans la continuité de ses critiques du pilotage par objectifs.
Performance, concertation et évaluation
Concernant les plans d’actions transversaux destinés à « créer du commun » (mesure n° 18), […] la CFDT alerte sur un risque d’épuisement des personnels. […]
S’agissant du dialogue social transversal (mesure n° 19), […] La CFDT met toutefois en garde contre un empilement d’instances susceptible de surcharger les représentants du personnel […]
Pour les plans d’actions co-produits avec les étudiants en matière de vie étudiante (mesure n° 20), […] La CFDT souligne l’incohérence d’un dispositif qui peine à créer un réel sentiment d’appartenance dans des structures encore éclatées.
À propos de l’ intégration du dialogue social dans l’évaluation de sortie (mesure n° 21), […] la CFDT doute de l’efficacité du dispositif sans indicateurs qualitatifs solides.
Sur l’ amélioration des procédures de sortie de l’expérimentation (mesure n° 22), tous réclament un véritable bilan avant pérennisation. […] la CFDT s’interroge sur la portée de l’évaluation dès lors qu’elle ne peut se baser sur des objectifs définis à l’avance.
Enfin, sur la proposition d’un débat national et d’une étude du Conseil d’État (mesure n° 23), […] La CFDT doute de sa portée réelle sans cap politique clair […]. »
ÉVALUATION DES ÉLÈVES
VOUS NOUS ILS – L’E MAG DE L’ÉDUCATION
« Les notes au brevet, un bon indicateur des difficultés scolaires ? », par Dorothée Blancheton, 9 février 2026.
« Un changement de méthode mal vu
[…] Laurent Kaufmann, secrétaire fédéral du Sgen-CFDT et chef d’établissement, a l’impression que le ministre a parlé un peu tôt des 800 collèges. « Le budget n’était pas voté et ce qui commence à ressortir des DHG c’est qu’il n’y a rien, il n’y a pas de moyens. À la CFDT, nous sommes plutôt favorables à l’autonomie des académies mais elle est de plus en plus fléchée. Je crains que tout ça n’accouche d’une souris », confiait-il lors de la conférence. Avant d’ajouter que ce « mille-feuilles qui s’ajoute à l’Éducation prioritaire est très inquiétant ». »
FORMATION DES ENSEIGNANTS ET DES CPE
AEF INFO
« Formation des enseignants : à un mois des concours, la cartographie des M2E n’est toujours pas dévoilée », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, 9 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« Le besoin de sécuriser sur l’ouverture des formations
[…] l’absence d’une cartographie sécurisée, à un mois des premières épreuves d’admissibilité des concours de recrutement externe (le Capeps les 3 et 4 mars 2026), suscite la colère des organisations syndicales. « Les informations qu’on nous présente sont fondées sur les propositions des établissements. Ce n’est ni la garantie d’ouvrir une formation, ni un engagement sur le nombre de places qui seront réellement ouvertes », dénonce Carine Royer, secrétaire fédérale à la CFDT-EFRP, qui déplore encore une fois le « calendrier catastrophique » de cette réforme.
Le calendrier compliqué de Mon Master
[…] Si toutes les dates de diffusion des résultats des concours ne sont pas encore connues, celles qui le sont se situent durant la période de la phase complémentaire de Mon Master (19 juin au 19 juillet), au risque que des candidats aient entre-temps trouvés un autre master dans lequel ils seraient admis. « Et est-ce qu’on aura vraiment, avant le 7 juillet [date de fin des examens de dossier par les universités], le résultat de toutes les affectations des lauréats, dont le fait de savoir si l’étudiant est admis en M1 ou directement en M2 ? Sincèrement, j’ai des doutes », s’inquiète Carine Royer (CFDT-EFRP). […] »
AEF INFO
« Formation des enseignants : les certifications des formateurs pourraient évoluer, avec la création d’une 3e filière », par Emmanuel Fontaine et Camille Mordelet, 20 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« La création d’une 3e filière de certification des formateurs, dédiée à l’ingénierie de formation, est envisagée par le MEN et le MESRE dans le cadre de la réforme de la FDE, a appris AEF info à la suite d’une réunion d’un groupe de travail le 18 février 2026. Ils prévoient aussi des évolutions pour l’organisation et l’obtention des certificats des formateurs, afin de les rendre plus attractifs. Mais pour plusieurs syndicats, l’objectif est juste de « donner des certifications » sans « vraiment former » les personnels, pour atteindre la cible de 50 % de formateurs issus du terrain.
[…]
Une « opposition unanime de toutes les organisations syndicales »
[…] Pourquoi cet empressement du ministère à rapidement recruter ? D’après Christine Barralis (CFDT EFRP), l’explication se trouve dans la démographie enseignante : environ 330 000 vont partir à la retraite d’ici 2030, ce qui va entraîner un renouvellement important de la profession et donc accentuer « le besoin d’accompagnement des nouveaux entrants dans le métier enseignant mais aussi les équipes pédagogiques qui les forment ». Le besoin vient aussi de la place de plus en plus importante des stages dans la formation, qu’il faut encadrer et tutorer. « Mais la réponse de la tutelle est mauvaise : elle est purement numérique et ne pose pas la question de la qualité des formations ».
[…]
L’ajout d’une nouvelle certification « semble inutile » (CFDT EFRP)
[…] Pour Christine Barralis, l’ajout d’une nouvelle certification « semble inutile ». Comme les autres organisations syndicales, elle estime que cela rendrait le paysage encore moins lisible et qu’elle doublonnerait avec le master Meef mention PIF, le seul qui va subsister après la mise en place des M2E. « Le ministère nous dit que certaines personnes ne veulent pas passer un master. Mais nous proposons que la certification soit l’équivalent de l’un des blocs de compétence du master PIF. Cela constituerait une meilleure reconnaissance des formateurs en leur permettant de valider un bloc de compétences reconnu par le RNCP, qu’ils pourraient faire valoir sur le marché du travail, mais aussi de valider des ECTS, ce qui pourrait même les rapprocher d’une validation du PIF grâce à la VAE », explique-t-elle. Pour la représentante syndicale, le choix du ministère s’apparente à « créer une nouvelle certification qui serait à la main de la Dgesco, et uniquement reconnue par l’Éducation nationale », avec « des réponses qui restent floues quand on leur demande quel serait le contenu de la formation ». […] »
AEF INFO
« Formation des enseignants : les personnels de l’Inspé de Toulouse bloquent les travaux sur les maquettes LPE et M2E », par Coline Daclin, 23 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« Les personnels de l’Inspé réunis en intersyndicale ont annoncé mercredi 18 février 2026 qu’ils bloquent les travaux avec le rectorat sur les maquettes des nouveaux diplômes de LPE et M2E, prévues dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Ils s’opposent au projet d’appliquer dès la rentrée 2026 le quota de 50 % de personnels de terrain pour former les enseignants et demandent un moratoire pour permettre d’appliquer le quota progressivement, sur plusieurs années. L’intersyndicale pointe des risques pour la qualité de formation et au niveau des ressources humaines.
Les travaux d’élaboration des maquettes des futurs LPE et M2E, prévues dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, sont en pause à Toulouse. Alors que les personnels de l’Inspé étaient réunis mercredi 18 février 2026 pour se pencher sur le sujet, ils ont appris que le rectorat souhaitait appliquer dès la rentrée 2026 le quota de 50 % de personnels du premier et second degré pour enseigner dans ces formations […], alors qu’ils s’attendaient à une programmation sur plusieurs années.
« Nous avions ce quota de 50 % en cible sur trois ans au moins, le temps que la licence monte en charge », explique à AEF info Franck Martin, maître de conférences en sciences de l’éducation et de la formation à l’Inspé Toulouse, qui s’exprime au nom de l’intersyndicale CFDT, SNPTES, Unsa, Snesup. Les travaux devaient initialement être rendus au rectorat avant le 12 mars.
ORIENTATION SCOLAIRE
AFP
« Orientation post-bac: pour certains élèves, l’IA comme conseillère d’orientation », par Gabriel Garouste, 10 février 2026
« L’IA, « réflexe naturel »
[…] « Quand on sait qu’il n’y a qu’un psychologue de l’Éducation nationale pour 1 000 élèves dans le second degré, par défaut, aller voir l’IA, ça devient un réflexe naturel », estime le cofondateur de SupTracker […] Le problème n’est pas tant un manque de personnel qu’un manque de visibilité du métier, estime Élodie Girardet, directrice du Centre d’Information et d’Orientation (CIO) de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) et syndicaliste à la CFDT. » Depuis 2017, on a perdu notre titre de conseiller d’orientation psychologue (COP) pour celui de psychologue de l’Éducation nationale (psy-EN). Les élèves ne nous associent plus à l’orientation ». […] »
RÉFORME (projet pour le 1er degré)
AEF INFO
Académie de Lyon, « Les syndicats du Rhône vivement opposés au projet de réforme du remplacement dans le 1er degré », Brèves en académies, 6 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« […] Les syndicats jugent ce projet « inacceptable », en ce sens qu’il « aggraverait les conditions de travail des remplaçants et n’améliorerait en rien la situation du remplacement dans le département ». Ils estiment que l’amélioration du remplacement passe par la création de postes de remplaçants, tout comme la CFDT-ÉFRP. Ils s’opposent à la disparition des brigades REP+ : « En éducation prioritaire renforcée, il est indispensable de faire partie de l’équipe pédagogique du réseau. Ainsi les remplaçants connaissent les élèves, les projets d’école et les pratiques pédagogiques. Sans compter que des remplaçants dédiés sont la seule façon de sanctuariser la mise en œuvre des 18 demi-journées de pondération. Et l’on sait que cette obligation a déjà du mal à être respectée et sécurisée par les DSDEN actuellement », écrit la CFDT. »
RENTRÉE SCOLAIRE 2026 (intersyndicales)
AEF INFO
« Rentrée 2026 : face aux postes supprimés, des mobilisations syndicales s’organisent dans plusieurs académies », par Cyril Duchamp, Emmanuel Fontaine, Sylvain Marcelli, 13 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« L’annonce, il y a 10 jours par le MEN, de la suppression de 3 256 postes dans les 1er et le 2nd degré public pour la rentrée 2026, et leur répartition par académie, provoque la colère des sections locales des organisations syndicales.
Île-de-France : une Mobilisation intersyndicale organisée le 17 février
Dans la région Île-de-France, une intersyndicale s’est constituée entre les académies de Paris, Créteil et Versailles (qui enregistrent respectivement une baisse de 83, 116 et 143 postes dans le 1er degré) pour appeler les personnels de l’éducation « à faire grève et à manifester » à Paris mardi 17 février 2026. […]
À Lille, la dénonciation d’une « dégradation » des conditions d’enseignement
[…] Une large intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, CFDT, Sud, Unsa, Snalc et FO) annonce une « dégradation » des conditions d’enseignement et souligne que la baisse démographique devrait être vue comme une « opportunité » pour relever le taux d’encadrement dans les classes. […]
Un rassemblement contre « les conditions insupportables de la rentrée 2026 » en Normandie
Un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes a eu lieu mercredi 11 février 2026 devant le rectorat, à Caen, et un autre à Rouen. Une intersyndicale FSU, Fnec-FP-FO, Se-Unsa, CGT Educ’action, SUD-Éducation, CFDT et Snalc appelait à la mobilisation. […]
À Toulouse, une « reprise de moyens » pas vue « depuis de très nombreuses années »
À Toulouse, un « premier » rassemblement pour lutter contre « l’austérité dans l’éducation » a été organisé par une intersyndicale (FSU, Fnec-FP-FO, Se-Unsa, CGT Educ’action, SUD-Éducation, CFDT et Snalc) le 4 février 2026 devant le rectorat, afin de « dénoncer les conditions de préparation de la rentrée et exiger la création de tous les postes nécessaires dans toutes les catégories de personnels ». »
VIOLENCES à l’arme blanche à l’École
AEF INFO
« Attaque au couteau à Sanary-sur-Mer : l’élève avait prémédité l’agression (parquet) », par Antonin Gouze, 4 février 2026, réservé aux abonné·e·s
« Des syndicats insistent sur l’attention portée à la santé mentale des élèves
[…] La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques demande elle aussi qu’une « politique publique en matière de santé mentale des jeunes soit réellement déployée ». « Condition indispensable », estime-t-elle, « pour éviter que de tels drames ne se reproduisent ». »
FRANCE 5
Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, était l’invitée de « C dans l’air », interviewée par Caroline Roux, 5 février 2026.
LE CAFÉ PÉDAGOGIQUE
« Sanary-sur-Mer : les syndicats demandent des moyens pour la santé mentale des jeunes », 5 février 2026.
« La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques indique que « l’heure est aux soins pour que la vie de notre collègue ne soit plus en danger, à l’enquête conduite par les autorités compétentes pour établir les faits, au soutien à la communauté éducative avec la présence dans le collège d’une équipe qui prend en charge les élèves et les personnels ». Le syndicat continue de demander qu’une politique publique en matière de santé mentale des jeunes soit réellement déployée. « C’est une condition indispensable pour éviter que de tels drames ne se reproduisent ». »
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