Réunis en plénière de la formation spécialisée santé et sécurité au travail du ministère de l'Education Nationale, les représentants des organisations syndicales, dont la CFDT, ont quitté la séance faute d'un bilan sérieux et chiffré des épisodes de canicule et l'absence de réponses à nos demandes.
La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et les organisations représentatives avaient demandé la réunion de la F3SCT ministérielle en urgence sur les canicules dès le mois de juin.
Nous souhaitions alerter en urgence sur les situations des collègues, mais le ministère a refusé et a convoqué cette réunion seulement ce mercredi 9 septembre. L’administration devait prendre le temps de produire un bilan pour alimenter les échanges.
Canicules, évènements climatique : ce que demande la CFDT
Protéger la santé des personnels et des élèves, préparer les établissements
Les épisodes de canicules de mai et juin ont violemment impacté le fonctionnement des établissements et l’organisation des examens. La CFDT a alerté le ministère en urgence et fait part de ses propositions.
Comme ces dernières années en septembre, une nouvelle vague de chaleur suivi d’orages dévastateurs ont frappé et frappent encore ces derniers jours de nombreux départements. Certains collègues et élèves subissent ces évènements extrêmes sur le temps scolaire depuis près de 50 jours.
Les évènements de cet été confirment que nous avons passé un cap face à la multiplication des évènements climatiques extrêmes.
Notre fédération adresse tout son soutien aux collègues et aux familles qui ont vu leurs établissements touchés par les incendies.
La CFDT remercie les agents des services de l’état et des collectivités qui ont préparé la rentrée scolaires dans ces zones.
Après les canicules, ce seront les tempêtes, inondations, vagues de froid et cyclones qui frapperont l’hexagone et les territoires d’outre-mer. Avant le retour de nouvelles vagues de chaleurs à partir du printemps prochain. Des situations prévisible annoncées par les scientifiques qui n’ont pas été écoutés par nos responsables politiques.
Ce sont bien les questions d’accélération, de multiplication et de répétition de ces évènements qui doivent nous amener à repenser les fonctionnements de nos établissements.
La CFDT n’acceptera pas la même inertie que pour l’amiante.
Collectivités et autorités académiques doivent agir ensemble et non se renvoyer la balle au détriment de la santé des personnels et des élèves.
La CFDT demande la création d’un groupe de travail visant à élaborer un plan de gestion des établissements scolaires et des services, et de protection des personnels et des élèves face aux évènements climatiques extrêmes (vagues de chaleur, mais aussi tempête, inondations, vagues de froid, etc..) doté des financements nécessaires.
Un ministère qui n’est pas la hauteur : les organisations quittent la séance
Le ministère ne semble pas avoir pris au sérieux cette problématique comme le montre cette réunion.
Nous avons reçu un vague document de bilan la veille. Il ne contenait aucun indicateurs sérieux quantitatifs ou qualitatifs (nombre et contenus des fiches SST, nombre de déclaration d’accident du travail lié à la chaleur, nombre de DGI déposés, etc..). Le ministère voulait simplement nous présenter les quelques ajouts et modifications au plan ministériel !
La CFDT demande à être associer à un travail de fond qui réponde véritablement aux enjeux de la situation.
La CFDT dénonce l’inertie du ministère face aux encadrants et chefs de service qui n’appliquent ou ne respectent pas les recommandations du plan ministériel.
Par exemple le plan prévoit (page 15 ) : « Dans le 1er degré, tout au long de l’année scolaire et avant chaque période de veille saisonnière, les inspecteurs de l’éducation nationale (IEN) évaluent, avec la municipalité d’implantation et, le cas échéant, la collectivité territoriale, propriétaire des locaux scolaires, l’exposition de chaque école aux vagues de chaleur passées et identifient les aménagements possibles et, le cas échéant, les solutions de relocalisation d’enseignement dans d’autres sites communaux, sous réserve des capacités communales. » Une instruction encore bien mal appliquée !
Pas de réponse non plus sur l’annonce de la suppression de 40 des 60 millions d’euros prévus début juillet pour une première rénovation en urgence des bâtis scolaires les plus vulnérables. Inacceptable !!!
Les représentants des organisations syndicales ont donc décidé de quitter la séance et de publier un communiqué intersyndical pour expliquer cette décision.
