Fidèle à sa tradition de donner la parole aux agent·es, la CFDT a multiplié les échanges avec les CPE de l’hexagone. Les adhérent·es et les militant·es ont échangé sur leurs conditions de travail au sein des établissements et en particulier sur le fonctionnement des vies scolaires en 2026. 2nd volet.
Dans ce deuxième volet, « Encadrer, former, tenir » sont les mots qui ressortent de nos rencontres. Ils recouvrent 3 réalités :
- Le constat des CPE est unanime : la santé mentale d’un nombre croissant d’élèves s’est dégradée.
- Par ailleurs ces dernières années, ils et elles constatent une évolution des relations AED – CPE notamment dues à des problématiques de posture.
- En ce qui concerne les relations hiérarchiques, de nombreux collègues sont confrontés à des modes de gouvernance d’établissements générateurs de fortes tensions.
Des élèves en situation de fragilité
Depuis la période des confinements engendrés par la crise sanitaire, le constat d’une dégradation de la santé mentale des adolescent·es se propage malgré la mise en place du Protocole Santé mentale.
De nombreuses et nombreux CPE se sont engagé.es dans ce dispositif, épaulé·es par des assistant·es d’éducation investi·es. Cependant, le repérage, bien que nécessaire, n’est que l’étape préalable à la prise en charge médicale de ces élèves. Il ne constitue pas une fin en soi. Sur le terrain les équipes de vie scolaire constatent, dans un trop grand nombre de repérages effectués, l’absence ou le manque de personnels médico-sociaux pour prendre le relais.
Ce que la CFDT revendique pour la santé des élèves :
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Encadrer une équipe
Avec l’arrivée des assistant·es d’éducation en 2003, puis des AED candidats au CDI, le rapport CPE/AED a évolué. Seul un très petit nombre poursuit encore des études universitaires et pour beaucoup d’entre eux ils et elles exercent ce métier à temps plein, mais sans avoir pu bénéficier de formation à l’emploi. Pour rappel lors de l’enquête nationale AED (2024), ils et elles ont été nombreux·ses à exprimer des besoins en formation.
Encadrer une équipe ne s’improvise pas, cela nécessite une formation à l’encadrement que seul·es les CPE formé·es depuis quelques années ont reçu. En tant que chef·fes d’équipe, les CPE exercent au quotidien cette mission d’encadrement, car reconnu·es par l’institution comme des personnels encadrants.
Cependant, le recrutement des AED, qui leur incombe dans la majorité des établissements, leur formation et leur évaluation en fin d’année constituent autant de tâches de travail invisibilisé qu’il importe de faire reconnaître.
Former les chef·fes d’équipe et de service à l’encadrement
Parmi les observations récurrentes des collègues, les relations hiérarchiques difficiles avec la direction interpellent sur le mode de gouvernance à l’œuvre dans certains établissements. Une question revient souvent : comment travailler collectivement avec l’équipe de direction ?
Nombreux sont les collègues à se trouver en arrêt de travail pour ce motif, parfois depuis plusieurs mois, et de fait placés à mi-traitement. Les attestations de collègues témoins de dysfonctionnements sont dans la plupart des cas insuffisantes à faire reconnaître l’arrêt en accident de travail. Les collègues concerné·es se retrouvent donc doublement pénalisé·es.
Là encore une formation approfondie et conjointe à l’encadrement, destinée aux personnels de direction et aux CPE, serait la bienvenue, car ces deux catégories de personnels symbolisent souvent à eux seuls « l’effet établissement » mais manquent cruellement de formation dans ce domaine.
Ce que la CFDT revendique pour les CPE :
Des CPE reconnu.es comme des chef·fes de service de l’équipe vie scolaire,Des CPE formé·es aux techniques d’encadrement (techniques d’entretien, de médiation et d’évaluation),Des salaires incluant les missions d’encadrement. |
Pour diffuser et afficher sur le panneau syndical
Retrouver notre premier volet sur les évolutions du métier et les fins de carrière.
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