L’adaptation climatique sous toutes ses formes à la Réunion

Interview de Jonathan Selambarom, secrétaire général de la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques de la Réunion (version complète de l'extrait publié dans notre revue de juillet 2026).

Une longue interview qu’on peut lire à sa façon !

L’interview aborde de nombreuses questions : on peut la lire de manière linéaire ou aller directement vers le sujet choisi :

adaptation climatique

Évidemment, les différentes parties sont interdépendantes… Bonne lecture !

Quels sont les enjeux climatiques à la Réunion ?

Nous sommes dans l’hémisphère sud. On a des bâtis pensés sur le modèle hexagonal en béton. Ce n’est pas un bâti adapté pour notre climat tropical. Le réchauffement climatique met à rude épreuve les conditions d’exercice des personnels. La problématique principale, c’est la chaleur et cela fait plus de 10 ans qu’on se mobilise à ce sujet.

On est assujetti très régulièrement à des cyclones, des tempêtes tropicales, dont le dernier en date était Garance qui a fait beaucoup de dégâts en février 2025. Pendant plus de 10 jours, l’île a été paralysée et jusqu’à aujourd’hui on en subit encore les effets. Un peu comme ce qu’ont vécu nos collègues mahorais lors du passage du cyclone Chido en décembre 2024.

La Réunion a des micro-climats et en ce moment, la question de l’eau, de la sécheresse est présente, parce qu’on est en hiver austral.

Comme l’année dernière, où, dans une localité comme Saint-André, les écoles n’avaient pas d’eau. Donc pas de sanitaires. Les élèves étaient en cours par des températures de plus de 35 degrés et 80 % d’humidité. Même pas une bouteille d’eau prévue par la municipalité ! Il fallait que ce soient les parents qui prévoient, et les activités pédagogiques continuaient, il n’y avait aucune adaptation.

Les problématiques sont donc multiples : chaleur, cyclones, sécheresse…

On peut aussi avoir des températures proches de zéro dans des établissements en altitude, mais toujours avec 80% d’humidité. Sans chauffage, c’est compliqué.

Le problème aujourd’hui, c’est de penser notre développement structurel au regard de nos spécificités : climat, cyclones, sécheresse, gestion de l’eau… on fait appel à des chercheurs pour s’intéresser à des horizons plus larges. On avait demandé des protocoles et des plans de mise en place rapide pour protéger les personnels et les enfants et une projection sur les 15/20 prochaines années pour ne plus avoir à répondre dans l’urgence.

On veut que ce soit prévu, pas subir sans préparation comme cela s’est passé avec le cyclone Garance. L’île a été complètement coupée, tant au niveau télécommunications qu’au niveau énergétique et aérien pendant 10 jours. Et jusqu’à aujourd’hui, en juin 2026, il y a encore des foyers dont les télécommunications n’ont pas été rétablies. Les niveaux de développement sont très différents selon les localités. > retour au début

Quel est le rôle du syndicat en situation de crise ?

Je vais prendre un exemple tout récent. Ce n’est pas un sujet climatique mais géologique. La coulée de lave qui a commencé en décembre 2025 et qui s’est arrêtée il y a peu de temps. Elle a coupé l’unique route qui reliait l’Est de l’île et le Sud-Est.

Les collègues qui habitaient à 20 km de leur école et devaient aller au Sud-Est, devaient désormais faire 6h de route, ils ne pouvaient plus passer.

On a alerté les autorités académiques afin qu’elles trouvent des solutions, notamment d’hébergement. On a aussi cherché des permutations entre collègues ou avec des contractuels ou des remplaçants afin que les collègues puissent continuer à travailler sans subir toute cette route.

Pour Garance, ayant des mandats auprès de la préfecture à la Srias (Section régionale interministérielle d’action sociale), on a pu travailler avec les cellules d’urgence pour que les collègues qui ne pouvaient plus circuler puissent avoir des modalités de travail en continuité pédagogique, notamment en pouvant rester chez eux comme on l’avait fait pendant le Covid. Ou sinon, on a demandé que les CAS (Comité d’action sociale), dans lesquels nous siégeons, accordent des aides d’urgence aux collègues les plus nécessiteux. Beaucoup de collègues avaient perdu leur voiture ou une partie de leur maison.

Donc on travaille avec le CAS pour que les collègues aient des prêts d’urgence, au moins pour se loger.

On a travaillé aussi avec les instances préfectorales afin de débloquer des fonds d’urgence pour que les collègues puissent reprendre leur travail le plus vite possible dans de bonnes conditions, ou parfois pour qu’ils puissent rénover leur propre habitation. On a des collègues qui ont perdu leur toit et qui jusqu’à ce jour, sont toujours en travaux.

Pour Chido, on est aussi intervenu. On était en contact direct avec nos collègues du syndicat de Mayotte, notamment leur secrétaire général, et ils nous ont indiqué que tout était dévasté. Il y avait notamment des besoins d’évacuation sanitaire. On a interpelé le préfet et les maires de grandes villes, notamment de Saint-Denis, pour travailler sur les situations de crise.

En tant qu’élus de la Srias et à la commission logement, on a mis en place un pont aérien pour des personnels qui nous faisaient état de situations dramatiques à Mayotte.

On a ainsi pu les identifier et les transmettre à la cellule de crise permanente. On a ainsi pu faciliter le rapatriement d’une trentaine de personnes vers la Réunion, puis vers la métropole, afin qu’elles puissent être soignées et retrouver leur famille. C’étaient souvent des collègues qui n’avaient pas leur famille à ce moment-là, parce que c’était les vacances scolaires. > retour au début

Comment avez-vous abordé les enjeux climatique ?

Un des sujets qui mobilise le syndicat depuis bien longtemps, c’est celui du calendrier scolaire. Il revient tous les trois ans au moment de son vote en Conseil de l’éducation nationale. Il est vu au CSA. Le dernier calendrier était calqué sur celui de la métropole. Nous travaillions le plus pendant les périodes les plus chaudes et étions en vacances pendant les plus fraîches.

Nous revendiquons un « calendrier climatique », basé sur l’année civile.

Les périodes chaudes, pour nous, c’est décembre-janvier-février, et donc on souhaiterait commencer en février et terminer l’année en décembre. Nous ne parvenons pas à l’obtenir à cause de la Constitution qui interdit ce type d’adaptation à la seule Réunion. C’est pour cela que le rectorat le refuse depuis plusieurs années. On a fait des propositions en intersyndicale au rectorat. En amont, on a pris le parti de rencontrer les fédérations de parents d’élèves, la FCPE, la PEEP et l’UNAP, pour échanger sur des pistes, à court, moyen et long terme. À court terme, on a demandé que tous les protocoles d’action, en cas de fortes chaleurs, ou de sécheresse, ou de temps froid… dans les zones où il n’y aurait pas d’équipements adaptés, prévoient des interventions du rectorat et des maires afin d’adapter la pédagogie. Y compris des fermetures d’établissement, sans que cela doive passer par le préfet, avec les délais que cela implique.

On a demandé que ce protocole d’action soit adossé à Météo France.

Nous n’avons pas les mêmes alertes que dans l’hexagone, par exemple pas d’alerte canicule à la Réunion. Il fait chaud, 34 degrés, mais ce n’est pas grave, il n’y a pas d’alerte ! On demande que Météo France nous mette des seuils d’alerte qui puissent orienter les pouvoirs publics sur les prises de décision, avec des protocoles d’action immédiats.

On a demandé des groupes de travail sur le moyen terme, qui regroupent toutes les parties prenantes : pluri-professionnels, avec l’État, les politiques, les syndicats et les usagers.

On a obtenu plusieurs groupes de travail, notamment sur les rythmes, sur les périodes de travail en ambiance chaude et humide (« tropicale »)… Comment repenser le bâti scolaire, construction ou rénovation, avec les différentes collectivités territoriales. Un dernier groupe travaille avec Météo France et la préfecture sur les prévisions d’évolution du climat sur 15 à 25 ans et sur des pistes d’action.

Tous ces groupes de travail ont été mis en place. Météo France nous a présenté une projection d’augmentation de la température de 1,5 degrés avec une préconisation pour la région, le département et les intercommunalités, non pas de rénovation du bâti mais de reconstruction.

La rénovation coûte trop cher. La construction permettra d’utiliser des matériaux nouveaux, moins consommateurs d’énergie et mieux au niveau climatique, et qui permettrait de garder les salles de classes autour de 22 à 24 degrés toute l’année, quelle que soit la zone climatique.

Il y a 3 nouveaux lycées qui vont ouvrir en 2027 et qui suivent ces préconisations. Un collège aussi, à mi-hauteur de l’île, a été construit en 2 ans en suivant des normes bioclimatiques, c’est-à-dire sans chauffage ni climatisation, et qui reste à 22 degrés toute l’année.

Le dernier point, c’était la demande d’adaptation du calendrier. Faute de réponse immédiate, on a demandé que les périodes chaudes soient moins travaillées. Cela a été accordé par l’académie, donc, du coup à partir de la prochaine rentrée, on arrêtera le 17 décembre et on ne reprendra que le 1er février. C’est une petite victoire parce que décembre, janvier et début février, c’est la période où on constate le plus grand nombre de cyclones. Au cours des 3-4 dernières années, on a eu une dizaine de cyclones, dont une dizaine de journées de classe perdues. Météo France a appuyé notre demande.

On expérimente donc un calendrier, qui n’est pas l’idéal pour nous dans le meilleur des mondes, mais qui optimise davantage les périodes moins chaudes entre mars et juin, et réduit les périodes chaudes entre décembre et février.

Cela va nous permettre de voir comment vont évoluer les choses puisque progressivement les périodes chaudes et froides vont se rapprocher, d’après les projections de Météo France et de l’Université de la Réunion. Le calendrier climatique risque de perdre de sa pertinence dans une quinzaine d’années. > retour au début

Comment travaillez-vous avec les collectivités territoriales ?

Les collectivités territoriales ont accès aux mêmes financements que dans l’Hexagone : fonds européen, Feder, fonds vert… Elles avaient dans un premier temps décidé de rénover le bâti. Mais elles se sont rendues compte qu’une rénovation coûte plus cher et est plus longue qu’une reconstruction. Ils ont construit un nouveau collège en moins de 2 ans, avec une piscine chauffée, dans les hauteurs de l’île, pour moins de 5 millions d’euros. Dans mon collège, qui date de 1971, la rénovation débutée en 2017 n’est toujours pas terminée et les coûts ont triplé.

C’est ainsi que les collectivités considèrent que les rénovations ne sont pas forcément la bonne solution.

Cela dépend des politiques, mais actuellement la région et le département ne sont pas de la même orientation politique, mais ils arrivent à s’entendre sur les lycées et collèges. Ils font de petites rénovations de maintien, mais ils repensent le plan d’implantation des établissements, qui ne correspond plus à l’urbanisation. L’urbanisation de la Réunion n’a pas été pensée en fonction du climat. Elle s’est faite au niveau des côtes, et pas à mi-hauteur. L’idéal, c’est d’être à mi-pente, pour avoir les meilleures températures, minimiser les risques de sécheresse. Il faut revoir la surpopulation au niveau des côtes.

On repense le type de construction. On repense les écoles, mieux les implanter en lien avec un nouvel urbanisme. L’époque des barres et des tours semble révolue. On n’utilise pas les vents marins, la géothermie… alors que tout cela est à disposition.

Le syndicat a demandé à ce qu’on soit un laboratoire d’expérience sur le bioclimatique, avec l’utilisation de ces énergies nouvelles, sans passer systématiquement par la climatisation centrale, les brasseurs d’air.

On a la possibilité de réaliser des constructions innovantes, avec la création d’un laboratoire bioclimatique qui puisse servir à tout le monde. > retour au début

Quels ont été les principaux leviers d’action que vous avez utilisés ?

Ce qui a le plus compté pour faire aboutir nos revendications, c’est la ténacité. C’est vraiment insister au niveau du Rectorat.

On a insisté lors de nos audiences, dans les groupes de travail, lors des CSA, systématiquement en remettant le couvert pendant 2 ou 3 ans, dans chaque déclaration liminaire, à chaque demande d’audience, à chaque demande d’ajout de points à l’ordre du jour, pour que l’on prenne conscience de l’urgence de travailler sur ce dossier maintenant.

Clairement, tant que cela n’impacte pas, on vient de le voir dans l’hexagone, la canicule arrive, et là on prend le dossier à bras le corps. C’est un dossier qui aurait dû être géré il y a longtemps, en suivant les prévisions climatiques, la science… Aucune alerte n’avait été donnée à ce niveau et du coup, on prend des décisions dans l’urgence, de fermer des établissements… C’est ce qui s’est passé pour nous. Aujourd’hui, on dit qu’il vaut mieux être proactif. Il ne faut pas attendre de subir. On devrait réagir.

C’est intéressant parce que cela a été entendu par les autres syndicats qui ont aussi poussé cette revendication.

On a mené des assemblées générales de nos adhérents sur ce dossier. Nous n’avons pas eu un grand succès au départ, mais au final, lorsqu’on a eu des événements climatiques… Avant Garance, on a eu des pics de chaleur de 35 degrés et tout le monde s’en plaignait. Il y avait des écoles qui fermaient, des lycéens qui faisaient grève… Ces lycéens se plaignaient d’être à 40 dans les salles de classe avec des températures de 38 degrés, avec 2 fenêtres seulement qui s’ouvraient… voilà le problème.

La communication a beaucoup aidé aussi : Facebook, les articles qu’on a fait, les petites publications…

Les relations avec le Rectorat ont compté aussi, le fait d’être présent dans les instances, d’interpeler systématiquement.

En formation spécialisée, on a beaucoup insisté pour créer un groupe chaleur, au début travail en ambiance chaude et humide, qui est devenu risque chaleur. Un groupe de travail qui a travaillé là dessus avec des élus pour sortir des rapports qui interpellent la gouvernance sur ce sujet. > retour au début

Comment faire rentrer ces thèmes dans le dialogue social alors que ce n’est pas forcément un thème obligatoire ?

Dans un CSA, on s’est saisi des questions diverses pour interpeler la rectrice de l’époque : comment se fait-il que l’académie ne s’intéresse pas aux conditions de travail des agents qui travaillent sans climatisation dans des bureaux avec en plus la chaleur générée par les outils informatiques ? Comment se fait-il que les gamins n’aient pas d’eau (même si ce n’est pas leur compétence directe) ? À chaque CSA, on remettait le couvert en questions diverses, en déclaration liminaire avant l’arrivée de la période chaude. L’entrée principale a été le calendrier. 2024-2025 c’est la période pendant laquelle a été ouvert le dialogue sur le calendrier scolaire.

Et à ce moment là, on a décidé de monter une intersyndicale. Ce n’est pas nous qui en prenons habituellement l’initiative. Mais là on a invité une intersyndicale pour discuter d’un positionnement commun sur le calendrier scolaire et les autres organisations syndicales sont venues.

On avait invité les parents d’élèves en amont et ils ont été conviés autour de la table afin de parler d’une même voix. On a fait un courrier en commun, interpellant le recteur, le préfet, la présidence de région, du département, courrier cosigné systématiquement. En CSA, on a voté unitairement contre les projets que l’académie nous présentait. Donc CSA de repli…

On a demandé et obtenu des groupes de travail à ce sujet pour arriver à un accord qui convenait aux parents d’élèves, plus ou moins aux organisations syndicales, mais on s’en est saisi. C’était une première étape qui a été le déclencheur de toute la phase suivante.

L’administration ne considérait pas les syndicats comme étant de vrais partenaires sur ce sujet. Ils considéraient qu’ils devaient faire ce que Paris leur demandait, y compris pour des raisons constitutionnelles. On s’est retrouvé face à un problème lorsque les épreuves de spécialité ont été organisées pendant les congés scolaires de la Réunion.

Comme on ne pouvait pas déplacer les épreuves, on a déplacé les vacances !

L’argument pour ne pas modifier les dates des épreuves, c’était que si on le faisait, le bac réunionnais ne vaudrait plus autant que le bac hexagonal. Par ailleurs, cela créait un décalage par rapport à la rentrée universitaire, si les bacheliers voulaient faire leurs études dans l’hexagone. Avec les parents d’élèves, on a pu établir que cela ne concernait que 9% des étudiants. Pour ces 9 %, on voulait donc priver les 91 % d’un calendrier qui puisse les faire mieux réussir.

La réflexion a basculé sur une réalité : quel que soit le calendrier, on échappera pas à une hausse des températures, à une augmentation des phénomènes climatiques.

Donc le calendrier est une solution transitoire et il faut aller vers une solution pérenne qui est le bâti scolaire. Il faut l’adapter au changement environnemental.

On a des cyclones de catégorie 5, qui sont de plus en plus forts, on a vu des nouvelles constructions avec des toitures arrachées, des écoles saccagées, des inondations importantes. Il faut donc reconfigurer le bâti.

On a eu une victoire aujourd’hui sur un dossier que nous avons impulsé : au sujet des drogues.

Comme sur la question du bâti, notre méthode c’est d’interpeler les pouvoirs publics en leur montrant que nous avons des pistes, des pistes concrètes, sans dogmatisme comme peuvent le faire d’autres syndicats.

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Vous avez constitué une alliance bien au-delà du périmètre du CSA !

On se réfère aussi à des avis d’experts : on a eu l’expertise principale de Météo France, l’expertise d’un professeur d’université en charge du climat. Ils sont venus exposer lors d’un groupe de travail. Ils nous ont montré l’intérêt de reconstruire ou de rénover, l’intérêt de prévoir, et montrer que le calendrier n’est pas la solution définitive. C’est une solution transitoire. Pour une solution plus structurelle, il faut interpeler les pouvoirs publics pour avoir des fonds.
J’ai oublié de préciser que le Medef a rejoint le groupe de travail parce que ça représentait aussi la possibilité de relancer l’activité économique dans le bâtiment. Ils ont été partie prenante et cherchent à être en mesure de répondre aux nouveaux besoins.
La table ronde qui a eu lieu a convaincu le recteur et le préfet (le précédent préfet). On voit que lorsqu’on arrive à mettre en musique des sujets qui touchent à toutes les strates de la société, et à faire des propositions à court, moyen et long terme, des propositions qui ne reposent pas sur un dogme, ni sur une vision fermée, on arrive à mettre tout le monde autour de la table.

La CFDT devient vraiment la force d’alliance et de proposition première.

Il y avait les partenaires sociaux de l’Éducation nationale, les représentants des patrons, des collégiens (CVC), des lycéens (CVL), des parents d’élèves, les personnels administratifs, les médecins du travail et les médecins scolaires, l’État, la territoriale.
Il y a eu des groupes de travail aussi sur les rythmes scolaires et sur la pédagogie, dans lesquels les médecins scolaires ont joué un rôle de pilotage. Cela n’a pas plu à tout le monde, mais nous n’en étions pas particulièrement gênés. Au total, il y a eu 6 ou 7 groupes de travail, avec des thématiques différentes. La restitution de ces GT doit avoir lieu au second trimestre.

Donc on est vraiment dans une organisation ad hoc mais qui part de l’Éducation nationale.

Oui, c’est cela. On a lancé un autre sujet de la même manière. On est parti des fédérations de parents d’élèves, intersyndicale CFDT. Aujourd’hui, je reçois un message qui m’indique que la préfecture va organiser des « grandes causeries » sur les stupéfiants le 26 juin, à l’initiative de M. le préfet. Il invite l’Éducation nationale et l’ARS, toute une journée, pour présenter un plan d’action immédiat pour endiguer le trafic de drogue. L’Éducation nationale sera partie prenante puisque c’est nous qui avons lancé la démarche.

C’est le recteur que nous avions rencontré avec CFDT Police, douanes et pénitentiaire, qui a monté le dossier. On arrive donc à notre (petit) niveau en s’appuyant sur le réseautage, la ténacité, un peu de provocation.

On a dit au recteur qu’il y avait les textes mais qu’il y avait aussi le pouvoir discrétionnaire. Nous plaidons pour l’expérimentation. La Réunion a toujours été un territoire d’expérimentation, pas toujours pour de bonnes raisons. Aujourd’hui, elle doit l’être pour de bonnes raisons. On peut servir le territoire national en réalisant ces expérimentations. C’est le message que nous avons délivré au dernier CSA.

La CFDT appelle à une expérimentation, à changer la manière de penser collectivement.

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Quelles ont été les difficultés les plus importantes ?

Le plus difficile a été de convaincre certaines organisations syndicales d’intégrer le collectif. Tout le monde se connaît à la Réunion, mais nous arrivions avec une équipe jeune. Le fait qu’on débute en tant que dirigeant, par rapport à des dirigeants installés de longue date, a rendu les choses difficiles. Il a vraiment fallu se battre pour y arriver.
L’autre obstacle était administratif.

Il fallait convaincre l’administration que nous ne parlions pas de confort mais d’obligation de l’employeur, d’une nécessité.

Pour l’administration, c’était comme si le fait d’être à la Réunion rendait moins pénible la chaleur. Pourtant, la souffrance n’est pas moins pénible au soleil, contrairement à ce que dit la chanson. Nous l’avons répété dans nos déclarations liminaires. Il faut prendre en compte ce sujet. Dans notre département, le nombre de psychologues augmente, le nombre de dépressions aussi chez les jeunes.

On interpelle aussi sur la santé mentale et une santé qui se dégrade de manière structurelle. Tout cela a un impact très défavorable au niveau pédagogique.

La question du bâti scolaire et de l’impact de la chaleur sur l’éducation est une question ancienne, qui était portée par mes prédécesseurs. Dans tous les CTA, c’était une demande un peu rituelle. Mais nous avons exigé des groupes de travail. On a demandé du concret. On ne s’est pas arrêté au calendrier, comme pour la Nouvelle-Calédonie. On a demandé du réaliste. Et on a demandé des explications face aux refus : Pourquoi est-ce que vous nous dites non ? Comment pouvons-nous faire avancer les choses ?
On a donc proposé qu’une réflexion soit menée via ces groupes de travail, avec un cadre et un cap. On a demandé à l’administration de nous donner des éléments qui nous montraient que nous avions tort.

Et au final, cela a fonctionné d’arriver avec du concret, des propositions réalisables sans moyens nouveaux. On ne vous demande pas de payer, on vous demande un groupe de travail.

On vous demande juste de réunir des gens, c’est une ASA. Et là, ils se sont dits : pourquoi pas ?
En CSA, les autres syndicats se sont abstenus au départ, puis cela a commencé à faire boule de neige. Cela a été très progressif, à commencer par l’Unsa puis la CFTC et enfin la FSU. FO ne s’est jamais prononcé.
À ce moment, c’était lancé. Mais il fallait insister. En CSA, il faut être présent et porter des demandes qui soient atteignables. Sans qu’on puisse nous dire que financièrement ce n’est pas possible ou ce n’est pas dans les textes.
On a demandé ce qui empêchait de réunir un groupe de travail. Pas la loi, bien entendu. On a donc insisté auprès du recteur. On peut réfléchir ! On a même proposé que la CFDT prête une salle si c’était nécessaire.

Nos propositions n’engageaient aucune opposition de principe, ni financière, ni réglementaire. Du coup, l’administration n’ayant aucun moyen de s’y opposer, a accepté que ces groupes de travail se réunissent.

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Comment envisagez-vous la suite ?

Le moment est plutôt favorable. On a une élection présidentielle l’année prochaine et un renouvellement du département et de la région en 2028.

Par exemple pour la Région :

  • comme on a déjà travaillé avec la Région Réunion, quel que soit le conseil qui sera élu, parce que nous avons travaillé avec tous les groupes politiques… On va pouvoir le remettre sur la table.
  • On a aussi travaillé avec les députés qui sont aussi à la Région.

Ce qu’on espère, c’est que la restitution, normalement avant la fin de l’année 2026, puisse servir de point d’appui à l’ensemble des listes candidates aux élections régionales et départementales pour qu’on puisse enclencher le travail rapidement.
On a vu que dès qu’on a ouvert le dossier, ils ont repensé les projets de rénovation de 3 lycées afin qu’ils soient labellisés bioclimatiques. Même leurs internats. Déjà on a eu un premier pas.
Notre objectif c’est donc de profiter du renouvellement des conseils départemental et régional avec notre large intersyndicale, et avec les fédérations de parents d’élèves pour qu’on puisse faire avancer le dossier, non pas sur la rénovation, mais sur la reconstruction. Sur ce sujet, tous les candidats qui se sont déjà déclarés, ont été unanimes. On ne rénovera plus, on va construire.
L »idée c’est donc d’utiliser cette brèche électorale pour pousser au maximum ce dossier. > retour au début

Est-ce que le fait d’être la CFDT a joué ?

Première étape, c’est l’image. Nous sommes la première organisation syndicale à la Réunion. Cela fait qu’on a toujours un poids.

Nous avons aussi une image de syndicat qui est toujours dans la négociation et capable de travailler avec l’ensemble des partenaires. Cela a beaucoup aidé.

L’impact post-réforme des retraites a aussi joué : la présence de la CFDT au niveau national sur le sujet retraites, même si le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances, a fait beaucoup de bien.

La CFDT, c’est le syndicat qui n’a pas peur de proposer.

On n’a pas pris la place de qui que ce soit, mais on a bénéficié de cette image.
Le fait de changer de nom a aussi joué. En CSA, le fait de dire CFDT au lieu de Sgen-CFDT, cela a contribué à peser dans la balance.

Quand la CFDT intervient, cela compte, même nous en tant que CFDT Éducation.

Le côté interprofessionnel a aussi joué. On a dans nos rangs un élu au Ceser et qui a l’expertise des saisines, de la gestion de dossier, du routage politique, des réseaux…

Comme la CFDT a un réseau qui est très fort au niveau interprofessionnel, au niveau de toutes les instances (Ceser…), cela nous a vraiment aidé. On a gagné en crédibilité.

Ensuite, il y a nos adhérents, qui suivent des formations, que l’on consulte régulièrement… Cela a permis de porter l’idée que la CFDT porte la thématique des conditions de travail liées à la chaleur, au froid. Les gens voient que c’est systématiquement relayé. C’est le lien adhérent.
C’est aussi le lien avec tous les partenaires, institutionnels, politiques…
Il faut aussi éviter le repli sur le seul secteur de l’éducation et oser aller vers les syndicats, services, commerce, interpro…

Il ne faut pas hésiter à aller solliciter leurs adhérents. Ce sont pour une partie aussi des parents, des usagers. Pour soutenir le service public que nous représentons en tant qu’enseignants, AESH, chercheurs… c’est cette entrée que nous avons privilégiée.

C’est ainsi que nous sommes allés vers Interco, S3C, Commerce, Personnels civils des armées… pour évoquer le sujet. Cela n’a pas toujours été facile, mais dans la plupart des cas, cela a fonctionné. > retour au début

Vous portez d’autres dossiers avec la CFDT ?

On a une problématique de vie chère à la Réunion.

On a une situation bien particulière avec les monopoles sur le marché, les prix qui sont exorbitants. Mais ce sont surtout les politiques qui portent ce dossier. On le traite aussi au niveau du Ceser pour travailler sur un bouclier économique, sur la problématique de l’octroi de mer… Quand on achète une voiture, c’est 20 à 40 % plus cher que dans l’hexagone. Tous les produits sont taxés 2 fois, à l’achat dans l’hexagone et à l’arrivée à la Réunion. C’est principalement au niveau interprofessionnel que ce sujet est porté.
Nous, on a déjà ces deux gros dossiers que sont le climat et les stupéfiants. > retour au début

La formation sur les enjeux climat est-elle suffisante ?

La formation dispensée par l’employeur est inexistante. Ça commence à arriver, on en voit des traces dans le plan de formation académique.

On va y trouver des éléments sur les gestes professionnels en ambiance chaude par exemple. Cela rentre très timidement.
Sur le plan syndical, on n’a pas développé des formations sur les enjeux écologiques. Par contre, dans nos autres formations, on a mis un volet sur l’impact des conditions climatiques sur les conditions de travail.

On en vient systématiquement aux enjeux écologiques. On parle en particulier des moyens de déplacement. On a une île qui est saturées sans transport ferré (métro ou train). On est dépendant de la voiture.

Mais, pour l’instant, on travaille sur le calendrier climatique, les conditions de travail. On compte vraiment sur la CFDT pour se saisir des autres enjeux. La transition écologique apparaît plutôt comme un sujet supplémentaire et qui enquiquine. Les gens ont l’impression que ça nous fait passer à côté des vrais enjeux, des vraies réalités. Sauf que quand on n’a pas le temps d’expliquer, ça ne fait pas beaucoup sens.
À la Réunion, on a beaucoup de soleil mais l’énergie photovoltaïque est très peu développée. Le passage à l’électrique, la dépendance au charbon et au pétrole… on n’avance pas sur ces sujets. Il faudrait une impulsion au niveau de l’Union régionale pour sensibiliser l’ensemble des syndicats, notamment les exécutifs et les militants ayant des mandats sur cette question.

Mais ce qui intéresse vraiment les syndicats, c’est vraiment la vie chère. On a un vivre ensemble qui se dégrade, avec une montée de la violence, une société qui change avec une hyperconnexion informatique mais une hyper-déconnexion humaine.

Nous, nous pourrions impulser cette formation. Mais il y a aussi l’intelligence artificielle, la santé mentale. La réflexion est dans notre ADN, mais c’est vrai qu’on est la tête dans le guidon avec les urgences chaque fois. Même si on s’est rendu compte qu’en approfondissant la réflexion sur un sujet comme les stupéfiants, on a pris tout le monde de court. Cela nous a permis de marquer des points et nous espérons que cela se verra aux élections professionnelles.
On espère, après les élections, passer plus de temps à réfléchir et à penser sur la transition écologique, la biodiversité…

Au sujet de la biodiversité, nous sommes sur une île et il y a des enjeux majeurs. Il y a une réflexion sur l’auto-suffisance alimentaire avec l’ARS. Il faut repenser l’agriculture réunionnaise. La canne à sucre à trop de place. Cela rejoint les enjeux de pouvoir d »achat aussi.

Le fait de marquer régulièrement les esprits sur des sujets novateurs et d’être tenaces, cela finit par intéresser les politiques. Des députés, des candidats ou des maires nous contactent pour connaître nos positions sur tel ou tel sujet, par exemple sur l’école inclusive, le temps de travail des AESH à la dernière rentrée. On est crédibles pour ces représentants politiques. On nous consulte sur les programmes des candidats concernant l’école… On est audible.
Cela impose par contre une montée en compétences sur la communication, les relations avec les médias… En retour, le Rectorat semble nous écouter davantage.

Donc beaucoup d’enjeux de formation sur plusieurs sujets pour tous les militants, quelles que soient leurs missions professionnelles. C’est ce qui nous permettra de mieux porter les dossiers, en ayant tous un même niveau de compréhension des dossiers. Pour un fonctionnement plus collectif aussi.

Sur la transition écologique, on attend que l’URI s’en saisisse effectivement pour que tous les syndicats s’en saisissent effectivement. On aspire à un groupe de travail interprofessionnel CFDT sur la transition écologique.

Merci beaucoup Jonathan ! > retour au début

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Clermont-Ferrand - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Auvergne

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Auvergne -
Maison du Peuple - Place de la Liberté - 63000 CLERMONT-FERRAND
Tel : 04.73.31.90.87
E-mail : clermont-ferrand@efrp.cfdt.fr
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Corse - Sgen-CFDT Corsica

Sgen-CFDT -
Corsica - Maison des syndicats - Rue du Castagno - 20200 BASTIA
Tel : 06 15 13 68 87 pour le 2A / 06 78 97 29 05 pour le 2B
E-mail : corsica@efrp.cfdt.fr
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Créteil - CFDT Académie de Créteil

CFDT Académie de Créteil -
11-13, rue des Archives - 94010 CRÉTEIL Cedex
Tel : 01.43.99.58.39
E-mail : creteil@efrp.cfdt.fr
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Dijon - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Bourgogne

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Bourgogne -
6 bis rue Pierre Curie - 21000 DIJON
Tel : 03.80.30.23.54
E-mail : bourgogne@efrp.cfdt.fr
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Grenoble - CFDT Éducation Publique Académie de Grenoble

CFDT Éducation Publique Académie de Grenoble -
Bourse du travail, 32 avenue de l'Europe -38030 GRENOBLE Cedex 02
Téléphone : 04 76 40 31 16
grenoble@efrp.cfdt.fr
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Sgen CFDT Sup-Recherche Grenoble

Sgen CFDT -
Bâtiment A de Physique, BP 53, 38041 Grenoble Cedex 9.
Téléphone : 04 76 51 47 22 (téléphone et répondeur)
sgencfdt@grenoble.cnrs.fr
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Guadeloupe - Sgen-CFDT Guadeloupe

Sgen-CFDT -
104 immeuble Les Chicanes - 97139 GRAND CAMP ABYMES
Mél : guadeloupe@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Guyane - Sgen-CFDT Guyane

Sgen-CDTG-CFDT -
99-100 Cité Césaire - BP 383 - 97328 CAYENNE Cedex
Tel : 05.94.31.02.32
Mél : guyane@efrp.cfdt.fr
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Lille - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Nord-Pas-de-Calais

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Nord-Pas-de-Calais -
145, rue des Stations - 59800 LILLE
Tel : 03 20 57 81 81
Mél : lille@efrp.cfdt.fr
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Limoges - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Limousin

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Limousin -
32, rue Adolphe Mandonnaud - BP 63823 - 87038 LIMOGES Cedex 1
Tel 1 : 06 61 43 43 36
Tel 2 : 06 61 42 38 23
Tel 3 : 06 72 17 33 22
E-mail : limoges@efrp.cfdt.fr
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Lyon - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques – Ain-Loire-Rhône

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques – Ain-Loire-Rhône -
214, avenue Félix Faure - 69441 LYON Cedex 03
Tel : 04.78.54.17.66
E-mail : lyon@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Martinique - Sgen-CFDT Martinique

SGEN CFDT -
Maison des syndicats, boulevard du Général de Gaulle - 97200 FORT DE FRANCE
Tel : 06 96 94 97 96
(Attention, -6h de décalage horaire avec la métropole)
Mél : martinique@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Mayotte - CFDT Académie de Mayotte - CISMA

CFDT Académie de Mayotte -
32 rue Marindrini, BP 1038 - 97600 MAMOUDZOU (Mayotte)
tél. : 06 39 01 41 06
Mél : mayotte@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Montpellier - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Occitanie-Montpellier

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Occitanie-Montpellier -
Maison des Syndicats, 474 allée Henry II de Montmorency - 34000 MONTPELLIER
Tel : 04 67 65 60 64
E-mail : montpellier@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Nancy-Metz - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Lorraine

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Lorraine -
6, Rue Mon Désert - 54000 NANCY
Tel : 03.83.39.45.15
E-mail : lorraine@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Nantes - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Pays de la Loire

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Pays de la Loire -
9 Place de la Gare de l'État - Case poste n° 9 - 44276 NANTES Cedex 2
Tel : 02.51.83.29.30
E-mail : nantes@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Nice - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Côte d'Azur

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Côte d'Azur -
12, boulevard du général Louis Delfino - 06300 NICE
Tel : 04.93.26.35.48
E-mail : nice@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Normandie - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Normandie

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Normandie -
2, rue du Général Decaen - 14000 CAEN
Tel : 02.31.82.60.61
E-mail : normandie@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Nouvelle-Calédonie - SOE Nouvelle Calédonie

SOENC Enseignement - BP 2534 - 98846 NOUMÉA Cedex
E-mail : soenc@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Orléans-Tours - CFDT Académie Orléans-Tours

CFDT Académie Orléans-Tours - 10 rue Théophile Naudy - 45000 ORLEANS
Tel : 02.38.22.38.59 et 06.83.81.78.34
E-mail : orleans-tours@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Paris - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Paris

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Paris -
7/9, rue Euryale Dehaynin - 75019 PARIS
Tel : 01.42.03.88.86
E-mail : paris@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Poitiers - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Poitou-Charentes

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Poitou-Charentes -
Maison du Peuple - 21bis-23, rue Arsène Orillard - 86035 POITIERS Cedex
Tel : 05.49.88.15.82
E-mail : poitou-charentes@efrp.cfdt.fr
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Polynésie - Confédération TMAC-SGEN – A TI’A I MUA

TMAC-SGEN – A TI’A I MUA - Immeuble Galliéni, rue Clapier - BP 4523 - 98713 PAPEETE, TAHITI (Polynésie Française)
tél. 00 689 40 54 40 10
E-mail : syndicat_tmac@yahoo.fr
Accéder au site internet

Reims - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Champagne-Ardenne

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Champagne-Ardenne -
Maison des Syndicats 15 Bd de la Paix BP 1368 - 51063 REIMS Cedex
Tel : 09 63 65 46 32
Fax : 03 26 77 69 99
E-mail : reims@efrp.cfdt.fr
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Rennes - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Bretagne

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Bretagne -
10 bd du Portugal - CS 10811 35208 RENNES CEDEX 2
Tel : 02.99.86.34.63
E-mail : bretagne@efrp.cfdt.fr
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La Réunion - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques La Réunion

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques La Réunion -
58, rue Fénelon - 97400 SAINT DENIS
Tel : 02.62.90.27.72
Fax : 02.62.21.03.22
E-mail : reunion@efrp.cfdt.fr
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Strasbourg - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Alsace

(Académie de Strasbourg)
à Strasbourg,
CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Alsace -
305 avenue de Colmar BP 935 - 67029 STRASBOURG Cedex 1
Tel : 03 88 79 87 77 ou 03 88 79 87 61
E-mail : 67@efrp.cfdt.fr
à Mulhouse,
CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Alsace -
1 Rue de Provence 68090 MULHOUSE CEDEX
Tél : 03 89 31 86 66
E-mail : 68@efrp.cfdt.fr
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Toulouse - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques de l'Académie de Toulouse

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques de l'Académie de Toulouse -
3 chemin du pigeonnier de la Cépière - Bât C 31100 TOULOUSE
Tel : 05.61.43.71.56
E-mail : toulouse@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

Versailles - CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans l'Académie de Versailles

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques dans l'Académie de Versailles -
23 Place de l'Iris, 92 400 COURBEVOIE [MÉTRO ESPLANADE DE LA DÉFENSE]
tel : 01 40 90 43 31
E-mail : versailles@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

CFDT Éducation Monde

Pour les personnels travaillant à l'étranger :
AEFE, Instituts Culturels
47-49, avenue Simon Bolivar - 75950 PARIS Cedex 19
Tel : 01.56.41.51.20
Fax : 01.56.41.51.11
E-mail : etranger@efrp.cfdt.fr
Accéder au site internet

CFDT Recherche EPST

CFDT Recherche EPST
Campus CNRS de Villejuif – Bât C – RDC
7 rue Guy Môquet
94800 Villejuif
Tel : 01 49 58 36 02 ou 01 49 5836 39
E-mail : contact@cfdt-recherche-epst.org
Accéder au site internet

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques - Administration Centrale

CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Administration Centrale
Pièce 162, 110 rue de Grenelle 75007 Paris
Tel : 01 55 55 13 85
E-mail : administration-centrale@efrp.cfdt.fr
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Syndicat des Travailleurs de la Recherche en Milieux intertropicaux & Méditerranéens

Créé par des agents de l'IRD pour tout le personnel de l'IRD.
STREM-SGEN-CFDT, IRD – Permanence STREM
911, avenue Agropolis BP 64501 34394 Montpellier Cedex 05
Tél : 33 (0)4 67 41 51 15
E-maill : strem-sgen-cfdt@ird.fr
Accéder au site internet

Site de l'Irea-Sgen-CFDT, Institut de recherches, d'études et d'animation

47-49, av. Simon Bolivar,
6ème étage
75950 Paris cedex 19.
Tél/fax. : 01 42 49 84 63
https://twitter.com/IreaSgenCfdt
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Espace militant

Le blog militant pour retrouver tous les outils indispensables à l'action syndicale..
Accéder au site internet

Sgen+

Le service d'information et de suivi de carrière de la fédération CFDT Éducation Formation Recherche Publiques
Accéder au site internet

Ressources professionnelles

Des outils clés en main pour les pratiques professionnelles de notre champ de syndicalisation
Accéder au site internet

Site de la CFDT

Le site de la CFDT : l'actualité syndicale et sociale.
Accéder au site internet

Site de la CFDT Education Formation Recherche Publiques

Le site de la fédération : les informations nationales.
Accéder au site internet

Site de la CFDT Fonctions Publiques

Le site de la CFDT Fonctions Publiques : pour tous les agents des trois Fonctions Publiques (État, territoriale et hospitalière).
Accéder au site internet

Site de la Fédération Formation et Enseignement Privés CFDT

Le site CFDT des personnels de la formation et de l'enseignement privé
Accéder au site internet

Site de Fédération générale de l'agroalimentaire CFDT

Le site de FGA-CFDT : les informations nationales.
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